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L’ÉCOLE DE THÉÂTRE DU CÉGEP DE SAINT-HYACINTHE PRÉSENTE RHINOCÉROS

la Rédaction

Les finissants de l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe vous invitent à leur deuxième spectacle de la saison 2012-2013, Rhinocéros, d’Eugène Ionesco, dans une mise en scène de Michel-Maxime Legault.

 Né en Roumanie, devenu l’une des figures de proue du théâtre de l’absurde, Eugen Ionescu (1909-1994) restera toute sa vie marqué par ses origines, son expérience du totalitarisme et sa pratique religieuse orthodoxe, même en terre parisienne où sa famille s’est réfugiée dans son enfance. De retour en Roumanie, après que son père, toujours du côté du pouvoir politique, ait abandonné sa mère française et obtenu la garde de ses enfants, il y demeurera jusqu’en 1938. Quand il revint en France pour préparer une thèse sur les thèmes du péché et de la mort dans la poésie française depuis Baudelaire, il écrivait déjà de la poésie et des articles de revue depuis une dizaine d’années. La Seconde Guerre mondiale le ramène en Roumanie où il séjournera pour son malheur jusqu’en en 1942. Le théâtre devient alors son médium de prédilection, avec La Cantatrice Chauve en 1948. Bientôt, il se fera naturaliser français. Un grand nombre de ses œuvres seront publiées dans les Cahiers du Collège de Pataphysique. Eugène Ionesco devra commencer à défendre son théâtre en 1958, l’année même de l’écriture de Rhinocéros. Ses doutes métaphysiques se traduisent-ils d’une manière semblable chez lui comme chez Bérenger, le seul homme qui résiste à être atteint par la pandémie de rhinocérite? Ce mal mystérieux transforme peu à peu les habitants d’une ville paisible en bêtes qui suivent le troupeau...

 

Je pensais qu’il était bizarre de considérer qu’il est anormal de vivre ainsi continuellement à se demander ce que c’est que l’univers, ce qu’est ma condition, ce que je viens faire ici, s’il y a vraiment quelque chose à faire. Il me semblait qu’il est anormal au contraire que les gens n’y pensent pas, qu’ils se laissent vivre dans une sorte d’inconscience.


         Eugène Ionesco

 

Michel‑Maxime Legault signe la mise en scène. photo : Cathy Seney Après avoir signé l’an dernier la création de Warwick, de Jean-Philippe Baril-Guérard, à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe (repris à la Salle Fred-Barry en janvier 2013), Michel‑Maxime Legault s’attaque cette fois à ce texte de répertoire dont l’actualité reste toujours de mise. Les jeunes générations d’auteurs et d’interprètes sont attirées par son talent, ses qualités de directeur d’acteur, son sens du rythme et de l’espace. Cet acteur, chanteur et metteur en scène (aussi diplômé d’une 9e année de piano classique à l’École de musique Vincent-d’Indy), enseigne le jeu théâtral tout comme le jeu scénique d’opéra, et joue tant au théâtre qu’à la télévision. Michel-Maxime Legault est sorti du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2005. Cofondateur du Théâtre de la Marée Haute (Kvetch, Rapsodie-Béton, Top-Dogs, Kick), il a mis en scène, entre autres, Liaisons pornographiques, Le chemin des passes dangereuses, Le spectateur condamné à mort, Les Conjoints, Comment je suis devenue une touriste et Les Grosses Geishas.

 Durant les répétitions. photo : Cathy Seney

Représentations : Du mardi 22 au dimanche 27 janvier 2013 à 20 h (matinée le dimanche à 16 h) à la salle Léon-Ringuet du Cégep de Saint-Hyacinthe – 3000, avenue Boullé

Réservations : 450 773-6800 ou 514 875-4445 (Rive-Sud et Montréal), poste 2408
Tarifs :     10 $ (5 $ sur présentation de la carte d’étudiant) 

Les billets sont en vente à la Coopérative étudiante du Cégep et à l’entrée de la salle les soirs de représentation.

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