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AGRIROCK 2014 : Dans le tapis du centre-ville

Alex Morel

Pour une ville tranquille, St-Hyacinthe aime la musique qui brasse. Loin du rétro et des chaises de parterre, la deuxième édition du festival Agrirock qui se tenait du 15 au 18 mai dernier avait pour but d’offrir une vitrine aux artistes indépendants de la scène locale et d’ailleurs qui évoluent dans différents courants du rock, du jazz, du folk en faisant escale du coté de la musique électronique. Les amateurs et les curieux étaient nombreux aux spectacles présentés aux bars Le Trash et Le Zaricot, ainsi qu’aux prestations gratuites qui avaient lieu autour du centre-ville.

Le coup d’envoi du festival a été donné jeudi soir à La boîte aux Délices par le groupe bluegrass Les Frères Fusil. Puis, sur la scène du Zaricot, Montréal Carnivore a livré son rock lourd au ton humoristique, pour ensuite laisser place au stoner du groupe les Indiens, le coup de cœur de plusieurs spectateurs. Le groupe rock maskoutain Magnum Brochet a clôturé le spectacle devant une foule conquise d’avance. Au bar le Trash, le post-hardcore était à l’honneur avec les formations Black Love et Nous Étions, dont les albums sont distribués par l’étiquette L’œil du Tigre. La soirée s’est terminée avec la formation locale Citizens, un groupe aux influences progressives à surveiller.

Les Crack Kills, fidèles à leur réputation, ont offert une prestation pesante, bourée d'attitude. PHOTO : Martin Lacasse Vendredi, Maxime Dansereau s’est joint au DJ l’Algorythme pour une prestation improvisée chez Fréquences Le disquaire teintée par un clin d’œil aux Beastie Boys. L’incendie qui a eu lieu à proximité a obligé le Trash à annuler leur spectacle, faute d’électricité, mais l’énergie s’est transportée au Zaricot pour le rock garage des groupes Les Guénilles et Buffalo Theory MTL, tous deux provenant de la métropole, pour ensuite laisser place à Crack Kills qui ont offert une prestation à faire fuir les plus sensibles.

Samedi après-midi, la Librairie St Germain accueillait la musique ambiante et les explorations sonores du duo électronique Automatisme composé de William Jourdain et Yuri Mesko. Par la suite, le collectif Renard Blanc a offert une prestation acoustique au Marché Centre. En soirée, Evil Can Evil, de Québec, et les formations locales Belle Mondo et Mr. Mojo Risin ont offert une soirée de rock pesant pendant que le Trash affichait une programmation hardcore avec les groupes Névrose, Restricted Rights et Self Control.

Le trio Belle Mondo en a mis plein les oreilles aux amateurs de stoner rock. PHOTO : Martin Lacasse Le trio jazz composé de Frédéric Routhier-Héber. Jean-Michel Leblanc et Yannick Anctil ont ensoleillé le Marché Centre dimanche après-midi, pour ensuite laisser place à un collectif aux accents folk rock avec trombone et accordéon qui ont présenté quelques reprises aux arrangements sympathiques et sans prétention. C’est au Zaricot que s’est terminé le festival avec le groupe montréalais El Motor, des musiciens solides qui offrent un rock nuancé. Renard Blanc, autrefois White Fox Collective, a ensuite présenté son matériel en français sous sa forme intégrale à plein volume. En dépit du spectacle cancellé par le feu, les organisateurs et le public en ont eu plein les oreilles dans le cadre d’un festival qui bénéficie à toute la scène locale.

(Un merci spécial à William Jourdain, Gabriel Laviolette et Hubert Parent qui ont été mes yeux et mes oreilles pendant les spectacles auxquels je ne pouvais assister)

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  • Re: AGRIROCK 2014 : Dans le tapis du centre-ville

    Belle article, tu fais bien sa.

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