• Culture

Entrevue avec Marc Dulude, artiste et enseignant en arts visuels au Cégep de Saint-Hyacinthe.

Catherine Courchesne

Originaire du Saguenay, l’artiste Marc Dulude habite à Montréal depuis plusieurs années et enseigne au Cégep de Saint-Hyacinthe depuis peu. Vue sur un artiste et un enseignant en arts visuels… qui a de la vision.

Un gars du Saguenay

Photo de l’œuvre Offrande migratoire (2017) de Marc Dulude, installée au Henderson Lake Park de la ville de Lethbridge, en Alberta.Non, l’artiste Marc Dulude ne vient pas de Saint-Hyacinthe, mais de la ville de La Baie, au Saguenay. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, il a quitté sa région natale pour faire carrière à Montréal, lui qui était pourtant un grand défenseur de la vie en région et si peu carriériste. « Aujourd’hui, mon rôle d’enseignant au Cégep de Saint-Hyacinthe me permet toutefois de retrouver avec plaisir l’ambiance de mes études collégiales, complétées au Cégep de Chicoutimi, dit-il. Deux lieux d’études dynamiques, à échelle humaine, où tout semble possible. » C’est d’ailleurs durant ses études collégiales qu’il a découvert son âme d’artiste et son besoin de créer, tous les matins, en se levant. Un besoin auquel il a répondu par la suite, jour après jour, et qui l’a mené à la carrière bien établie qu’il a aujourd’hui.

Un artiste public

En effet, à 42 ans, Marc Dulude a à son actif de nombreuses expositions individuelles et collectives, tant au Québec et ailleurs au Canada qu’aux États-Unis, en France, en Écosse et au Niger. Il a, de plus, gagné 20 concours d’œuvres d’art public. On peut donc admirer son travail sculptural dans plusieurs espaces publics de la grande région de Montréal, tout comme en Alberta. Il admet ne pas encore avoir laissé sa trace dans la ville de Saint-Hyacinthe. « Si ce n’est pas moi, ce sera peut-être un de mes étudiants ! », lance-t-il. Il encourage d’ailleurs ces derniers à emprunter la voie de l’art public qui, selon lui, permet aux artistes en arts visuels de s’inscrire dans le monde de manière permanente, au contraire des expositions muséales qui sont éphémères. « Je les avertis toutefois que l’art public vient avec des défis considérables, comme gérer un espace, une équipe, un budget et, bien sûr, la bureaucratie… »

Un enseignant maskoutain

Selon Marc Dulude, le Cégep de Saint-Hyacinthe est un lieu tout indiqué pour stimuler la créativité des jeunes artistes en devenir, car on y trouve de nombreuses œuvres artistiques,  dont la fameuse collection d'oeuvres d'arts visuels. « En plus, cette année, le Cégep accueillera l’Intercollégial d’arts visuels, un événement qui rassemblera étudiants et artistes professionnels de talent. » Heureux coordonnateur de l’édition de 2019 qui se déroulera au mois de mai, Marc Dulude se rappelle avoir participé à l’Intercollégial en tant que représentant du Cégep de Chicoutimi, alors qu’il avait 18 ans. « Ce fut un moment charnière dans mon parcours, car le fait de rencontrer d’autres jeunes talentueux, de me comparer à eux et d’apprendre d’eux m’a aidé à me définir en tant qu’artiste. » Pour l’édition de cette année, les étudiants participants auront la chance de recevoir des ateliers de sept artistes professionnels. « Malheureusement, je n’ai pas réussi à trouver un seul artiste maskoutain, admet avec regret Marc Dulude, mais je suis certain qu’avec la relève actuelle, il en sera tout autrement pour les éditions à venir. »

Galerie

  • On peut admirer le travail de Marc Dulude dans plusieurs espaces publics de la grande région de Montréal, tout comme en Alberta
  • On peut admirer le travail de Marc Dulude dans plusieurs espaces publics de la grande région de Montréal, tout comme en Alberta
  • On peut admirer le travail de Marc Dulude dans plusieurs espaces publics de la grande région de Montréal, tout comme en Alberta
  • On peut admirer le travail de Marc Dulude dans plusieurs espaces publics de la grande région de Montréal, tout comme en Alberta

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