• Environnement

Les centres de la nature de Saint-Hyacinthe

Serge Caya

L’observation des oiseaux et des animaux constitue un loisir qui connaît présentement un véritable engouement auprès de la population. Savez-vous que la Ville de Saint-Hyacinthe compte deux centres de la nature situés seulement à quelques kilomètres l’un de l’autre ?

Le parc Les Salines, le centre le plus connu et à vocations multiples, donne aux utilisateurs la possibilité de pratiquer le ski de fond, le cyclisme, la marche en sentier et l’observation des oiseaux et des animaux. Il présente une immense forêt d’arbres feuillus et inclut aussi un secteur de conifères ainsi qu’un ruisseau. Ce parc a son entrée sur la rue Martineau et ses infrastructures sont modernes.

La paruline jaune (ici, un mâle en plumage nuptial) porte de fines lignes marron sur le ventre. Photo : Nelson Dion Le moqueur-chat, au plumage gris ardoisé et à calotte noire, émet un cri ressemblant au miaulement d’un chat, d’où son nom. Photo : Serge Caya

Le deuxième centre de la nature porte le nom de Boisé-des-Douze ; il se situe au bout de la rue Brouillette, près de l’écocentre. Vocation : nature ! Près du stationnement, on remarque un secteur de hautes herbes et de fleurs sauvages, suivi d’un sous-bois, puis d’une partie avec de grands feuillus matures et un ruisseau en contrebas. Plusieurs sentiers étroits sillonnent ce boisé et privilégient les marcheurs et les photographes.

Les randonneurs observeront une abondante biodiversité. Parmi les oiseaux à découvrir (sans en faire une liste exhaustive), notons les mésanges à tête noire, les sittelles à poitrine blanche, les pics mineurs et les cardinaux rouges qui y passent l’année entière. Quant aux petits mammifères, les lapins à queue blanche, les écureuils gris, les écureuils roux et les ratons laveurs égaieront les sorties des visiteurs qui, peut-être, croiseront aussi un renard !

Depuis la fin mars, des merles d’Amérique, des carouges à épaulettes, des bruants chanteurs, des vachers à tête brune et des quiscales bronzés ont manifesté leur présence. Au ruisseau, quelques canards colverts se font encore discrets, mais y pataugent tranquillement.

En mai, les marcheurs et les photographes verront arriver progressivement des cardinaux à poitrine rose, des pics flamboyants, des tyrans tritris et des orioles de Baltimore. Plusieurs autres espèces feront aussi leur entrée en scène, dont des parulines (parulines bleues, parulines flamboyantes, parulines jaunes), des moqueurs-chats et des jaseurs d’Amérique ! Quand toutes les espèces seront présentes, un véritable concert de gazouillis et de nombreuses scènes de séduction animeront la réserve naturelle du Boisé-des-Douze.

L’ABC de l’observation : vêtements et chaussures appropriés, déplacements trrrès lents, jumelles, guide d’identification et appareil photo.

À vos carnets et bonne randonnée !

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