• Environnement

Le transport en action — des déplacements qui ont du muscle !

Caroline Laplante

À l’heure où les citoyens de nombreuses villes comme Saint-Hyacinthe réfléchissent à la transition du pétrole à un mode énergétique plus écologique pour les transports, le vélo utilitaire est une solution à prendre en considération. Ce type de transport contribue à diminuer le nombre d’embouteillages, à contrer l’absentéisme au travail, à renforcer la cohésion sociale et à rendre les quartiers plus sécuritaires. On remarque également que plus le nombre de cyclistes augmente, moins il y a d’accidents, selon différentes études. Quand on se déplace de façon active 30 minutes par jour, on réduit de moitié les risques de maladies cardiovasculaires. Au Québec, presque un million de travailleurs vivent à moins de cinq kilomètres de leur lieu de travail, une ballade d’au plus 25 minutes à vélo. À Montréal, le tiers des déplacements pourraient d’ailleurs se faire à vélo — déplacements sur courte distance, sans passager, sans objet à transporter —, d’autant que près de la moitié des Québécois croient qu’il est important d’encourager le vélo utilitaire pour aller au travail, faire les courses ou encore aller à l’école. On peut imaginer un bel avenir pour le transport actif.

Évidemment dans une région mi-rurale, mi-urbaine, comme la grande région de Saint-Hyacinthe, on peut croire que le transport actif est quelque peu utopique. Le réseau cyclable maskoutain, par ailleurs, compte environ 55 kilomètres de pistes en plus des rues tranquilles qui sont facilement cyclables. Plusieurs villages entourant la ville sont notamment situés à une vingtaine de kilomètres, ce qui peut permettre des déplacements utilitaires occasionnels quand on sait que rouler 20 kilomètres prend environ une heure.

Marcel, un cycliste « utilitaire » convaincu, nous glisse quelques mots de son expérience : « J’avais 11 ou 12 ans la première fois que j’ai roulé sur une bonne distance. Je voulais aller voir mon ami qui habitait au sud de Montréal alors que j’habitais le quartier Ahuntsic. J’ai pris mon petit bicycle Mustang et j’ai roulé jusque chez lui. Je l’ai fait à plusieurs reprises par la suite. J’ai eu du plaisir à me déplacer de façon autonome, de pouvoir aller où je voulais, quand je voulais. Je réussis toujours à me rendre à destination. C’est un peu plus long qu’en voiture, mais je me rends où je veux par mes propres moyens. Et ça me tient en bonne forme physique, sans compter le plaisir des endorphines ! Les distances, c’est une question de temps. J’ai la chance d’avoir un travail qui est flexible, alors la distance ne me cause pas trop de problèmes. Rouler de chez moi jusqu’à Saint-Hyacinthe prend un peu moins d’une heure. »

 

Post-Scriptum: 
Proportion de la population d’un territoire se déplaçant en vélo :
 Déplacements domicile-travail Montréal : 2,2 %/Montréal (Arr. du Plateau-Mont-Royal) : 9,7 %/Toronto : 1,7 %/Vancouver : 3,7 %/Copenhague : 37 % L’état du vélo au Québec en 2010 : http://www.velo.qc.ca/files/file/vq/VQ_EV2010_fr.pdf Le cyclisme et le patin à roues alignées à Saint-Hyacinthe : http://www.st-hyacinthe.qc.ca/loisirs-et-culture/cyclisme-et-patin-a-rou... Vélo en chiffres : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page_pageid=8957,99637715&_dad=portal...

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  • Re: Le transport en action — des déplacements qui ont du ...

    oui ces cool ca moin daccident égale moin darrestation il devrais plus de piste cyclabe a st-hyacinthe

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