• Culture
UN MORCEAU DE NOTRE PATRIMOINE LITTÉRAIRE

Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

Anne-Marie Aubin

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris que la maison de la famille Dessaulles avait été incendiée le 14 novembre dernier. C’est dans cette maison que Henriette Dessaulles, fille de Georges Casimir Dessaulles, a grandi. Son journal intime écrit entre 1876-1880 constitue un texte fondateur de notre histoire littéraire.

Il y a 150 ans, naissait Henriette Dessaulles
Une jeune fille hors du commun

J’ai découvert Henriette Dessaulles lors de mes études universitaires entre 1977 et 1980. Je précise les dates car il se trouve que je lisais le journal intime d’une jeune fille qui avait vécu exactement un siècle avant moi : les pages publiées de son journal s’échelonnaient de 1874 à 1880. Simple hasard, peut-être ? Mais au fil de ma lecture, ce siècle qui nous séparait a complètement disparu. Étonnamment, je me suis beaucoup reconnue en cette jeune fille : nous avions les mêmes passions, les mêmes inquiétudes. J’aurais voulu vivre à son époque, l’avoir pour amie de cœur, échanger une correspondance avec elle.

À partir de ce jour, Henriette Dessaulles a été dans ma vie une femme marquante, un modèle, une véritable source d’inspiration.

Enfance difficile

Deuxième enfant de la famille d’Émilie Mondelet et de Georges Casimir Dessaulles, maire, sénateur et fils du seigneur de Saint-Hyacinthe, Henriette naît à Saint-Hyacinthe le 6 février 1860 dans le manoir seigneurial. Cette maison disparue se trouvait plus ou moins où se situe le kiosque du parc Casimir Dessaulles. Dans cette maison ancestrale ont vécu ses grands-parents : le seigneur Jean Dessaulles et sa femme, Rosalie Papineau (sœur de Louis-Joseph), mais Henriette n’y vivra pas très longtemps. Son père achète, en décembre 1860, la maison de son oncle André Augustin Papineau, celle qui vient d’être incendiée et démolie sous les coups de la pelle mécanique.

Je ne peux passer devant cette maison sans imaginer l’enfance difficile d’Henriette. Sa maman, Émilie Mondelet, meurt, laissant trois enfants en bas âge. Heureusement, la gouvernante de la famille, Kate Mc Kingley, s’occupe bien d’eux.


Son père épouse, quatre ans plus tard, Frances Fanny Leman. Cette jeune femme autoritaire gère sérieusement la maisonnée, renvoie la gouvernante. Henriette a huit ans, elle n’éprouve aucune empathie envers sa belle-mère et Kate lui manque beaucoup.Elle s’interrompait dans ses récits pour admirer nos cheveux, mes Fairie’s feet. C’était touchant et comique à la fois, La bonne vieille Kate ! Que je la pleurai quand elle partit parce que maman n’en voulait plus. Ce fut un de mes plus gros chagrins d’enfant et celui que j’essayai le mieux de cacher parce que j’en voulais à maman. (…)

Kate nous peignait, nous chaussait, nous habillait, nous conduisait au couvent, jouait avec nous, lisait pour nous, racontait de beaux contes et nous chantait de vieux airs Irlandais. (…) Avons-nous été seules après le départ de Kate. Plus de contes, plus de chansons !

Journal, 14 août 1880

Elle se réfugie dans sa chambre pour lire et écrire, son journal débute à ce moment-là. Il comble sa solitude. Pour calmer la peine causée par la perte de Kate, sa meilleure amie, sa confidente, Henriette jette son dévolu sur le papier. Elle écrit dans de petits cahiers qu’elle brûle parfois, de peur d’être lue par des yeux étrangers. Aujourd’hui, il ne reste que quatre cahiers, archivés au Musée McCord à Montréal.

Couventine rebelle

En 1870, Henriette étudie à l’Académie de Lorette à Saint-Hyacinthe. L’autorité des religieuses de la Présentation de Marie ne plaît pas à cette jeune fille éduquée dans un milieu très libéral pour l’époque.

En 1875, son ami Maurice, dont elle est amoureuse depuis l’enfance, termine son cours classique au séminaire de Saint-Hyacinthe. Il part étudier le droit à l’Université Laval à Québec. Sa belle-mère intervient dans cette relation. Elle ne voit pas d’un bon œil cette liaison avec un garçon de milieu populaire.

Maurice part ce soir. (…) Que je voudrais donc être endormie et me reposer. Il pleut, il fait un peu froid… je voudrais avoir une mère qui me prendrait dans ses bras, qui me caresserait, qui m’aiderait !

13 septembre 1875

L’austérité de la vie couventine ne plait pas à toutes les jeunes filles. Henriette dénonce, critique, tient tête aux religieuses. La vie au couvent ne lui convient pas.

Être bonne, ici, c’est être une petite machine bien huilée, qui ne grince pas en marchant, et qui obéit au moindre mouvement qu’on lui imprime ! Un coup de cloche, un ordre du signal, un signe. La machine doit se lever, s’asseoir, marcher, prier, se confesser, communier et… Oh ! Tout ce qu’on ordonne de faire à la cloche et à la seconde.

Être bonne, pourtant, ce n’est pas cela. Moi je rêve d’une bonté qui déborderait sur les autres, en sourires sur les tristes, en aumônes sur les pauvres…

20 septembre 1876

Il est de mise pour les jeunes de vivre la vie de pensionnaire afin de sonder leur âme, de vérifier si la vie religieuse les intéresse. Henriette n’a décidément pas la vocation ; elle est très critique à l’égard de la vie que les religieuses mènent. Les deux années passées au couvent seront très difficiles. Elle écrit en cachette car le journal intime est mal vu par les religieuses.

Elle gradue en juin 1877 et obtient un diplôme de littérature française et anglaise.

Amours romantiques

Au début du journal, Maurice a 19 ans et Henriette, 14 ans. La belle-mère d’Henriette vient mettre un frein à cette amitié avant qu’il soit question d’amour.

« Elle ne veut pas que je voie Maurice, elle prendra tous les moyens pour M’en empêcher... j’ai un vague souvenir de lui avoir dit que mon esprit et mon coeur étaient à moi, que mes opinions et mes sentiments ne pouvaient être affectés mi pas sa volonté ni pas son abus d’autorité. »

29 juillet 1877

On peut imaginer que de sa chambre à l’étage, Henriette pouvait faire du feu, lire, écrire, observer les gens dans la ville.

Maurice Saint-Jacques habite la maison voisine des Dessaulles. De la fenêtre de sa chambre, Henriette peut l’observer, mais elle promet de ne pas chercher à le rencontrer, de ne pas lui écrire non plus.

Je viens de recevoir une lettre de Maurice pour moi toute seule. Il n’a pas les mêmes scrupules que moi et les petites tendresses me grisent ! Je lis, je relis, j’embrasse la longue lettre et je recommence la lecture, la relecture et les caresses. Personne de ne se doute de ma folie heureusement ! On m’enfermerait !

Journal 7 juin 1877

Leur relation s’inscrit tout à fait dans le mouvement romantique de l’époque : amours difficiles, séparation pendant les études de Maurice, photographies échangées, billets, lettres, fleurs, éventail, soirées au salon, piano… Pendant ses études, Maurice revient l’été et au congé de Noël.

Les vacances terminées, il retourne à Québec. Henriette souffrira de l’absence de Maurice pendant de longs mois. Elle va à la gare, question de le voir partir pour l’université :

C’est fini. J’entends le train laisser la gare et emporter toute ma joie de vivre avec lui. Et c’est ça aimer. L’étrange chose, et comme elle dépend peu de nous. Comme notre volonté n’a rien à y voir. Je ne sais pas pourquoi je l’aime, pourquoi son regard, sa voix ou même son nom entendu par hasard, me remue d’une émotion si douce et si forte que je me sens une autre quand elle me domine…

Journal 11 janvier 1878

Maurice termine son droit en 1878 avec haute distinction et reçoit la médaille du gouverneur. Il occupe le premier rang devant tous ses confrères de classe. Les fréquentations sont maintenant permises, sa belle-mère ne s’y oppose plus. Henriette croit rêver !

Malgré le milieu bourgeois duquel est issue sa famille, Henriette fera fi du clan Dessaulles pour conserver une relation amoureuse hors du commun avec l’homme qu’elle aime. Leur mariage se déroulera à Saint-Hyacinthe, en 1881. Le couple aura sept enfants : Maurice (1882), Adine (1884), Émilie (1886), Marguerite (1889), Marie (1890), Louis (1894) et Horace Jules (1896). Deux d’entre eux, Marguerite et Horace Jules sont morts quelques semaines après leur naissance.

Maurice Saint-Jacques pratique le droit et s’engage dans la politique. Sa carrière est de courte durée hélas, car il meurt le 4 mai 1897 des suites d’une pneumonie pendant une campagne électorale. Henriette a 37 ans, elle est veuve et mère de cinq enfants dont le plus vieux est âgé de 15 ans. Vingt auparavant, Henriette avait fait un rêve prémonitoire :

L’affreux rêve, j’en suis si impressionnée que j’en suis malade. Je voyais Maurice mort et exposé dans un salon très long - pas le leur. - J’étais là seule avec lui - il paraissait encore plus blond avec de longues moustaches c’était lui mais autrement, jeune pourtant mais plus beau et plus vieux. Dans mon rêve, je l’embrassai et je sens encore aujourd’hui l’impression que fit sur mes lèvres ce front glacé. J’essaie de me distraire — c’est une obsession — j’ai souffert atrocement dans ce rêve, c’est absurde !

Journal, 21 mars 1878

 

 

Le journalisme

À l’insu de sa famille à qui elle cache ses problèmes financiers suite au décès de son mari, Henriette débute une carrière journalistique. Pour conserver l’anonymat, elle signera sous différents pseudonymes : Claude Ceyla, Jean Deshayes, Marc Lefranc dans différents journaux : La Patrie, Le Courrier de Montmagny, la Revue de la femme, la Revue moderne, le Canada, le Nationaliste.

C’est le pseudonyme de Fadette que nous connaissons le plus, il est son favori et son dernier. Pourquoi Fadette ? Il semble que son parrain, Louis Joseph Papineau, chef des Patriotes qui a dû s’exiler suite à la rébellion des Patriotes de 1838-39, lui envoyait régulièrement des livres et lui aurait offert La petite fadette de George Sand. Fadette signifie fée, personnage légendaire qui doit lui rappeler les histoires de sa gouvernante Kate.

Parce qu’elle s’est longtemps intéressée à la graphologie, elle rédige des centaines d’esquisses graphologiques. C’est à Montréal qu’elle publie la plus grande partie de son oeuvre, son cousin Henri Bourassa, fondateur du journal Le Devoir, l’aidera et lui permettra de publier les Billets du soir, la chronique de graphologie et les lettres de Fadette qu’elle rédige pendant 34 ans, jusqu’au 3 janvier 1946, elle s’éteint le 17 novembre de la même année.

Fadette devient conteuse

Devenue grand-mère, Henriette publie deux recueils de contes illustrés par une de ses petites filles : Suzanne Morin. Plusieurs textes sont inspirés de sa vie personnelle, on y trouve des légendes, de contes explicatifs, merveilleux et même des contes urbains.

Oh les gens raisonnable, quelle triste invention ! Tout chez eux est réfléchi, calculé, prouvé. Ils ne vivent pas, ils fonctionnent à la façon des machines. Bonté que je suis heureuse d’être une petite Fantaisie, « my fairy » comme m’appelait ma pauvre Kate !

19 novembre 1875

Henriette Dessaulles a choisi l’écriture pour compagne question de survivre. Dans un monde d’hommes, avec Joséphine Marchand Dandurand, Françoise, Laure Conan, Gaetane de Montreuil, Madeleine ; elle a tracé la route pour les journalistes contemporaines. Morte en 1946, âgée de 84 ans, elle laisse derrière elle œuvre importante : journal intime, nouvelles, contes, plus de 3000 chroniques journalistiques, esquisses graphologiques.

Post-Scriptum: 

Aubin, Anne-Marie et Dion, Jean-Noël. Hommage à Henriette Desaulles, pionnière de l’écriture et du journalisme féminin. Saint-Hyacinthe, Regroupement Littéraire Richelieu-Yamaska, 1985, 187 p.

Dessaulles, Henriette. Journal. Premier cahier 1874-76. Montréal, Bibliothèque Québécoise, 1999, 213 p.

Dessaulles, Henriette. Journal. Deuxième, troisième et quatrième cahiers, 1876-1881. Montréal, Bibliothèque Québécoise, 2001, 398 p.

Écrire un commentaire >

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    <p>Tr&egrave;s bon article. J&rsquo;aime&nbsp;!</p>

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    <p>Bonjour,</p> <p>Deux de mes enfants sont des St-Jacques. Leur p&egrave;re qui &eacute;tait lui-m&ecirc;me orphelin depuis l&rsquo;&acirc;ge de trois ans, me racontait que son p&egrave;re venait d&rsquo;une famille tr&egrave;s connue de St-Hyacinthe et que sa grand-m&egrave;re vivait dans une maison ancestrale dont les terres faisaient autrefois partie de la seigneurie. Il me dit que son p&egrave;re, &laquo;&nbsp;Charles&nbsp;&raquo; avait &eacute;t&eacute; reni&eacute; de la famille parcequ&rsquo;il avait mari&eacute; sa m&egrave;re, une jeune femme de milieu d&eacute;favoris&eacute;. Si je me r&eacute;f&egrave;re &agrave; certains d&eacute;tails concernant la maison et la notori&eacute;t&eacute; de sa grand-m&egrave;re tout semble indiqu&eacute; qu&rsquo;il s&rsquo;agissait effectivement d&rsquo;Henriette Dessaules. Elle serait donc l&rsquo;arri&egrave;re-grand-m&egrave;re de mes enfants. Mais comme je ne trouve nulle-part le nom de Charles parmi les enfant de madame Dessaules, je me demande si son existence m&ecirc;me a &eacute;t&eacute; effac&eacute;e des m&eacute;moires de madame Dessaules ou si ce cher Charles &eacute;tait un menteur, ou encore si je me trompe de pr&eacute;nom. Pouvez-vous m&rsquo;&eacute;clairer s&rsquo;il vous plait, je voudrais tellement donner une fiert&eacute; identitaire &agrave; mes enfants.</p> <p>&nbsp;</p>

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    <p>Bonjour,</p> <p>Histoire assez troublante merci...</p> <p>Anne-Marie Aubin saura vous r&eacute;pondre. C&rsquo;est elle l&rsquo;experte&nbsp;!</p> <p>Merci de votre int&eacute;r&ecirc;t&nbsp;!</p> <p>&nbsp;</p>

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    <p>Bonjour Anne-Marie<br /> Juste pour te dire que je viens de lire ton article sur Henriette et je t&rsquo;en remercie beaucoup. Je suis tr&egrave;s heureux de cette porte entrouverte sur ce personnage que je connaissais &agrave; peine. Elle est tr&egrave;s attachante et me semble un t&eacute;moin exceptionnel de la soci&eacute;t&eacute; qu&eacute;b&eacute;coise de l&rsquo;&eacute;poque.</p> <p>Feras-tu quelque chose pour signaler ce cent cinquanti&egrave;me anniversaire&nbsp;? Une fa&ccedil;on concr&egrave;te de mettre en lumi&egrave;re l&rsquo;apport des femmes &agrave; notre culture. J&rsquo;imagine volontier que des jeunes aimeraient se joindre &agrave; une leader telle que toi pour une entreprise comme celle-l&agrave;.<br /> Avec amiti&eacute;,<br /> L&eacute;andre Dion</p> <p>&nbsp;</p>

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    <p>Bonjour<br /> C&rsquo;est avec un grand int&eacute;r&ecirc;t que j&rsquo;ai lu cette histoire. &Eacute;tant le directeur de l&rsquo;&eacute;cole secondaire Fadette de Saint-Hyacinthe, je cherchais l&rsquo;origine du nom de notre &eacute;cole. Je vais me permettre de retransmettre une partie de cette histoire dans le journal de notre &eacute;cole. C&rsquo;&eacute;tait une femme en avance sur son temps. Nos &eacute;l&egrave;ves doivent conna&icirc;tre cette femme merveilleuse.</p> <p>Merci beaucoup&nbsp;!</p> <p>Ga&eacute;tan Dion</p> <p>&nbsp;</p>

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    <p>Bonjour, Je relis ma question concernant Charles St-Jacques. Je n&rsquo;ai toujours pas de r&eacute;ponse. Le p&egrave;re de mes enfants vient de mourrir et laisse derri&egrave;re lui trois filles sans anc&ecirc;tre. J&rsquo;aimerais tellement leur apporter une fiert&eacute; et certifier mes d&eacute;ductions selon lesquelles madame Dessaules est bel et bien leur a&iuml;eule. Savez-vous si l&rsquo;un de ses fils s&rsquo;appelait Charles et &eacute;tait capitaine de bateau&nbsp;? Merci. Je ne laisse pas mon identit&eacute;e parcequ&rsquo;en fait cette histoire appartient &agrave; mes enfants et &agrave; leur p&egrave;re (d&eacute;funt) et que je ne voudrais mettre personne dans l&rsquo;embarras.</p>

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    <p>Bonjour Madame</p> <p>Il n&rsquo;appara&icirc;t pas de Charles dans les enfants de Madame Henriette Dessaulles Saint-Jacques. Mais la famille &eacute;tait grande et ce pourra&icirc;t &ecirc;tre un cousin, une parente qui portait le m&ecirc;me nom. Je vous propose d&rsquo;aller au centre d&rsquo;histoire de Saint-Hyacinthe o&ugrave; des experts en g&eacute;n&eacute;alogie pourront vous aider.</p> <p>&nbsp;</p>

  • Charles St-Jacques

    Bonjour Madame, si vous n'avez toujours pas eu la réponse à cette vieille question, je peux vous répondre avec certitude au sujet de Charles St-Jacques, et vous dire qui était sa mère (aïeule de vos deux filles et de leur demi-soeur, si j'ai bien compris), mais je n'ose pas le faire publiquement, puisque vous souhaitez garder ces informations privées... je ne sais que vous suggérer.

  • Re: Henriette Dessaulles, notre petite fadette.

    Merci de ce bel article , je suis metteur en scène Parisienne et auteure de théâtre et très passionnée par les biographies de femmes ...(Je suis aussi une Amie de la grande écrivaine Canadienne Nancy Huston et j'ai aussi eu plaisir à rencontrer et lire Hélène Pédnault ) Mais surtout je voulais vous dire que j'ai beaucoup travaillé et écrit sur George Sand à qui j'ai consacré quelques Années et j'ai notamment écrit une pièce "Les Bouffons d'Aurore" pour 8 comédiens que j'ai mis en scène. je suis très intriguée et intéressée par cette ressemblance entre ces deux belles personnes et aussi interloquée par tous les noms qui l'entourent fait de similitudes ( CASIMIR /mari de George SAND , Maurice/père et Fils de George Sand ...Et puis son pseudo de Fadette, qui fait bien sur référence à son oeuvre..) .Beaucoup de coïncidences et, qui plus est , je me retrouve complètement dans votre passion pour cette femme si bien décrite dans votre courrier. C' est exactement ce que j'ai ressenti pour Sand ..Je suis allée jusqu'à vivre dans son village du Berry et faire comme elle des aller retours Paris ....J'avais même pris ses Horaires nocturnes pour écrire etc etc ... J'ai un grand rêve , aller à Montréal et ce depuis longtemps, ne serait ce pas le signe prémonitoire nécessaire à l'accomplissement de ce projet ....Travailler sur cette "Vie de Femme et en faire un spectacle" ??? ....Pensez vous que 2014 permettrait cette collaboration ?? Je suis quelqu'un de très sensible aux "signes" , (c'est d'ailleurs comme ç'a que je suis arrivée vers SAND ) Bien à vous et Belle Année Merci de m'orienter vers les bonnes personnes, si vous êtes intéressée par cette proposition et les suites à donner pour mettre en place une ébauche de projet ? Cordialement

  • Ajouter un commentaire

    Actualiser Saisissez les caractères contenus dans l'image ci-dessus. Tapez les caractères que vous voyez dans l'image; si vous ne pouvez pas les lire, soumettez le formulaire et une nouvelle image sera générée. Pas sensible à la casse.  Passer à la vérification audio.