• Culture
2 décembre

Lire un album, un moment privilégié

Anne-Marie Aubin

Le grand livre illustré constitue un petit théâtre entre vous et votre petit. Le livre ouvert forme un triangle intime entre le parent et l’enfant, à chaque page s’ouvre une nouvelle scène comme au théâtre. L’enfant éprouve un grand plaisir à écouter le récit dans les bras de sa gardienne, de son parrain ou d’une éducatrice.  En observant les détails des illustrations, le petit réagit, gazouille, rigole…  La curiosité grandit doucement d’un album à l’autre, le plaisir aussi.


Habituellement cette période se passe très bien et les enfants adorent se faire raconter des histoires, cependant les choses changent souvent lorsque l’école commence. Il devient alors doublement important de continuer à regarder des albums avec l’enfant tout en l’accompagnant dans ses devoirs.

Les héros sériés sur mesure

Tout le monde connaît Martine et Tintin.  Les éditeurs savent bien comment fabriquer des héros qui ressemblent aux jeunes.  Pour l'apprenti lecteur, il est toujours rassurant de retrouver un héros dont il a déjà lu les aventures : il  va naturellement vers les nouveaux épisodes qu'il n'a pas encore lus, instinctivement sachant qu’il ne sera pas déçu, comme s’il allait rejoindre son meilleur ami.


CHARLOTTE

 Dans la collection klaxon, les éditions de la Bagnole offrent deux nouveaux épisodes de la série Charlotte pour les lecteurs débutants. Charlotte partout!  propose un survol des lieux qui se nomment Charlotte. Tatie Katie qui voyage beaucoup, présente à Charlotte ses cartes postales de voyage :  Charlotte Harbor en Floride, Charlottetown à l’Île-du-Prince-Édouard, Port Charlotte en Écosse… La petite Charlotte est bien étonnée d’apprendre que ces endroits ont été nommés ainsi en l’honneur de princesses ou de reines qui portaient le même prénom qu’elle: Charlotte.
Visiblement déçue, notre héroïne part en avion avec sa tante  Katie à la recherche d’un endroit qui soit vraiment nommé Charlotte en son honneur. Heureusement Tante Katie saura sauver la  situation et faire un grand plaisir à Charlotte.
Chapeau Charlotte!  présente la grand-mère de Charlotte qui confectionne des chapeaux. Mami Bibi apprend à sa petite fille qu’une charlotte est un bonnet d’intérieur que les dames portaient à une autre époque pour cacher leurs cheveux. Charlotte est bien déçue: «Moi, j’aime les chapeaux qui font rêver! » Sa grand-maman lui présente alors sa collection de couvre-chefs des quatre coins du monde.  Du képi à la toque, du turban au haut-de-forme,  tous ces chapeaux sont drôlement plus intéressants que la charlotte en dentelle, petit chapeau d’intérieur. Mais un chapeau pour la vraie Charlotte doit être unique, c’est ce que mamie Bibi a compris, elle inventera un chapeau juste pour sa petite fille. Quelle belle surprise!


Rose-Fushia et la différence

Il est des héroïnes qui portent bien leur nom, c’est la cas de Rose-Fushia et la nouvelle école, récit présentant une héroïne qui a des pétales presque pourpres sur la tête.  Tout son entourage trouve que cela lui va bien et respecte sa différence. Un jour, sa famille déménage et Rose-Fushia doit changer d’école.  Affronter les gens inconnus dans l’autobus, dans la classe, à la cafétéria… tout est terrible dans son cœur de  petite fille, mais elle n’est pas seule au monde,  heureusement!

Ces enfants venus d’ailleurs

Dans ce second épisode, Rose-Fushia s’adapte très bien à sa nouvelle école, a une meilleure amie Marie-Anh  et  même un amoureux, Thomas.   Dans Rose-Fushia et les mamans, Linda Amyot démontre comment la vérité peut parfois blesser.
Un jour dans la cour d’école, Marie-Ahn pleure, Caroline lui a dit :
- Ta maman, c’est même pas ta vraie maman!
À partir de ce moment, Rose-Fushia remarque que les yeux de son amie Marie-Ahn ne sont pas comme ceux de sa maman, ni de son papa.  Sa maman lui explique :
- Tu vois ma Rosilou, il y a des pays où les gens sont très, très pauvres. Ils n’ont pas d’argent. Pas de vêtements pour leurs enfants. Même pas de nourriture ni de lait. Alors, souvent, les mamans vont porter leur bébé à l’orphelinat. Pour qu’il ne meure pas de faim.
Rose-Fushia apprend que peu importe qui est la maman biologique ou adoptive, car comme dit Linda Amyot : « les histoires de mamans, c’est toujours des histoires d’amour.»

Une belle histoire pour aborder la question de l’adoption.

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