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Au 1855, Exposition collective : Un arbre porteur d'histoires

Paul-Henri Frenière

Au départ, le projet ne devait durer que deux ou trois semaines. Installer un arbre, grandeur nature, dans un coin de la salle d'exposition située au 1855 rue des Cascades. Un arbre dans lequel les gens seraient invités à accrocher leurs créations. Mais finalement, l'aventure aura duré tout l'été jusqu'au « décrochage » qui a eu lieu le 24 octobre dernier.

Andréanne Rioux, l'initiatrice du projet, explique son origine. « Nous étions assis autour de la table, Jeannot Caron, Martin Lacasse et moi, et nous cherchions une activité rassembleuse qui ferait appel à la créativité des gens. On a eu l'idée de cet arbre que nous avons appelé Le porteur d'histoires. »

En l'espace de six heures, le trio a fabriqué cet arbre, d'apparence très réaliste, à partir de matériaux divers, de bouts d'écorce et de véritables branches. Par la suite, le samedi après-midi, on invitait les gens à créer un objet qui témoignerait de leur histoire personnelle.

« La première journée, une seule personne s'est présentée. Ouf! Puis, un peu plus tard, grâce notamment à l'information diffusée sur Facebook, il en est venu une dizaine. Le projet était lancé » raconte Andréanne Rioux.

De 5 à 65 ans

Chaque samedi durant tout l'été, des gens se sont présentés pour participer à l'activité. Des gens de tous âges, de 5 à 65 ans, ont pu créer dans une atmosphère à la fois ludique et chaleureuse. « il y a eu un organisme communautaire, les enfants d'un camp de jour et des passants qui, tout simplement, sont entrés par curiosité. »

À droite de la photo, Andréanne Rioux avec quelques personnes ayant participé au projet. Photo : Paul-Henri Frenière

Andréanne Rioux fournissait le matériel, des objets qu'elle avait amassés dans son atelier situé au sous-sol de la galerie. Au total, c'est plus d'une soixantaine d'oeuvres symboliques qui ont été accrochées dans l'arbre porteur d'histoires.

Pour conclure la soirée de clôture, elle a présenté l'une de ses créations qu'elle a qualifiée de « symbole de la force du groupe dans le rayonnement de l'art et de ses bienfaits dans la communauté, pour et par l'ensemble de ses membres ». Cette oeuvre faisant l'objet d'un tirage, elle a été gagnée par Sylvie Plourde, une artiste de la région maskoutaine.

De l'art-thérapie sociale

En plus d'être une artiste en constante évolution, Andréanne Rioux est détentrice d'une maîtrise en art-thérapie et a fait des études en psychologie. « Pour moi, ce projet d'arbre porteur d'histoires, c'est un peu de l'art-thérapie sociale » commente-t-elle.

Cette Maskoutaine d'adoption – elle est originaire de la Gaspésie – s'est largement intégrée à la communauté grâce aux activités artistiques. En plus d'avoir exposé ses œuvres à la Médiathèque maskoutaine, elle est membre du conseil d'administration du 1855, Exposition collective depuis sa création en 2015. Elle anime actuellement une émission sur le processus créatif à la télévision communautaire (NousTV) intitulée le 1855.

Le 1855 rue des Cascades est à la fois une galerie d'art où plusieurs artistes maskoutains exposent et un lieu culturel où l'on retrouve, périodiquement, de l'improvisation théâtrale, des musiciens, des conférenciers, etc..Le gestionnaire des lieux, Jeannot Caron, rêvait de créer un espace cultuel dans ce secteur du centre-ville. Apparemment, son projet est en train de prendre racine.

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