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Livre

Le Bon Gros Géant, du roman à l’écran

Anne-Marie Aubin

Il y a 100 ans naissait Roald Dahl

Laissez-moi vous présenter mon auteur jeunesse fétiche.  Né au Pays de Galles en 1916, décédé en 1990, Roald Dahl a publié de nombreuses nouvelles, des scénarios de cinéma, de télévision et plusieurs livres pour la jeunesse. Ses grands succès, Sacrées sorcières, Charlie et la chocolaterie, Matilda, James et la grosse pêche … ont été adaptés au cinéma et traduits en plusieurs langues à travers le monde. Cet été, Le BGG, Le Bon Gros Géant, est à l’affiche sur nos écrans de cinéma, je vous invite donc à lire ou relire cet excellent roman. 

Humour désopilant

Affiche - Le Bon Gros Géant Dahl est un exemple de résilience devant les drames de sa vie : enfance difficile,  victime d’abus d’autorité, décès de sa fille Olivia âgée de 7 ans (Le BGG lui est d’ailleurs dédié).Handicap mental de son fils Théo âgé de 2 ans victime d’un accident de voiture à New-York (James et la grosse pêche lui est dédié) et son épouse la comédienne Patricia Neal, victime d’une hémorragie cérébrale.  Toujours du côté de la vie, du plaisir et des enfants, l’auteur s’amuse à dénoncer les comportements adultes avec un humour féroce au grand plaisir des lecteurs. Aussi 10% de tous les droits d’auteur de ses livres vont à la Roald Dahl Charitable Trust une association caritative anglaise aide financièrement de nombreux organismes oeuvrant auprès des enfants dans le besoin.   

Au pays des géants

Le roman débute en pleine nuit, dans un orphelinat de Londres alors que Sophie aperçoit une ombre à travers la fenêtre. Cette silhouette géante vêtue d’une cape noire approche sa main énorme de la fenêtre et saisit la petite Sophie. D’abord effrayée par ce géant qui la conduit dans sa grotte, la petite fille découvre un individu très gentil géant qui se distingue des autres habitants du Pays des Géants lesquels dévorent les humains. Le BGG possède un odorat très fin, des oreilles flexibles, une trompette pour souffler des rêves dans les chambres d’enfants pendant leur sommeil. Ce mystérieux personnage bouscule l’orthographe et les mots de façon humoristique et poétique.

« Tout dépend de la taille des hommes de terre. Les hommes de terre japonais, par exemple, sont tout petits et un géant doit avaler environ six Japonais avant d’être rassasié. D’autres, comme les Norvégiens ou les Amers requins sont beaucoup plus grands et généralement, deux ou trois d’entre eux font un bon casse-croûte.»

Une visite chez la Reine

Sophie et le BGG deviennent des amis inséparables et construisent des projets fous dont celui d’aller à Londres voir la Reine et l’avertir du danger que représentent les géants.  Le BGG salue la reine ainsi : 

« - Ô Majestueuse! S’écria le BGG. Ô Reine! Ô Monarquesse! Ô Souveraine en or! Ô Cheftaine d’État! Ô Emperesse! Ô Sultane!...»

Les illustrations de Quentin Blake ajoutent humour et frayeur à ce récit fantastique, petits et grands apprécieront le chapitre chez la Reine d’Angleterre. Voilà un roman merveilleux pour tous les publics, à lire avant ou après avoir vu l’adaptation cinématographique. 

 

Roald DAHL.  Le BGG. Le Bon Gros Géant. Illustré par Quentin Blake. Traduction de Jean-François Ménard. Gallimard jeunesse, 2016, 254 pages.  

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