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L’été et les camps de vacances

Anne-Marie Aubin

Avec l’arrivée des vacances, plusieurs jeunes  participeront au camp de jour de leur municipalité et d’autres iront à un camp de vacances à la campagne. Que ce soit à titre de campeur ou de moniteur, tous conservent des souvenirs  marquants de ces expériences.

Martine Latulippe  a déjà travaillé dans un camp d’été et avoue s’être servie de ses expériences personnelles pour créer ce 3e tome de la série «Émilie-Rose»  intitulé : Le camp, Patch, la chèvre et moi.   Voilà un récit intéressant à raconter au camp de vacances, un épisode par soir au coin du feu. Sourires garantis!

Un été rempli d’imprévus

Émilie-Rose a tout pour être heureuse : elle vient de terminer son secondaire, Arthur - son si-beau-et-si-charmant voisin - l’a accompagnée à son bal de graduation, mais pourtant  ce début de vacances la rend bien triste. Elle se sent seule au monde car Béa, sa meilleure amie, va travailler au camp de vacances tout l’été et  Arthur part pour six semaines en Ontario dans une école d’immersion en anglais. Ah que l’été sera long! Six semaines sans voir ni embrasser Arthur… c’est trop long!

Émilie-Rose- Rosie pour les intimes- se résigne à travailler à la librairie de  son grand-père, mais quelques jours après le départ de son amie Béa, voilà qu’elle la réclame au camp de vacances.  Une monitrice s’est blessée et il faut vite la remplacer. Notre héroïne accepte de relever ce défi et va rejoindre Béa à l’Île d’Orléans au Camp Saint-François.

Les aventures du camp

Martine Latulippe.Rosie s’adapte rapidement au rythme du camp, à l’équipe de travail, au camping sauvage, aux animaux et aux campeurs qui changent toutes les semaines. L’été  passe très vite, toutes sortes d’aventures et de mésaventures surgissent, si bien que Rosie trouve à peine le temps d’envoyer quelques très brefs courriels à son beau Arthur.

«J’ai l’impression d’habiter ici depuis toujours l  J’en oublie presque tout le reste, ma routine habituelle, mes parents, la librairie, Tonio, ma petite Alice et même mon si-craquant-et-si-absent voisin me semblent à des années-lumière.»

Dans l’équipe du camp,  Loïc, un moniteur excentrique,  très extraverti, excellent improvisateur, attire l’attention de Rosie et la trouble. Grâce à lui, elle vainc sa timidité et laisse aller sa créativité. Loïc- surnommé Patch - se passionne pour le médecin  américain Hunter Patch Adams qui a soigné l’âme et le corps des gens en les faisant rire avec ses habits de clown.

Vacances estivales à la campagne

Les enfants comme les moniteurs apprennent beaucoup dans ces brefs séjours au camp. Certains sont attachants, comme Derek qui  y passe tout l’été car les choses ne vont pas très bien dans sa famille d’accueil. Il se confie à Rosie dans un discours plus mature que son âge, ce dernier  touche beaucoup la jeune monitrice.

Rosie, jeune adolescente, raconte son récit, ses humeurs, ses angoisses au jour le jour. Cette narration à la première personne et au présent installe une complicité avec les jeunes lecteurs.   De plus, il y a quelque chose d’universel dans ces expériences. Pendant la lecture de ce roman jeunesse très féminin me revenait en mémoire le roman graphique autobiographique de Michel Rabagliati, Paul a un travail d’été, qui raconte au masculin un scénario très semblable. La première expérience d’un moniteur de camp, les difficultés à affronter la vie dans la nature, la vie de groupe, les défis à relever, les peurs à affronter,  l’attachement pour un enfant différent, la découverte de l’amour… Des étés marquants, inoubliables et parfois décisifs dans le parcours d’une personne. 


Martine Latulippe. Le camp, Patch, la chèvre et moi. Éditions FouLire, 2014, 174 p. (Émilie-Rose)
Michel Rabagliati. Paul a un travail d’été. La Pastèque.

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