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PROJET DU MUSÉE RÉGIONAL

UN MUSÉE , quossa donne ?

« Nous vivons dans un âge pourri. Les jeunes ne respectent plus leurs parents. Ils sont effrontés et impatients. Ils passent leur temps aux tavernes et n’ont aucune maîtrise d’eux-mêmes. »

Jeux questionnaire : Ces paroles ont été prononcées par un homme d’un âge certain...

  1. La semaine dernière au carrefour des Galeries de Saint-Hyacinthe, dans un groupe de convives qui discutaient de la grève étudiante ?
  2. Par votre grand-père, dans un moment d’impatience, il y a soixante ans ?
  3. Il y a plus de deux mille ans. On a retrouvé cette citation pendant des fouilles effectuées dans un pays du Moyen-Orient ?
  4. Il y a six mille ans. On a retrouvé l’inscription sur une tombe égyptienne. Elles ont été rapportées par Buckminster Fuller dans I seem to be a verb.

Si vous avez donné la réponse numéro 1, 2, 3 ou 4, vous avez probablement tout bon. Mais la dernière — la numéro 4 — m’a été remise par mon ami Marcel Blouin, directeur d’Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, dans le numéro 1 du volume 1 de la revue Ciel Variable, qu’il a fondé, avec d’autres jeunes gens, en 1986 et qui en est actuellement à son 89e numéro.

Pourquoi toute cette histoire ? Pour répondre à la question initiale qui m’a été adressée par le Journal Mobiles : À quoi sert un musée ? En quelques mots je vous dirai que ça sert à voir, à éprouver du plaisir, à comprendre, à se souvenir. En fait, il y en a de toutes les sortes des musées : Musée d’archéologie, d’astronomie, d’arts visuels, de musique, d’histoire, etc. Tous cependant ont ceci en commun qu’ils servent à soutenir la mémoire et la connaissance, à donner de la profondeur et de l’ampleur à la pensée, cette merveilleuse machine humaine qui permet de prendre les meilleures décisions possibles dans notre vie personnelle et collective.

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L’auteur, Léandre Dion est entre autres président des Amis du Musée

On ne peut parler de la direction dans laquelle on marche, sans prendre en considération un point de départ connu et un point d’arrivée souhaité. Il en est des collectivités comme des personnes : Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. L’héritage que nous ont laissé ceux qui ont bâti la société, la ville de Saint-Hyacinthe et les villages maskoutains marqués par la qualité de vie, l’importance accordée aux services à la jeunesse et aux besoins des aînés, tout cela n’a pas grandi tout seul comme un champignon. Il en a fallu des efforts et du temps pour en arriver à ces résultats.

Le Musée régional de Saint-Hyacinthe — projet sur lequel nous travaillons, confiants de le voir s’ériger en terre maskoutaine — nous aidera à célébrer cet héritage, à le rappeler à ceux qui grandissent, à le faire connaître à ceux qui, venant de très loin, ont décidé d’ériger leur demeure parmi nous.

Conscients de notre histoire, nous serons mieux à même d’interpréter les signes que nous fournissent les artistes d’aujourd’hui qui, à travers leurs œuvres tentent d’inventer l’avenir.

Quelle meilleure occasion que celle de la semaine mondiale du musée pour réaffirmer que le projet maskoutain de musée du Patrimoine et de l’art contemporain — le Musée régional de Saint-Hyacinthe — n’est pas le rêve de seulement quelques personnes, mais celui, aussi, de la population qui se rassemble dans le groupe des Amis du Musée (info@lesamisdumusée.org). Nous voulons mettre en place une institution régionale, mais à caractère national afin de rendre hommage au rôle national joué par notre belle région dans la construction du Québec d’aujourd’hui.

Léandre Dion, président des Amis du Musée

 

Post-Scriptum: 

Ce texte est pour souligner le 18 mai, la journée internationale des musées

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