• Chroniques

1er juillet : journée nationale des animaux abandonnés

Françoise Pelletier

C’était il y a 8 ans, nous emménagions enfin mon chum et moi dans notre nouveau chez-nous… Je m’étais arrangée pour que ma mère garde mon chat parce que Nel est allergique. Il ne serait pas très loin, puisque ma mère habitait en-dessous de chez nous.

Nous étions vraiment énervés, en plus nous allions être enfin chez nous, après des années en location d’appartements. Nous avons regardé les voisins d’en haut partir, puisque nous avions déjà la partie du duplex en bas qu’occupait ma mère depuis quelques mois. Elle allait s’occuper de celui qui avait été mon coloc, mon ami et mon petit gardien : mon chat. Et je ne serais pas loin pour continuer à en prendre soin. Le tableau était parfait.  Ma mère avait dit : ‘’Tu sais, Françoise, je suis bien contente que finalement tu aies choisi ton chum au lieu de ton chat’’. Dis de même, ça sonne bizarre mais si ça n’avait été de me mère, je ne sais pas ce que j’aurais fait.

Je disais donc que les voisins d’en haut du duplex déménageaient, enfin… Nous allions  prendre possession de ce nouveau petit chez-nous. Quand tout a été terminé et qu’ils nous ont assuré qu’ils n’oubliaient rien, nous sommes montés, fébriles pour entrer dans ce qui était désormais chez nous. Et nous l’avons vue… La petite minette noire et blanche… Elle faisait des allées et venues, hagarde, entres les quatre petites pièces vides qui composent l’appartement. Elle ne s’occupait même pas de nous : elle cherchait, cherchait en vain ses maîtres qui l’avaient laissée là…

Ils ne sont jamais venus la reprendre. L’abandon semblait aller de soi, pour eux.

Je me souviens encore aujourd’hui de la peine que ça m’a fait, du nuage que ça a mis sur notre nouveau petit bonheur. Et nous ne pouvions pas la garder, Nel étant allergique et ma mère ayant déjà sa chatte et ayant de plus accepter d’adopter mon chat Mitaine…

Nous l’avons amenée au refuge des animaux à la Faculté de médecine vétérinaire, où par miracle il y avait encore une petite place pour elle.  Je ne sais pas ce qu’il en est advenu par la suite, elle a dû être adoptée rapidement car elle était petite vive et charmante avec de beaux grands yeux… Je lui souhaite d’être tombée sur du monde plus humain. Je ne pense pas que ça ait pu être bien pire que ce qu’elle avait vécu… Les animaux, un peu comme les enfants préfèrent généralement la violence à l’abandon.

Bref, gros party, en ce 1er juillet 2014, je viens d’apprendre par la lecture d’un article d’un journal pas très connu, qu’il y avait désormais une ligne téléphonique si jamais vous êtes témoins de violence envers un animal domestique ou d’élevage : 1-844-ANIMAUX. Et comme je sais vivre, je vous mets le lien pour l’article. Ça va aider le petit journal à se faire connaitre, en même temps.


http://www.journaldemontreal.com/2014/06/30/une-ligne-telephonique-au-se...

Faut ben je ris un peu.

Il y a aussi les coordonnées du refuge de la Faculté de Médecine Vétérinaire de Saint-Hyacinthe, pour ceux et celles qui auront la malchance de tomber sur les chats et chiens abandonnés par des humains que j’éviterai de qualifier :
http://www.medvet.umontreal.ca/affairevieetudiantes/refuge/chats.html
http://www.medvet.umontreal.ca/affairevieetudiantes/refuge/chiens.html


Bon 1er juillet à  vous toutes et tous, et bonne chance aux pitous et minous de ce monde.

Écrire un commentaire >

Ajouter un commentaire

Actualiser Saisissez les caractères contenus dans l'image ci-dessus. Tapez les caractères que vous voyez dans l'image; si vous ne pouvez pas les lire, soumettez le formulaire et une nouvelle image sera générée. Pas sensible à la casse.  Passer à la vérification audio.