• Chroniques

Le prix du sexe et QS

Françoise Pelletier

‘’Dans la prostitution ce n’est pas le sexe qui est sale, c’est l’argent’’.  

- Militante abolitionniste désirant garder l’anonymat.

 

Vous dire à quel point je suis déprimée, je ne saurais le faire. J’essaie de me dire que ça va continuer à me donner de la job, plein de job. Je devrais être contente au fond. Plus de femmes et de vies brisées par la prostitution dans mon bureau, à tenter de recoller avec elles les morceaux de leur santé mentale éclatée. 

Parce que c’est un peu ça que ça revenait à dire, cette proposition de Québec solidaire, qui a, on l’a vu, fait sauter de joie celles (et ceux) qui travaillent à faire reconnaître leur droit, individuel, rappelons-le, à faire en paix ce qu’ils appellent le travail du sexe, plutôt qu’à tenter d’abolir une forme d’exploitation d’une vaste majorité, une affaire donc de droits collectifs. 

Comment avez-vous pu applaudir alors qu’on vous a convié à un festival des droits individuels, vous, membres d’un parti de gauche progressiste et ancré dans la justice sociale et le bien commun? 

À qui croyez-vous tendre l’oreille, la main, lorsque vous reconnaissez que la prostitution, pratiquée à plus de 80 pour cent par des femmes et consommée à plus de 99 pour cent par des hommes est un simple travail? À qui vos prétentions humanistes profitent-elles?

Certainement pas à la poignée de personnes qui affirment exercer librement le travail du sexe, mais plutôt au lobby de l’industrie du sexe qui, en coulisses, engrange des profits aussi faramineux que ceux des banques que vous dénoncez. 

Comment pouvez-vous en être venu.e.s à croire que vous preniez la sécurité des femmes à cœur tout en ployant l’échine devant cette industrie? Comment en êtes-vous venu.e.s à croire que vous aviez donné la parole aux principales concernées, alors qu’une seule femme survivante a pu prendre la parole durant deux petites minutes bien tassées lors de votre congrès? Vous rendez-vous compte que la position abolitionniste vise à décriminaliser les femmes et autres personnes prostituées et à criminaliser les clients et proxénètes et que ce faisant, ça donne un levier de pouvoir aux femmes prostituées aux prises avec des clients et exploiteurs qui abusent d’elles, puisqu’ils peuvent désormais être interpelés et arrêtés? 

Je ne partage pas votre joie face à ce que vous avez appelé un consensus ralliant les deux positions féministes et les deux camps en présence. Je n’ai vu que le soulagement d’un parti qui a eu bien peur qu’ait lieu un véritable débat de fond. J’ai vu et entendu que c’était une joute entre deux factions, dont les personnes pro-travail du sexe, fortement représentées par les circonscriptions montréalaises de Québec solidaire, avaient l’avantage du terrain en termes de nombre de militant.e.s et de présence par rapport aux autres circonscriptions des régions plus éloignées.

Je n’accepte pas que mes légitimes questionnements comme femme, féministe et militante soient assujettis aux « appellations contrôlées » du milieu, pas plus que d’être qualifiée de moralisatrice, de tenante de la droite religieuse (ça, c’est simplement débile) et de putophobe : l’ultime insulte qui vise à faire taire toute forme d’arguments autres que ceux allant dans le sens du travail du sexe.

Je n’accepte pas que vous défendiez une position dont, à l’évidence, vous ne saisissez pas complètement les effets à long terme. Votre proposition supposément consensuelle, elle est clairement axée sur le vocabulaire pro-tds, qui reconnaît de facto que la prostitution peut être un travail comme un autre. Vous concourrez à banaliser la violence faite aux femmes en laissant entendre que cela peut être un choix libre et éclairé. Une illustration du plein arbitre quand il est mis de l’avant dans toutes ses connotations néolibérales. 

Et vous déresponsabilisez les hommes qui consomment des femmes en échange d’argent. Je me serais attendue à autre chose venant de vous, dirigeant.e.s et membres militant.e.s de Québec solidaire. Je me serais attendue à la tenue d’un vrai débat, pas à une apparition tardive à l’ordre du jour qui a entraîné des discussions menées à la va-vite et réparties sur deux jours, ce qui a eu pour effet que plusieurs personnes venues des régions le samedi n’ont pu être là le lendemain, jour du vote. Je me serais attendue à ce que vous défendiez l’intérêt collectif plutôt que les demandes particulières d’individus engagés dans cette activité de leur plein gré semble-t-il et parlant en leur nom et en leur nom seul. 

Je suis très triste lorsque je songe à toutes ces femmes qui recevront ce message désormais validé par un parti officiellement féministe et progressiste, un message selon lequel l’exploitation sexuelle est acceptable, en autant qu’elle soit rémunérée « adéquatement ». Ça me révulse, comme lorsqu’on entendait, il y a quelques décennies à peine, que les abus sexuels étaient moins graves quand ils étaient perpétrés avec « douceur et amour ». 

Après ma journée de samedi passée au congrès de Québec Solidaire, et ce que j’ai entendu de mes alliées qui étaient là dimanche, j’ai bien pensé tout balancer et déchirer ma carte de membre par dépit. Mais je refuse de céder du  terrain à l’industrie qui tente de nous faire croire que le sexe a un prix1.  Alors, je vais plutôt vous inviter, militant.e.s de Québec solidaire, à faire l’effort d’une analyse plus poussée et à vous intéresser aux faits, aux statistiques réelles et chiffrées ainsi qu’aux études sérieuses et fondées de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle2. Après, si vous acceptez encore d’appeler la prostitution le travail du sexe, eh bien, on pourra dire qu’il n’y a pas que les prostituées qui souffrent de dissociation, mais que c’est aussi le cas de bien des membres de Québec solidaire.

 

Post-Scriptum: 
1- « Si vous avez de véritables convictions féministes et que vous tenez à ce que les femmes jouissent de la sexualité, je ne comprends pas comment vous pouvez défendre une institution qui est basée sur le renoncement à toute forme de désir éprouvé par les femmes, en se limitant à satisfaire les désirs de l’homme. » https://ressourcesprostitution.wordpress.com/2014/05/24/etre-et-etre-ach... 2- http://www.lacles.org/dossier-traite-et-prostitution-des-femmes-dans-la-...

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  • Re: Le prix du sexe et QS

    Ce texte résume exactement mes sentiments, ainsi que ceux de plusieurs autres survivantes auprès desquelles je travaille, merci mille fois. Après réflexion, j'ai aussi décidé de demeurer membre, à cause d'un restant de restant d'espoir en ce parti dans lequel j'en ai tant fondés. Françoise David à dit dans son bilan ''Il est temps pour les partis politiques présents à l’Assemblée nationale d’avoir une conversation franche sur cet enjeu pour faire pression sur Ottawa!'', moi je trouve qu'il est surtout temps pour les partis politiques présents à l'Assemblée nationale d'avoir une écoute réelle des femmes prostituées PARTOUT DANS LE QUÉBEC, pour pouvoir offrir l'aide QUE LA MAJORITÉ des femmes demandent. Ça, Ottawa l'a fait, mais au lieu de croire qu'il a pu faire ne serait ce que ça de bon, on associe les lois abolitionnistes et les abolitionnistes même, aux conservateurs, on mélange toute l'info et tout le monde et on s'en lavent les mains en disant avoir une position rassembleuse et en prétendant avoir tenu un débat. C'est pas ce que j'appelle être progressiste, c'est plutôt pas mal ordinaire et commun en politique en fait. Mais j'ai encore un peu d'espoir, je me dis que si les valeurs des têtes fortes de QS sont vraiment celles qu'ils et elles prétendent avoir, ils et elles vont réaliser assez vite que ça ne peut pas fonctionner cette option ''rassembleuse''... Je ne sais juste plus, après avoir assisté au congrès, si ces valeurs sont vraiment ce qui guident le parti, et ça, ça m'attriste profondément.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Merci de ton témoignage authentique!

  • sans prix Re: Le prix du sexe et QS

    Pas étonnée outre mesure, c'est tellement plus mode les droits individuels que les droits collectifs... (enfin, je ne connais pas bien vos partis, je suis française). Quant à vos idéologues qui continuent à croire que c'est un métier ou un service, voyez un peu de quoi il s'agit historiquement, et que ce n'est rien d'autre que servage (sexuel) et dans le cas où les filles sont raptées, forcées (car leur père ne peut les protéger ou qu'elles n'ont pas été assez sages et ont perdu leur virginité et détruit l'honneur du clan), c'est de l'esclavage sexuel... http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/11/amicale-proxene-et-feminicides.html Au fait, le plus vieux métier du monde, c'est sage femme :o) D'ailleurs, il serait temps d'écouter celles de l'autre bout du monde qui s'égosillent en vain à refuser que certaines imposent cela comme un travail, comme un autre, car alors il n'y aurait en Inde, entre autres pays, plus aucun frein à l'esclavage sexuel des fillettes... http://susaufeminicides.blogspot.fr/2010/07/abolition-sans-concession-de-la.html

  • Re: sans prix Re: Le prix du sexe et QS

    Merci pour ces commentaires!

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Excellent texte qui résume très bien mon opinion. La seule position juste à adopter en matière de prostitution est l'abolitionnisme. La banalisation de la prostitution est une banalisation de la violence faite aux femmes. Protégeons les prostituées, mais considérons les clients tels qu'ils sont : des criminels. Trop de vies sont brisées par ce fléau et le banaliser, c'est permettre que trop d'hommes et de femmes continuent à croire que le but de la sexualité est de satisfaire les désirs des hommes. Assez!

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Moi aussi j'étais au congrès. C'était pas évident du tout mais à la fin, on a évité l'implosion et évité de tomber dans le piège conservateur - voter pour la répression parce qu'on est fâchés. Notre société est traversée par de nombreux courants, dont certains très polarisants. On n'a qu'à penser aux questions soulevés par la charte. Ils ont presque réussi à faire sauter QS qui, je le rappelle, permet à ses membres d'avoir des opinions contraires à ce qui est décidé en congrès. La question de la prostitution en fin de semaine était également tout à fait polarisante; certains voulaient l'abolition, d'autres la légalisation. On a eu le témoignage de travailleurs du sexe qui sont venus au micro parler d'abolition. Il y avait toute une section de la salle qui était pour la légalisation. Et il y avait des gens qui n'ont jamais sollicité de services sexuels qui essayaient de se faire une tête et SURTOUT, dans la tradition socialiste la plus totale, ne voulaient brimer personne. Avouons-le, il y avait des bons arguments dans les deux camps. Ma conjointe et moi on a passé les derniers mois à faire flip-flop!!! J'étais une vraie lavette politique!!! ;) Aussi, lors de rencontres en assemblée locale pour analyser les 70 pages (!) du cahier synthèse, on a vu de nombreuses divisions; chaque personne avait une bonne raison d'abolir ou de légaliser mais il fallait trancher quelque part! Les compromis, tout comme dans l'épisode de la charte, se font très rares puisque chaque option dépeint l'autre comme une catastrophe impardonnable (...). On a l'impression d'être coupables quand on y pense et coupables quand on y pense pas!!! Bon pour revenir au congrès. On avait beaucoup de points à soulever dont plusieurs sont tombés à plat. Des choix de mots, des propositions et des situations dangereuses. En fin de semaine, la moitié de nos choix n'ont pas été retenus. Sur l'autre moitié on a eu des "gains", dont certains mitigés. QUE C'EST CHIANT LA DÉMOCRATIE! Mais c'est le meilleur outil qu'on a; on a quand même avancé beaucoup. SURTOUT, on s'en est parlé entre nous. C'est là qu'on fait le plus de progrès! Ironiquement, dans les mass médias et sur facebook on s'est fait taper dessus cette semaine parce que, bien sur, on a donné la parole à des gens qui vivent une sexualité en marge de notre société, aux prostituées et on a accusé QS de faire dans la sexualité débridée. Et maintenant on se fait taper dessus parce qu'on n'a pas choisi l’abolitionnisme. C'est la polarisation; il est devenu impossible de se positionner sans déplaire! Même choisir entre deux positions déplaît!!! Mais la bonne nouvelle c'est qu'on a brisé la glace. Nul doute que maintenant que le sujet a été abordé, les autres partis devront s'y attaquer aussi. Nous avions choisi le camp "entre les deux" parce que nous redoutions une approche répressive au problème. Tu conviendras qu'avec les Harper et les Couillard, il y a une véritable tentation d'adopter des solutions coup-de-poing. QS ne fait pas dans ce genre de truc. J'espère que le PQ résistera à la tentation. En tout cas, personnellement, je pense que QS en fait tellement plus que les autres et avec une optique socialiste, je ne me vois pas ailleurs. Les décisions de la fin de semaine ne plaisent pas mais nous ne jouons pas à la vedette. Quand nous votons nous ne le faisons pas avec l'intention de se faire des votes mais d'être le plus proches d'une loi qui améliore le sort du plus grand nombre. Et le revenu minimum garanti couvrira une bonne part des femmes qui se prostituent uniquement pour l'argent; ce ne sera pas un montant énorme mais ceux et celles qui veulent s'en sortir auront au moins un coup de main. On ne peut pas dire que le Bien-Être-Social actuel fait quoi que ce soit ... surtout que le PLQ et le PQ étaient d'accord pour le couper !!!! En tout cas, sois-en sure, ce dossier n'est pas clos; QS a une politique qui est décidée par ses membres. Si jamais il y a des changements à l'horizon je reste convaincu que QS saura s'adapter et faire ce qu'il doit. QS est un microcosme du Québec - ces décisions, nous devons les faire ENSEMBLE et puisque chaque personne a une vision différente, nos décisions sont parfois difficiles à digérer. Faut rien lâcher; c'est en parlant ensemble qu'on va s'en sortir. C'est en parlant qu'on s'est rendu jusqu'ici!!!

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Il est dommage que ce commentaire soit inexact, car aucune des options proposées ne visaient/concernait la légalisation de la prostitution. L'option ici présentée comme la légalisation était en fait une qui rejetait la criminalisation (en ligne avec le jugement de la cours suprême du Canada). http://www.lespantheresroses.org/textes/prostitution-2.html Ce genre d'erreur est importante en politique. Christophe

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Étiez-vous au Congrès? J'y étais et un point qui a été accepté a été la protection des femmes dans la prostitution (tout à fait d'accord) et des tierse personnes qui la protègent (donc des pimps!). Protéger les pimps c'est maintenir les femmes sous exploitation! C'est ce qui m'a surtout peinée au Congrès...De même que de constater que la salle était franchement à majorité pro-reconnaissance-de-la-prostitution-comme-un-travail. Avant que l'on puisse se prononcer sur la position abolitionniste, ils ont retiré par vote tout ce qui avait trait à la criminalisation des proxénètes et des clients dans la proposition...Finalement, tout le monde s'est raliés à la 3e option car il n'y a pas eu possibilité de débats dans ce contexte de droit de parole restreint à 2 minutes...

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Il y a un faux amalgame, fait par méconnaissance du dossier, entre "abolitionnisme" et "conservateur"...S’il y a des traits communs entre des systèmes juridiques et philosophiques, c’est entre le prohibitionnisme des conservateurs et le réglementarisme des libéraux qu’on les retrouve : tous les deux criminalisent les personnes prostituées, qui ne fonctionnent pas dans le cadre légal préétabli, et tous les deux assurent que la prostitution relève du libre choix. Au contraire, l'abolitionnisme, tel qu'il est réclamé dans la majorité des groupes de femmes québécois travaillant de près avec les femmes stigmatisées par la prostitution, est une mesure progressiste et révolutionnaire! La personne vivant de la prostitution est complètement décriminalisée et beaucoup de services et de soutien s'offre à elle. Des programmes lui paient un retour au études si elle le désir. Ce qui est révolutionnaire, c'est de pénaliser le client, celui qui profite de la faiblesse économique et sociale des femmes et qui créé une demande. On enlève le spot light de sur la femme pour la mettre sur l'acteur principal de cette marchandisation du sexe. Mais c'est répressif? Et puis quoi? Vous n'avez jamais eu une amende pour excès de vitesse? Et bien, c'est ce que font les policiers dans les pays nordiques lorsqu'un "client" (je n'aime pas le mot client dans ce cas...car pour être client, il faut une marchandise, et dans ce cas, c'est le corps de la femme) est pris en flagrant délit? Et bien, il paie tout simplement une amende! Ce ne sont que les cas extrêmes qui risquent de 6 mois à 1 an de prison. Mais ces amendes ont un effet dissuasif et en Suède, la prostitution a reculée de plus de la moitié! Le bilan est largement positif: selon un rapport publié en 2011 pour le gouvernement,1 800 affaires ont été recensées les dix premières années. Près de 300 condamnations ont été prononcées, des amendes en général inférieures à 2000 euros, proportionnelles aux revenus du client. En 2011, la loi a encore été durcie: les condamnations peuvent aller jusqu'à un an de prison. Mais aucun torskar n'a encore été incarcéré. L'abolitionnisme est le seul modèle connu progressiste qui a réussit à vraiment prévenir l'entrée dans la prostitution et protéger celles qui décident d'y rester. Aucun indice ne laisse accroire un regain de violences. «Selon les prostituées, il y en a même beaucoup moins qu'à l'étranger, souligne Simon Häggström, chef de la brigade antiprostitution de Stockholm. Car elles savent qu'au moindre problème, elles peuvent nous appeler.» En outre, la loi aurait, selon la police, canalisé la criminalité organisée… qui préfère s'installer dans les pays voisins.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Tout à fait d'accord avec Louis Horvath, la démocratie c'est ça. Manque de courage ou sagesse? Moi je dis sagesse car des deux côtés, il y avait de bons arguments et si au sein du mouvement féministe, on ne peut même pas s'entendre sur l'option à choisir en étant pourtant bien au fait de tous les impacts de la prostitution/travail du sexe, comment aurait-on pu le faire dans un congrès ou la plupart ne sont pas des spécialistes? Le consensus n'est pas de l'hypocrisie, il ralliait des gens de bonne foi qui croient que c'est un enjeu trop important pour prendre une décision à la va-vite qui pourrait avoir un impact dévastateur sur les principales intéressées. De plus, refuser d'entendre ou démolir systématiquement toute vérité qui n'est pas la nôtre ne sert certainement pas la cause et les propositions extrémistes ne servent personne non plus et surtout pas les principales intéressées. C'est paternaliste, de la même façon que le débat sur le voile l'était. On décide pour les femmes ce qu'il y a de mieux pour elle, d'un côté comme de l'autre. Est-ce que toutes les personnes dans la salle pensent que vendre son corps est un travail comme un autre? Certainement pas sinon le débat aurait été pas mal plus facile alors ne tombons pas dans la démolition de nos adversaire parce que notre position tranchée n'a pas été retenue. Nous n'étions tout simplement pas mûrs pour une position tranchée et ne le serons peut-être pas avant des décennies, alors en attendant, tentons d'offrir notre soutien aux femmes visées par cet enjeu et continuons à travailler dessus ensemble, c'est ce que la proposition retenue visait et ça c'est de la sagesse.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Les affirmations de "consensus" et de "position rassembleuse" sont un pieux mensonge. Dans ma région, on nous a menti en nous disant que les groupers abolitionnistes, notamment la CLES, appuysient la proposition de QS réclamant la décriminalisation de tous les "travailleurs du sexe" et "tierces-personnes jouant un rôle sécuritaire". C'était faux: les chauffeurs et réceptionnistes, portiers ou gardes du corps ont été décriminalisés en décembre dernier par la loi C-36, et les cadres de Québec Solidaire le savent très bien. Les travailleurs du sexe et tierces-perosnnes non déjà décriminalisées, ce sont les pimps ou proxénètes, les tenanciers de bordels et d'agences, bref pas les travailleurs mais les boss de cette industrie. Québec Solidaire réclame leur impunité, leur "droit à la liberté". Je n'aurais jamais pensé voir QS choisir de se montrer plus réactionnaire et protecteur du système d'injustice et d'exploitation sexuelle des femmes et des filles que les Conservaters de Harper, mais c'est hélas le cas. Merci Françoise, pour un texte lumineux de clarté, qui m'aide à me garder des faux ami-e-s comme le porte-parole de QS devenu étrangement muet depuis qu'il avait reconnu il y a 3 ans, avec le mouvement abolitionniste, la prostitution comme une violence faite aux femmes. "On recule, on recule... on lâche les femmes!"

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Mon point de vue: On ne règle pas un problème en s'attaquant à ses résultantes mais bien à sa source. Je ne suis pas dans le milieu mais, à ce que j'ai pu lire, les jeunes femmes qui finissent par se prostituer sont d'abord attirées par un homme qui les manipulent et qui, graduellement, augmente la pression pour qu'elles en fassent de plus en plus côté prostitution. Pour éviter ça, il faudrait améliorer la capacité des jeunes femmes à détecter les manipulateurs. Mais ces manipulateurs savent justement tirer sur les bonnes ficelles dans la psychologie de leurs victimes et ces points faibles, c'est souvent dans leur éducation familiale qu'ils prennent naissance... Le seul endroit où je peux voir une action possible, c'est à l'école. On demanderait alors aux profs de signaler, à un(e) psychologue, tout signe de dévalorisation qu'un enfant puisse montré puisque c'est un des points faibles les plus faciles à utiliser par les manipulateurs. J'imagine qu'on pourrait aussi élaborer un cours sur la détection de la manipulation, question de prémunir les jeunes contre ça. On en vient alors nécessairement aux abus de pouvoir qui sont partout dans notre société. SI on éduque les jeunes à détecter les manipulateurs, toutes ces personnes en autorité qui ont l'habitude d'user de cette autorité pour obtenir des avantages personnels (et il y en a plein) ne vont pas tellement apprécier... C'est à un changement culturel profond qu'il faut travailler, pas juste à la pose de plasters!

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Je suis dans l'enseignement et ce que vous proposez est louable mais irréaliste dans le contexte actuel. Le plus rapide est de pénaliser les client par une amende qui ferait diminuer l'offre, comme en Suède. Bien sûr, rien n'empêche de mettre des programme d'affirmation de soi dans les écoles mais cela ne sera pas magique. Couper la demande et il y aura moins de proxénètes pour chercher à y répondre...

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Moi aussi j'ai été très déçue par ce qui s'est voté dimanche et j'ai eu, et j'ai encore l'envie de déchirer ma carte de membre. On a parlé de compromis, en votant une proposition rassembleuse , mais en fait cette proposition , qui ne fait que «reconnaître que la prostitution constitue un problème social» est loin de réconcilier les deux positions. Reconnaître que la prostitution est une forme de violence, ET prendre des mesures pour réprimer la demande ET assurer la sécurité de celles qui oeuvrent dans ce milieu ET mettre en place des mesures (soutien, emploi ,éducation,parrainage etc) pour qu'elles puissent en sortir aurait été une vraie proposition réunissant les 2 positions. Mais on dirait qu'au lieu d'aider les femmes à sortir de ce qui les opprime, Qs veut les conforter et prendre des mesures pour qu'elles ne souffrent pas trop de leur oppression. Même chose pour ce qui a été retiré de la proposition concernant l'accueil et le soutien aux femmes immigrantes. .On a retiré de la proposition l'alinea qui se lisait«prendre des mesures effectives pou éviter le transfert dans la société d'accueil des pratiques traditionells néfastes des pays d'origine,pouvant porter atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles immigrantes». Autrement dit, on va les soutenir dans ce qu'elles vivent(excision domination par des pratiques tirées de la charia, mais on ne condamne pas ces pratiques. Dans les deux cas, prostitutions et pratiques traditionnelles néfastes,on prend la même position , celle de laisser ces pratiques pendre au-desus des têtes de nos consoeurs comme une épée de Damoclès. Quelle tristesse !

  • Re: Le prix du sexe et QS

    je pense que le sujet lui même est petit et ne concerne que minorité si petite que QS a perdu une occasion de parler de d'autre chose, de franchement plus important. Prenez n'importe quel sujet du programme de QS autre que celui là (industrie du sexe, exploitation sexuelle et tutti quanti). Ça donne l'impression que le parti est noyauté par des groupes communautaire avec une vision étriqué du leadership que devrait avoir QS. Vous placer le débat dans l'axe droits individuels vs droits collectifs ? Vous avez déjà perdu alors, l'État de Droit ne reconnaît que des droits individuels et un humanisme contemporain ne peut que reconnaître que des droits individuels. Accepteriez vous une contrainte morale à un comportement individuel sous prétexte qu'un groupe ou une collectivité tout entière considère la chose comme bien ? La vérité c'est que si on peut vendre une dette, qu'on peut vendre des assurances, transformer l'enfance en marchandise ou échanger le bénévolat contre du pâté chinois alors échanger du sexe contre de l'argent c'est trivial. L'individualisme va continuer à s'exacerber parce que c'est progressiste de libérer l'individu des contraintes collectives. Ce qu'il faut protéger c'est la capacité des individus à se défendre contre la marchandisation et à se transformer en esclave de la consommation et de l'endettement. Le seul débat qui porte sur les droits collectif a y avoir porte sur les questions environnementales, parce que ça dépends de processus qui ne sont pas humains mais qui sont influencés par les humains. Non, QS a juste perdu l'occasion de parler de chose vraiment importantes

  • De l'intransigeance et des mensonges abolitionnistes

    Proposition votée à une écrasante majorité lors du 10ème Congrès de Québec solidaire le dimanche 31 mai 2015 : Québec solidaire s’assurera que toutes mesures, législatives ou autres, qui visent à encadrer la prostitution/le travail du sexe, priorisent les droits fondamentaux des personnes prostituées/des travailleuse du sexe (dont le doit à la vie, à la sécurité, à la dignité, et à la liberté) et que les conséquences de ces mesures ne portent pas atteintes à ces droits. Concernant ces droits, il faut : a) reconnaître et appuyer les personnes prostituées/travailleuses et travailleurs du sexe en tant qu’actrices et acteurs principales des changements sociaux, politiques et législatifs les concernant; b) déjudiciariser les personnes prostituées/travailleuses et travailleurs du sexe, ainsi que les tierces-personnes qui jouent un rôle sécuritaire, et dénoncer toute forme de harcèlement et de profilage par les services policiers; c) lutter dans le but d’éliminer la violence, l’exploitation (notamment par les proxénètes) et l’absence de plein consentement qui peuvent être présentes dans la prostitution/le travail du sexe; d) mettre en place et favoriser le soutien social et des alternatives économiques à l’entrée dans la prostitution/le travail du sexe ainsi que pour les personnes qui souhaitent en sortir; e) sensibiliser et éduquer la population, et les hommes en particulier, quant à : i. la stigmatisation que peuvent vivre les personnes prostituées/travailleuses du sexe; ii. les risques de violence contre ces personnes et le harcèlement dont elles peuvent être victimes; iii. le risque de violence et de harcèlement contre d’autres personnes qui ne sont pas prostituées/travailleuse du sexe, par exemple des femmes qui se font aborder pour services sexuels dans les rues de certains quartiers; f) favoriser et soutenir les initiatives visant à mettre en place une cohabitation harmonieuse entre les personnes prostituées/les travailleuses et travailleurs du sexe et les citoyen-ne-s résidant dans les quartiers où ces activités se déroulent; g) promouvoir des recherches-actions sur la situation des personnes prostituées/les travailleuses et travailleurs du sexe h) soutenir des personnes prostituées/des travailleuses et travailleurs du sexe qui veulent s’organiser et définir leurs besoins.

  • Re: De l'intransigeance et des mensonges abolitionnistes

    Si vous êtes de bonne foi, vous comprendrez que le problème principale est cet ajout au point b parlant de tierces-personnes: déjudiciariser les personnes prostituées/travailleuses et travailleurs du sexe( pas de problèmes avec ceci), "ainsi que les tierces-personnes qui jouent un rôle sécuritaire"( donc les pimps). Ceci est inacceptable quand on sait que ceux-ci proviennent du crime organisé en majorité et qu'ils recrutent et exploitent, souvent par la violence, des jeunes femmes ou filles en état de fragilité économique et sociale. Le fait que certain "pimps" soit des femmes ne rend pas cette exploitation plus acceptable. De plus, la prostitution n'est pas un travail mais une machine à briser les femmes, tant physiquement que psychologiquement selon des statistiques fiables... Qu'une minorité arrive à tirer son épingle du jeu ne justifie pas de sacrifier la grande majorité des autres. En tant qu'humaniste, je m'y refuse!

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Je suis aussi une abolitionniste et pourtant j'ai participé directement aux travaux qui ont mené à faire cette proposition que nous trouvions rassembleuse. Pourtant, avant de la mettre au jeu, nous avions consulté CLÉS, qui a accepté de venir nous rencontrer et nous faire part de jusqu'où ils allaient dans leur revendication. Il faut aussi mentionner qu'un courant de pensée dominant chez les abolitionnistes met de l'avant l'idée que criminaliser les clients augmentent radicalement le niveau de dangerosité auquel s'exposent les filles exerçant la prostitution puisqu'elles devront pratiquer dans des lieux reclus, cachés, moins exposés à la vue, etc... Toutes les interventions au micro concernant «les tierces personnes » qu'on ne veut pas criminaliser par l'effet de la proposition adoptée sont allées dans le sens de mentionner que cela n'incluaient ni les proxénètes, ni les pimps , ni les profiteurs. Espérons que la rédaction finale du programme à cet égard saura réfléter ces propos et ne s'en tiendra pas uniquement au vocabulaire voté car «tierces-personnes» peut en effet englober le proprio du salon de massage, le tenancier du bordel et toutes les personnes qui se disent faire ceci ou cela pour le bien de la fille qui se prostitue alors qu'au final, c'est une belle excuse!

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Je suis désolée Lise, mais la CLES n'a jamais donné son approbation pour cette 3e proposition de QS. Je suis militante à la Cles. Arrêtez svp de dire des faussetés. Les abolitionnistes n'ont JAMAIS dit que criminaliser les clients augmentent la dangerosité pour les femmes dans la prostitution. Les hommes choisissent d'être violents. Le laxisme des lois ne fait que fermer les yeux sur ce fait.Si vous étiez abolitionniste vous sauriez ceci! Beaucoup de personnes ne comprennent pas la position abolitionniste et avancent des choses sans savoir. À l'image de ce qui s'est passé au congrès de QS.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    *Françoise David a dit dans son bilan ''Il est temps pour les partis politiques présents à l’Assemblée nationale d’avoir une conversation franche sur cet enjeu pour faire pression sur Ottawa!'', Rose Sullivan.* Quelle hypocrisie ! Quel manque de courage ! Cette posture est récurrente chez la porte parole de QS : ce qu’elle n’ose faire avancer dans son parti, elle refile la patate chaude à l’assemblée nationale. Ainsi si c’est l’abolitionnisme : ce n’est point notre faute, si c’est un travail comme un autre : ce n’est point notre faute. Je cite cette phrase que j’ai retenue de mes lectures : « Des lois qui autorisent à rabaisser l’humanité d’une personne ne sont pas des lois, elles forment un cadre pour le crime ». *On a retiré de la proposition l'alinéa qui se lisait «prendre des mesures effectives pour éviter le transfert dans la société d'accueil des pratiques traditionnelles néfastes des pays d'origine, pouvant porter atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles immigrantes». Autrement dit, on va les soutenir dans ce qu'elles vivent (excision domination par des pratiques tirées de la charia, mais on ne condamne pas ces pratiques. Dans les deux cas, prostitutions et pratiques traditionnelles néfastes, on prend la même position, celle de laisser ces pratiques pendre au-dessus des têtes de nos consœurs comme une épée de Damoclès. Quelle tristesse ! Carmen Labelle*. Cela fait longtemps que je ne crois plus en QS et sa condescendance envers les femmes immigrantes favorisant les pratiques patriarcales : c’est le communautarisme solidaire. «Ne donne à manger du poisson à un mendiant, mais apprend lui à pêcher» proverbe chinois que la porte parole de QS devrait en faire sa devise. Mais si le mendiant s’approprie la pêche, que fera la gardienne de la solidarité ? Je termine par cette phrase de Nawal Saadawi, auteure, activiste et psychiatre égyptienne. : « Un monde meilleur est impossible tant qu’on n’aura pas libéré l’esprit, le corps et avant tout le langage des femmes. » Samia. L. immigrante laïque et abolitionniste *tiré des commentaires.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Excellent commentaire!

  • Re: Le prix du sexe et QS

    tu doit remercie a alla d’être ici car a ton pays la bas tu va te prostitue pour un morceau de pain alors tu parle des proverbe mais tu est qui pour parle de Françoise elle au moins défendre les femmes du pays et toi ma cheire tu critique seulement

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Merci de votre commentaire Samia. Ça fait du bien de vous lire après la quantité de mensonges répandus par les personnes qui défendent l'industrie du sexe. Je ne sais pas combien de fois encore il faudra expliquer que les abolitionnistes ne sont pas contre le sexe, mais contre l'exploitation du corps des femmes. Et brava à Françoise Pelletier d'avoir osé nommer le sentiment d'immense déception vécu par les abolitionnistes après cette position trafiquée au congrès de QS. Veut-on d'une société où les femmes sont de la marchandise? Pour approfondir la réflexion, j'invite les gens à lire l'excellent livre de Rhéa Jean, philosophe: «L'intime et le marché.Réflexion éthique sur l'autonomie et la prostitution.»

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Tout à fait d'accord avec votre commentaire à ce sujet madame. Et tout aussi d'accord pour avancer que Françoise David est électoraliste sur bien des sujets ... elle qui voulait faire de la politique différemment. On repassera. QS est davantage un organisme de lobbying qu'un parti politique.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Travail de sexe vs prostitution une fausse dichotomie? Le terme Prostitution propose que tout acte sexuel marchandisé implique automatiquement une forme d’exploitation. Il regroupe sans distinction les actes consensuels et non consensuels, adultes et juvéniles, avec ou sans violence, par des acteurs libres et esclaves, imposer par des tiers ou choisi librement, par proxénète ou travailleurs autonomes. Le terme Travail de sexe situe les femmes comme acteurs principaux dans la marchandisation des services sexuels qu’elle fournit. Ce n’est pas un autre mot pour la prostitution. Elle est très spécifique aux actes choisis librement avec plein consentement par des personnes compétentes et d’âge majeur. Cela ne veut pas dire que les travailleurs de sexe ne sont pas exploités. Les métiers féminisés sont toujours marginalisés et susceptibles à l’exploitation. Pour lutter contre l’exploitation, toute femme, travailleurs de sexe inclus, on besoin de l’espace politique pour s’organiser, militer et syndiquer. Toutes revendications moralisantes et paternalistes pour la prohibition ou l’abolition de la prostitution, soi qui vient de la droite conservatrice et religieuse ou des mouvements féministes et progressistes ne distingue pas entre ses deux réalités. Le sexe pour l’argent égale automatiquement l’exploitation et l’oppression tout simplement. Comme avec l'avortement, ce n’est pas une question d’être pour ou contre la marchandisation du sexe, mais pour ou contre le choix de disposer de son corps comme on le choisit. Est tu pro-choix ou anti-choix et non anti-vie ou pro-vie comme les abolitionnistes aime nous fair croire. C’est là même débat pour la consommation de la drogue. Sous le prétexte de vouloir protéger les consommateurs des ravages de la toxicomanie, les abolitionnistes proposent que l’état intervienne comme protecteur. Le résultat, ce secteur d’économie et exploité entièrement par des organismes criminels et les consommateurs de drogues se font écarter du débat et devient les principales victimes de ses politiques. Criminaliser les proxénète et les clients force tout simplement les travailleurs de sexe plus loin dans l’ombre et l’obscurité et augment le niveau de contrôle exercer par le crime organiser dans le domaine. La prostitution juvénile, la traite humaine, la viole, la violence faite aux femmes n’est pas propre au travail de sexe, ce sont des crimes vécus par les femmes dans toutes les sphères de la société. Toutes mesures judiciaires et répressives contre-la travaille de sexe plus largement diluent nos efforts de combattre les vrais crimes contres les femmes et résulte dans la marginalisation et victimisation des femmes qui choisi le travaille de sexe comme métier.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Bonjour, voici un document qui vous informera sur les conséquences documentés des 2 modèles (pro-TDS Néérlandais ou abolitionnisme Suédois): http://www.womenlobby.org/spip.php?article6209&lang=en Vous verrez que plusieurs arguments que vous avancez sont basés sur une idéologie et non sur des données probantes tirées de la recherche.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Les QSistes sont des gens qui ont raison parce qu'ils sont toujours du côté de la vertu. Alors vous pouvez imaginer le drame quand ceux-ci sont en désaccord.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Félications madame pour ce texte éclairé sur un moment sombre de l'histoire pour l'égalité homme-femme. Après avoir rencontré et discuté avec une centaine de femmes dans l'industrie du sexe, j'ai eu l'occasion de voir leur souffrances, comment le prix est cher payé pour elles (parfois leur vie entière) et que les coûts pour l'ensemble de la société sont énormes. Je ne comprends pas de la part de QS ce refus à vouloir protéger ceux qui sont pourtant à la source de ces violences infligées aux femmes. Cela n'aurait pourtant rien enlever aux personnes qui se disent heureuses de se prostituer mais fait une énorme différence pour l'écrasante majorité des femmes dont les vies sont broyées dans la prostitution. Mais celles-ci n'ont pas de tribunes, ne sont pas entendues, elles ne militent pas pour aucune organisation ou parti, elles sont en survie. Au final, la “position” adoptée au terme de ce débat a évacué la dimension véritablement féministe et politique de la problématique complexe de la prostitution. Affirmer le droit des femmes à “décider elles-mêmes” ne traduit-elle pas une méconnaissance (voire une ignorance) de cette problématique ? Pourquoi QS ne parle-t-il pas de l’Industrie (très capitaliste) du sexe et de la situation concrète et quotidienne des femmes dans ce système ? Il semble qu'il n'y avait pas d'espace pour cela.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Bravo à toutes celles et ceux qui ont osé porter la position abolitionniste lors du Congrès ! Vous ramez contre un vent vraiment très très fort... Et pour étouffer votre voix, sous prétexte d'écouter celle des principales concernées, on refuse du même coup de donner du crédit à toutes celles qui disent : J'en suis sortie, je veux plus pour mes consoeurs que la prostitution !

  • Re: Le prix du sexe et QS

    La prostitution est inacceptable, c'est la plus grande injustice depuis que le patriarcat l'a inventé pour domestiquer les femmes au seul service sexuel des hommes. Seule l’abolition reste la solution pour mettre fin à ce crime d'une ampleur surprenante impliquant la quasi-totalité des pays et contrôlé par le crime organisé. 14 milliards d’Euros en Allemagne seulement. Ce fléau guette toute adolescente à travers la planète. La porte parole de QS aurait pu s’inspirer de l’avis du conseil du statut de la femme «La prostitution, il est temps d’agir». Tous les pays qui ont choisi d’encadrer la prostitution, cette dernière a augmenté considérablement et les pays qui ont choisi de l’abolir, la prostitution est en net recul, la Suède en est l’exemple. À voir absolument le Court métrage de Frédérique Pollet sur « la prostitution un métier comme un autre ». https://www.youtube.com/watch?v=yh_wVj_xf4o À lire « Prostitution et traite des êtres humains : controverses et enjeux » Richard Poulin http://id.erudit.org/iderudit/1002503ar Précision : Mon Dieu ne s’appelle pas alla, il est Humanité, Respect, Éducation, Culture et Civilité. Des principes qui semblent complètement étrangers à jjamila*, un pseudo qui ne vous sied point. *voir commentaire digne de J.M.Lepen. Samia.L, immigrante laïque et abolitionniste.

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Les commentaires intransigeants et mensongers des abolitionnistes ici présents démontrent parfaitement l'intelligence de QS lors de ce congrès. Les abolitionnistes sont en fait des proxénètes de la pensée politique : ils accusent, ils intimident, ils invalident, ils instrumentalisent les victimes, ils interdisent, ils prohibent, et ils mentent consciemment en faisant fis du véritable sens des alinéas qui forment la proposition votée par QS qu'un membre a pourtant posté en commentaire (ni légalisation de la prostitution, ni décriminalisantion des proxénètes comme ils le prétendent). On voit bien que ce qui les intéresse c'est de nettoyer les rues et de soulager leurs consciences bourgeoises du haut de le grand principe, à coup de prohibition et de dégoût des sexualités qui sortent de leur cadre idéologique catho-laïque. Les abolitionnistes sont des conservateurs déguisés en progressistes, et personne ne s'y trompera désormais : seul leur aveuglement idéologique les concernent... l'exploitation sexuelle n'est qu'un prétexte...

  • Re: Le prix du sexe et QS

    Dude, assume tes paroles par ton nom, non par une affiliation partisane.

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