• Environnement
Bannissement des sacs en plastique :

Le meilleur sac est celui qu’on n’utilise pas

Alexandre D'Astous

L’Association canadienne de l’industrie des plastiques (ACIP) demande à toutes les municipalités qui ont banni le sac en plastique mince de revenir sur leur décision en se basant sur l’analyse du cycle de vie (ACV) rendue publique récemment par Recyc-Québec. Cette analyse prouve que le sac d’emplettes classique en plastique mince (17 microns) est le meilleur sac sur les plans environnemental et économique.

« La science a parlé. Les municipalités ont maintenant reçu des directives du gouvernement du Québec qui montrent que le bannissement des sacs en plastique minces a de graves conséquences sur l’environnement. Elles disposent maintenant des données scientifiques et des faits dont elles ont besoin pour prendre la bonne décision sur ce qui constitue le meilleur sac écologique, c’est-à-dire le sac de plastique de 17 microns », commente Marc Robitaille, président d’Omniplast, une entreprise de la région de Montréal, et porte-parole de l’ACIP.

L’étude a été réalisée par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG). « L’étude visait à permettre une discussion ouverte et éclairée sur les sacs d’emplettes et leur utilisation. Il y a beaucoup de choses qui se sont dites et écrites depuis la publication de l’étude, mais ce qu’il faut retenir, c’est que le meilleur sac est celui qu’on n’utilise pas. Donc, pas de sac ou moins de sacs demeure le comportement à adopter. Il faut adopter des façon de faire visant une réduction à la source, le réemploi, le recyclage et la valorisation », affirme Sophie Langlois-Blouin, vice-présidente Performance des opérations chez Recyc-Québec.

Recyc-Québec réclame la non-utilisation

Avec cette étude, Recyc-Québec souhaite que les municipalités puissent mieux évaluer la pertinence d’adopter une politique de bannissement du sac en plastique conventionnel et prévoir des options de remplacement à faible impact sur l’environnement. « Nous recommandons aux détaillants de poursuivre les efforts, entrepris dans les dernières années, ayant mené à la réduction globale de l’utilisation des sacs d’emplettes et à l’adoption des sacs réutilisables au Québec, dont, notamment, d’inviter les consommateurs à ne pas utiliser de sac lorsque cela est possible, de demander aux consommateurs s’ils ont leur sac réutilisable ou d’ajouter un coût à défrayer par le consommateur pour l’utilisation de sacs jetables », précise Mme Langlois-Blouin.

Recyc-Québec estime que les municipalités qui choisissent de mettre en place un règlement de bannissement pourront utiliser les données de l’étude pour sensibiliser les commerces à l’utilisation de certains sacs ou d’un autre matériel pour les petites et grandes emplettes. « Notre mission est d’outiller les municipalités dans la gestion de leurs matières résiduelles. Notre rôle consiste à encourager la réduction à la source et de fournir aux municipalités, aux organismes et aux institutions, les données nécessaires pour prendre les décisions les plus éclairées », ajoute Mme Langlois-Blouin.

« Le comportement des Québécois quant à l’utilisation des sacs d’emplettes a grandement évolué dans les dernières années, et des initiatives, comme le Code volontaire de bonnes pratiques sur l’utilisation des sacs d’emplettes, adopté par l’industrie, ont permis de réduire de 50 % les sacs d’emplettes utilisés au Québec et de favoriser une utilisation plus répandue des sacs réutilisables », commente la présidente-directrice générale par intérim de RECYC-QUÉBEC, Sonia Gagné.

Écrire un commentaire >

Ajouter un commentaire