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Portraits de femmes du Studio B. J. Hébert, une exposition virtuelle

la Rédaction

Si votre famille est établie à Saint-Hyacinthe depuis longtemps, il y a fort à parier que des photos provenant du Studio B. J. Hébert se retrouvent dans vos albums souvenirs. C’est l’une des choses émouvantes de cette exposition virtuelle, les visages, les portraits, sont ceux de véritables maskoutaines, riches ou pauvres, jeunes ou vieilles, toutes belles à leur manière. Ces photos ont une âme, oserions-nous dire, et sont, bien souvent, tout ce qui reste de ces femmes qui ont contribué à leur façon à la vie de notre ville.

Coproduite par EXPRESSION et le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, et commissariée par Lucie Bureau, cette exposition, accessible gratuitement sur internet (http://studiobjhebert.histoiredemaska.com) nous présente des portraits de femmes réalisés entre 1905 et 1941. Si l’on peut avoir accès à toutes ces images, c’est grâce au Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, qui a bataillé fort pour rapatrier le Fonds B. J. Hébert au début des années 2000, et qui maintenant le conserve précieusement, l’utilise pour mettre en valeur le patrimoine maskoutain. Il comporte environ 105 000 pièces, des négatifs, des photographies, des documents textuels, des appareils photo et des objets divers.

Pour faire la sélection des photographies, la commissaire de l’exposition, Lucie Bureau, y est allée par thèmes (la mode, les éléments de décor, les poses, les accessoires) tout en accordant une importance à la qualité esthétique de l’image et à l’état de conservation des photos et des négatifs. Dans la galerie de portraits, le tout nous est présenté par thèmes et de façon chronologique, ce qui nous permet d’apprécier, entre autres, les changements dans la mode, particulièrement dans la coiffure, qui sont parfois spectaculaires. Une galerie de fragments fait ressortir différents autres éléments, auxquels, souvent, on n’aurait pas porté attention, comme les motifs sur les robes et les accessoires, les lunettes… et les retouches ! Car bien avant l’apparition de Photoshop, les photographes retouchaient certaines photos, à la main, pour masquer ou faire ressortir certains éléments. C’était parfois subtil, ou pas.

On peut passer des heures à contempler cette exposition, y revenir et, en la regardant d’un œil neuf, y découvrir de nouvelles choses. Le tout est présenté de façon sobre et élégante, sur un fond noir, ce qui laisse toute la place aux photographies. Les textes de Lucie Bureau sont fort éclairants sur l’histoire du Studio B. J. Hébert, sur le contexte et sur l’époque où les photo ont été prises.

Comme le disait M. Marcel Blouin, directeur d’EXPRESSION, dont l’organisme à coordonné la réalisation de l’exposition, c’est la première collaboration directe entre le Centre d’histoire et son organisme, le premier résultat tangible de ce projet de Musée régional de Saint-Hyacinthe. Et c’est très réussi, ce qui augure bien pour le reste !

En rendant hommage autant au travail du photographe Benoni Joseph Hébert qu’à toutes ces femmes, connues et inconnues qui, souvent dans l’ombre, ont fait l’histoire de notre ville, les deux organismes nous font un immense cadeau, celui de ces trésors patrimoniaux, à temps pour Noël !

 

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  • Re: Portraits de femmes du Studio B. J. Hébert, une ...

    Magnifique, ces belles dames du début du siècle!...le style de ces années là est remarquable! J'ai adoré visionner cet album de portraits de femmes!

  • Re: Portraits de femmes du Studio B. J. Hébert, une ...

    La 29 ieme photo correspond aux personnes suivantes? 4 générations: Angélina Choquette Lussier, Clérinda Lussier Darsigny, Rollande Darsigny et Émélina Choquette (elle porte des lunettes).

  • Re: Portraits de femmes du Studio B. J. Hébert, une ...

    Merci! Je vais transmettre ces informations au Centre d'histoire!

  • Re: Portraits de femmes du Studio B. J. Hébert, une ...

    C'est une photo que ma famille possède depuis qu'elle a été prise au Studio Hébert. La petite fille est bien ma sœur Rollande née le 20 août 1928 avec ma mère Clérinda Lussier Darsigny, née le 19 décembre 1903) sa mère (assise à droite) Angélina Choquette Lussier, née le 9 avril 1879, et sa grande-mère (mon arrière-grand-mère) Émélina Malo Choquette, née le 10 août 1855, à Saint-Damase.

  • EXPOSITION

    I l me semble que nous les petits enfants de Joseph Benoni Hébert aurions dû être les premiers informés de cette exposition.moi mon grand-père màmenait avec lui au studio à pied de sa maison du 2300 dessaules jusqu`a son studio de la rue cascade.Il m`assoyait sur un petit banc à ses cotés et travaillait sur ces négatifs sur sa table lumineuse.Je l`observait travailler ,j`aimais beaucoup mon grand-père .Lucie Hébert

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