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Karoline Georges, auteure maskoutaine, remporte un troisième prix pour son roman : De synthèse

Anne-Marie Aubin

Le prix Arlette-Cousture, décerné à l’auteur(e) d’un roman, d’un récit littéraire ou d’un recueil de nouvelles, a été remis à Karoline Georges pour De synthèse, publié en 2017 aux éditions Alto. L’événement s’est déroulé le 16 mai dernier, à l’occasion de la remise des Grands Prix du livre de la Montérégie qui avait lieu à la Maison de la culture de Longueuil.

Le jury a vu en De synthèse « une métaphore résolument contemporaine sur le désir de s’effacer et celui d’exister. On assiste chez la fille à la création d’une femme-image parfaite dans un univers virtuel et, en parallèle, à la dégénérescence de la mère en fin de vie. Un traitement unique, à la fois poétique et chirurgical, froid et touchant. »

Un riche printemps pour Karoline Georges

En plus du prix Arlette-Cousture, du prix Jacques-Brossard (de la science-fiction et du fantastique québécois) ainsi que du prix Aurora Boréal, De Synthèse sera bientôt traduit en anglais par la maison d’édition Coach House à Toronto qui vient d’en acquérir les droits anglophones. Voilà beaucoup d’émotion pour Karoline Georges qui reçoit tous ces honneurs :
«Je suis très contente et très émue… J’aurais aimé que ma mère le sache, elle aurait été tellement fière! J’ai écrit ce roman pour rendre hommage à ma mère, pour tenter de faire mon deuil, à ma façon, par la création. Les prix qu’on accorde au roman contribuent en quelque sorte à concrétiser cet hommage. Et c’est précisément ce qui m’émeut!»

Sous béton chez Folio SF

De plus, son roman  Sous béton (Alto), finaliste au Prix des libraires du Québec 2012, vient de paraître chez Folio SF aux côtés de grands auteurs tels Isaac Asimov et Ray Bradbury.  Son texte est le premier roman québécois à paraître dans cette prestigieuse collection de science-fiction.  Karoline rentre tout juste du festival Les Imaginales, en France.

«Cette année, le Canada était à l’honneur et je faisais partie de la délégation invitée. J’y allais pour présenter Sous béton, qui vient de paraître chez Folio SF. J’ai participé à plusieurs tables rondes et entrevues filmées, notamment avec la Libraire Mollat et le site web ActuSF, et j’ai multiplié les rencontres avec de nombreux acteurs de la scène littéraire internationale. C’était plutôt intense! J’ai aussi découvert des écrivains fascinants que je vais m’empresser de lire dans les prochains jours, notamment Léo Henry, qui vient de publier le très intrigant Hildegarde chez La Volte.»

Tout ce tourbillon autour de ce roman n’est pas un hasard, il se révèle l’aboutissement de plusieurs années de labeur. L’auteure confie être très stimulée dans sa démarche de création :   

«Il y a eu quelques moments de  stupeur. C’est ce que je ressens à l’annonce d’une excellente nouvelle. Je mets un moment avant d’assimiler l’information…parfois même des semaines! Mais ça se transforme ensuite en carburant. Donc, la période que je traverse est très énergisante. Ça m’a donné envie de rénover mon bureau d’écriture, de mieux m’installer pour écrire mon prochain roman. Concernant la pression, elle ne vient jamais de l’extérieur… j’en génère moi-même suffisamment pendant l’acte de création! J’ai besoin d’aller au bout du bout de chaque projet et, pour ce faire, je remets tout en question mille fois…

De retour au calme dans son tout nouveau bureau, Karoline Georges a quelques projets en chantier :

«Je commence à explorer la création en réalité virtuelle et poursuis mes recherches pour un nouveau roman qui s’intéresse au corps augmenté, au devenir du nucléaire comme source énergétique et à l’intelligence artificielle en travers du tout…»

Si vous n’avez pas encore lu De Synthèse, je vous invite à lire l’article paru dans le journal Mobiles :

http://journalmobiles.com/culture/karoline-georges-conjugue-virtuel-et-r...

Karoline Georges qui reçoit le prix  Arlette-Cousture à côté de Linda Amyot, présidente de l'Association des Auteurs de la Montérégie, lors de la remise de prix le 16 mai dernier.

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