À propos

Comme pour bien d’autres initiatives, le projet Mobiles est né d’une nécessité, d’un manque, d’une frustration pourrions-nous dire. Constatant l’absence d’un réseau de diffusion où des citoyens pourraient s’exprimer librement, des Maskoutains se sont réunis autour d’une idée commune, ce qui a par la suite permis la diffusion de 35 numéros d’un journal mensuel imprimé sur une période de trois années, de mai 2004 à août 2007.

Mobiles, la genèse

En 2001, Marcel Blouin, nouveau directeur d’Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, se disait que la couverture journalistique maskoutaine de la scène culturelle et artistique laissait à désirer. Il n’en fallait pas plus pour convaincre le directeur du centre d’exposition qu’il fallait lancer à Saint-Hyacinthe un journal culturel digne de ce nom, un mensuel gratuit respectueux de l’art, de la culture et, dans la foulée, un journal qui valoriserait l’implication citoyenne dans les différentes sphères d’activités de la région.

Confiants en l’avenir et sur la base d’une approche progressiste, des gens ont commencé à se réunir autour de cette idée de journal culturel en 2002, puis en 2003. Le projet, quoique mobilisateur, se concrétisait lentement. Mis à part l’idée de créer un journal favorisant une approche positive de la vie culturelle en territoire maskoutain, tout devait être réfléchi, organisé, mis en place, et rien ne pouvait être négligé : choix du nom, structure, processus décisionnel, financement, comité rédactionnel, facture visuelle, lectorat, etc. Les initiateurs de ce journal, qui ont tous agi à titre bénévole, méritent d’être remerciés : Alexandre Geoffrion, Karoline Georges, Marcel Blouin et Claudelle Girard. Puis, avec une énergie et un enthousiasme débordants, d’autres se sont joints aux premiers artisans : Hélène Dion etVictor Varacalli, en particulier.

Le nom fut trouvé : Mobiles - Arts, culture et société. Quant à la structure organisationnelle et décisionnelle, les choses étaient plus floues. Même si Mobiles n’était pas incorporé, le groupe fonctionnait à peu de choses près comme un organisme à but non lucratif en ce qui concerne les prises de décisions, privilégiant les choix qui faisaient consensus. Le premier numéro de Mobiles a été lancé en mai 2004. En peu de temps le journal a su se trouver un lectorat reconnaissant et des partisans nombreux. Un sentiment de fierté animait l’équipe et un vent de fraîcheur s’est mis enfin à souffler pour les amateurs d’art, de culture et d’engagement social. Mais le vrai défi dans cette aventure, tous l’ont rapidement compris, c’était de durer, mois après mois. Faire un numéro c’est une chose, en faire plusieurs en est une autre.

Un leadership s’impose : Hélène Dion et Victor Varacalli

De toute évidence, ce journal avait besoin de leaders pour fonctionner rondement. Le groupe d’amis qui s’était réuni au départ pour lancer ce journal devait accepter qu’il devienne plus structuré, que certains de ces fondateurs se lèvent pour diriger ce média. Les personnes qui ont alors pris le flambeau avec brio sont Hélène Dion et Victor Varacalli. Sans leur volonté contagieuse de s’engager à fond, ce journal n’aurait sans doute pas pris l’envol qu’il a connu. Mois après mois, ils ont su accomplir un travail remarquable. Les lecteurs attendaient impatiemment la sortie du nouveau Mobiles. C’est à ce moment-là aussi que Mobilesest devenu la propriété de deux personnes. Mobiles délaissait du coup le modèle de l’organisme à but non lucratif comme structure organisationnelle pour devenir la propriété d’Hélène Dion et Victor Varacalli. C’était sans doute le meilleur choix à faire à ce moment précis de l’histoire de Mobiles, considérant le profil et les motivations de la majorité des personnes engagées dans l’aventure.

Pendant un an et demi, Hélène Dion et Victor Varacalli ont porté Mobiles à bout de bras. Hélène Dion assume successivement et parfois simultanément les charges de directrice, d’éditrice et de rédactrice en chef. En avril et mai 2005, la direction de la rédaction est confiée pour deux numéros à France Mansourqui prolonge sa collaboration deux mois de plus comme éditorialiste. Puis, Paul-Henri Frenière prend le relais de l’éditorial jusqu’en février 2006. Enfin, au mois de mai 2006, Nicolas Humbert devient le rédacteur en chef de Mobiles.

De son côté, Victor Varacalli dirige les ventes. L’équipe de rédaction est presque entièrement bénévole. La publication de Mobiles cesse pendant l’été. Pour éviter que le journal, qui leur tient tant à cœur, ne disparaisse, Hélène Dion et Victor Varacalli cherchent preneur et finissent par en trouver un.

Un nouvel éditeur : SLC Marketing

SLC Marketing prend le relais de l’édition de Mobiles qui reparait dès le mois d’octobre 2006. Cette entreprise créée par Nicholas Rousseau existe alors depuis une dizaine d’années. Elle édite le Bottin Maska et le magazine Boomer. Nicholas Rousseau reconduit Nicolas Humbert dans ses fonctions de rédacteur en chef. Le journal se professionnalise tant dans sa forme que dans son contenu. Ses collaborateurs sont toujours, pour la plupart, bénévoles (voir la liste en bas de page). Il faut souligner l’engagement continu de Marcel Blouin au sein du journal, le soutient indéfectible d’Anne-Marie Aubin, qui a tenu dès la naissance de Mobiles les chroniques littéraires, la grande qualité de l’apport d’Alain Charpentier en matière d’environnement, la collaboration régulière de Julie Goupil, ainsi que le travail deSébastien Maltais qui fut l’artisan, à travers son entreprise Nightmédia, du site Internet du journal dès juillet 2004 et qui, après s’être chargé de la distribution de l’édition papier sous l’ancienne direction, a continué de mettre en ligne sa version électronique. La dernière édition imprimée parait en juillet 2007. Nicholas Rousseau aura édité 12 numéros de Mobiles, parmi les plus complets dans leur contenu.

La renaissance de Mobiles

En 2009, suite à un geste généreux d’Hélène Dion, le nom du journal Mobiles est remis à l’organisme à but non lucratif Sublim, Arts et technologies numériques. À partir de ce moment, Mobiles devient un média communautaire diffusé principalement via un site Internet. Pour ce qui est de l’esprit de ce média indépendant, il demeure en continuité avec celui du journal Mobiles conçu, imprimé et distribué de mai 2004 à juillet 2007.

 

Conseil d’administration

Président : Nicolas Humbert
Secrétaire : Pascal Audet
Trésorier : Pascal Vermette
Administrateurs : David-Alexandre Grisé, Sophie Brodeur et Claudia Mansilla

Comité exécutif

Direction : Nelson Dion
Comité de rédaction : David-Alexandre Grisé, Pascal Vermette, Sophie Brodeur