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L’art visuel bien en vue au Cégep de Saint-Hyacinthe

Catherine Courchesne

Le Cégep de Saint-Hyacinthe regorge d’œuvres d’art qui valent de l’or… et la peine de se déplacer pour les voir. On en découvre la richesse avec Diane Dumas, directrice des Services administratifs et responsable du comité des œuvres d’art, et Marie-Ève Charron, enseignante en Arts visuels et médiatiques.

La collection d’œuvres d’art visuel contemporain du Cégep de Saint-Hyacinthe est impressionnante : 35 œuvres variées (peinture, gravure, dessin, photo, sculpture, imagerie numérique), exposées un peu partout dans l’établissement, qui témoignent de la vitalité de l’art québécois. Mais comment ces œuvres sont-elles acquises et dans quel but ?

L’art de l’acquisition

Depuis sa fondation en 1968, le Cégep de Saint-Hyacinthe investit dans l’art québécois. Ainsi, année après année, la direction injecte une part du budget destiné à l’achat d’équipement dans l’acquisition et la collection d’œuvres d’art visuel contemporain. « Lorsque le montant amassé est substantiel, on se permet d’enrichir notre collection », explique Diane Dumas.

La collection d’œuvres d’art visuel contemporain du Cégep de Saint-Hyacinthe est impressionnante : 35 œuvres variées (peinture, gravure, dessin, photo, sculpture, imagerie numérique), exposées un peu partout dans l’établissement, qui témoignent de la vitalité de l’art québécois. Photo : Nelson Dion

C’est ce qui s’est passé au printemps dernier, lorsque le Cégep a agrandi sa collection de 12 œuvres d’une valeur totale de 25 000 $, toutes choisies selon des critères bien précis, comme leur qualité, leur valeur didactique, historique et marchande, et les matériaux utilisés. « Sur les 425 œuvres reçues, en choisir 12 a été un processus déchirant », avoue Mme Dumas, responsable du comité de travail relatif à l’acquisition, à la conservation et à la diffusion des œuvres d’art visuel contemporain du Cégep, dont l’enseignante Marie-Ève Charron fait également partie.

L’art de l’éducation

Affichées dans des espaces ouverts accessibles à l’ensemble de la communauté collégiale, les 35 œuvres rehaussent la qualité de vie du lieu d’études, tout en étant un outil éducatif inestimable. En effet, selon Marie-Ève Charron, l’art visuel contemporain pose des questions sur le monde permettant aux étudiants de développer leur capacité d’analyse, leur esprit critique, leur sens du goût, leur créativité et leur dimension citoyenne. « Bref, les œuvres d’art du Cégep sont loin d’être seulement décoratives ! Elles aident à former les citoyens, les artistes et les travailleurs culturels de demain. D’ailleurs, parmi les artistes professionnels exposés, se trouve une ancienne étudiante du Collège, Véronique Chagnon Côté. »

Outre les 35 œuvres professionnelles de la collection, le Cégep expose, chaque session, celles des étudiants en cours de formation. « Un processus qui engendre fierté et émulation, souligne Mme Charron. En plus, certaines de ces œuvres seront mises en valeur lors de l’Intercollégial d’arts visuels qui aura lieu ici même, au Cégep de Saint-Hyacinthe. » L’événement, qui se déroulera du 3 au 12 mai 2019, regroupera 96 œuvres provenant d’étudiants de 32 cégeps, afin de promouvoir la création en arts visuels et de souligner la qualité des réalisations collégiales. Les étudiants participants auront la chance d’assister à des ateliers, des conférences, des visites de musées, des performances et une exposition. « Nous avons bien hâte à cet événement, affirme Diane Dumas. Tout comme nous avons hâte à notre prochaine vague d’acquisition d’œuvres professionnelles pour enrichir, encore une fois, notre collection… »

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À noter

Bien que la collection d’œuvres d’art du Cégep profite surtout à la communauté collégiale, elle est ouverte à l’ensemble de la population.

Galerie

  • Oeuvre de Véronique Chagnon Côté, Le dôme, 2012. acrylique sur toile.
    Oeuvre de Véronique Chagnon Côté, Le dôme, 2012. acrylique sur toile.

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