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MAXIME-CLAUDE L’ÉCUYER À TROUVILLE

L’homme et la bête

Francis Plante

Quelques mois après nous avoir présenté L’état des lieux dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, Maxime-Claude L’Écuyer récidive avec Suki, son plus récent court-métrage. Cette fois-ci, c’est de l’autre côté de l’océan qu’il ira présenter son film dans le cadre du 13e Off-Courts Trouville qui aura lieu en France du 31 août au 8 septembre prochain.

« Avoir la chance d’aller sur place présenter mon court-métrage » lance-t-il, « sera l’occasion privilégiée de faire des rencontres avec des distributeurs potentiels, des programmateurs issus d’autres festivals européens […] ». De petit festival qu’il était au départ, Off-Courts Trouvilleest devenu un incontournable dans le réseau des festivals de courts-métrages. Avec une programmation articulée autour de la relève en cinéma et en nouveaux médias de France et du Québec, ce festival se veut un véritable pont de création entre les deux continents. « Ce sera pour moi un tremplin pour la carrière de mon court-métrage. J’ai eu la chance d’y présenter un autre court-métrage en 2008 [et ce fut] un point tournant dans le rayonnement de mon film à l’étranger » d’ajouter le maskoutain d’origine.

Mettant en vedette Benoit Saint-Hilaire, Suki raconte l’histoire d’un homme aux prises avec la décision déchirante d’un choix à faire relativement à l’état de santé défaillant de son fidèle compagnon canin. La douleur morale et l’ambivalence conduisent le protagoniste à puiser en lui le courage et la compassion nécessaires pour assumer son choix. Réalisé dans la pure tradition de la production indépendante, le film de 13 minutes nous conduit à une poignante réflexion sur la signification que l’on attribue à l’attachement. S’en dégage une observation sur notre capacité à déterminer le degré de souffrance d’un animal versus notre désir de le maintenir en vie pour différer la douleur… Le peu de dialogue confère au film une intensité qui amène le spectateur à être le témoin immédiat de ces altérations respectives dans lesquelles évoluent les deux protagonistes du film. L’accent est mis sur les subtilités de la mise en scène et quant à la trame sonore, signée Carl Bastien, elle vient accentuer cette émotion qui était déjà puissamment captée à travers l’utilisation seyante des gros plans.

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Maxime-Claude L’Écuyer

En attendant de voir jusqu’où son plus récent court-métrage le mènera, Maxime-Claude L’Écuyer travaille au développement de son premier long métrage intituléPentimento. Il travaille également comme monteur image et a aussi collaboré à de nombreux documentaires et longs métrages primés. Surveillez son site web pour plus de détails quant à la mise en ligne prochaine de son film...

http://maximeclaudelecuyer.com/?p=404

http://www.off-courts.com/index.php...

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  • Re: L’homme et la bête

    Bravo aux créateurs d’ici qui s’illustrent à l’étranger et longue vie au cinéma indépendant !

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