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Les Trouvailles de l’abbé Leclerc

Redonner au suivant

Roger Lafrance

Depuis qu’elles ont déménagé au 1805, rue Des Cascades, Les Trouvailles de l’abbé Leclerc connaissent une renaissance. Le jour de ma visite, un vendredi après-midi de la mi-novembre, le magasin grouillait de monde, les clients évaluaient la marchandise et il y avait même une file à la caisse.

Nathalie Garand, responsable du magasin.  Photo : Roger LafranceIl faut admettre que la petite maison de la rue Robert était devenue trop exiguë avec le temps. Sur la rue des Cascades, le magasin du Centre de bénévolat de St-Hyacinthe se donne une vitrine unique et offre à l’usagé une image plus moderne, loin de la pauvreté.

« C’est vrai que la mission première des Trouvailles de l’abbé Leclerc est d’aider les gens dans le besoin, confie Nathalie Garand, la responsable du magasin, mais dans les faits, on rejoint toutes les clientèles et l’argent que nous recueillons revient au Centre de bénévolat. »

Dans nos sociétés où la consommation est roi, on use à peine nos vêtements et la mode, elle, change aux trois mois. Les vêtements usagés ne sont donc plus ce qu’ils étaient. Le Village des Valeurs a des magasins partout en Amérique du Nord. Et si vous passez par Montréal, arrêtez dans l’un des 11 magasins Renaissance. Vous y verrez beaucoup de jeunes, des immigrants, des gens de tous les âges, dans des magasins grands comme des magasins à rayons.

Aux Trouvailles de l’abbé Leclerc, ils sont une quarantaine de bénévoles épaulés par cinq ou six employés. Le magasin est ouvert du mercredi au samedi. Les lundis et mardis, on recueille la marchandise, on la trie et on la place en magasin. On redonne vie à ce qui ne mérite pas d’être jeté.

Et tout est vendu à prix réduit : de 50 cents les vêtements pour enfants à 5$ les manteaux. On y retrouve de tout, certains vêtements de grandes marques, d’autres qui n’ont même jamais été portés. Quelques boutiques y font même des dons.

Pour ceux qui désirent donner, les Trouvailles disposent maintenant de bacs dans les stationnements d’IGA à Douville et aux Galeries Saint-Hyacinthe.

Au fond, les Trouvailles, c’est un peu le principe de « redonner au suivant ». Une façon de s’entraider et de faire en sorte que ce qui est encore bon peut servir à d’autres.

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