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Les Papillons

Serge Caya

Des piérides du chou et des monarques dansent déjà au gré du vent et au rythme des fleurs. Les papillons belles-dames, qui ont fait sensation l’été dernier tant ils étaient nombreux, arriveront bientôt et d’autres espèces aussi !

Attardons-nous aux papillons de jour. Savez-vous que les ailes de ces êtres fragiles sont recouvertes de millions d’écailles microscopiques imbriquées les unes dans les autres ? Parfois elles sont colorées, parfois elles sont couleurs terre.

Les papillons belles-dames migreront à la fin de l’été vers le sud-ouest des États-Unis et le nord du Mexique. Photo : Serge Caya

Ces écailles permettent la régulation de la température du corps des papillons, l’attraction de partenaires par leurs couleurs et, dans certains cas, elles servent de camouflage contre des prédateurs. Les couleurs vives des écailles indiquent aussi, selon l’espèce, la toxicité de l’insecte vis-à-vis de ses prédateurs.

Les papillons contribuent à la pollinisation des plantes et des fleurs. En retour, celles-ci leur offrent le nectar dont ils se nourrissent, un endroit où pondre leurs œufs et un abri.

Certaines espèces hivernent à un stade particulier de leur existence. En effet, un antigel naturel circule dans leur sang et leurs tissus et leur permet de survivre à des températures allant jusqu’à -15 degrés Celsius. Par contre, d’autres espèces préféreront migrer vers des cieux plus cléments.

Vous trouverez des papillons de jour, d’abord près de chez vous, si vous entretenez un potager. Il est alors fort possible que vous y aperceviez des piérides du chou et des papillons du céleri. Ensuite, si vous vous aventurez dans les prairies et les champs, là, vous y verrez des monarques et des belles-dames près des asclépiades et des chardons dont ils se nourrissent.

Papillon monarque : selon les scientifiques, les populations de monarques ont diminué de 90 % en 20 ans. Les monarques dépendent principalement des asclépiades. Photo : Serge Caya

D’autre part, à Saint-Hyacinthe, le Jardin Daniel A. Séguin, situé sur la rue Sicotte, et les trois centres de la nature — le Boisé-des-Douze, le Boisé de la Crête (à Saint-Dominique) et le parc Les Salines — offrent de très bonnes possibilités d’observation. Finalement, les fossés humides, les mares d’eau et les bordures de chemins forestiers représentent d’autres alternatives intéressantes pour observer, entre autres, le papillon amiral, le morio et le papillon tigré du Canada.

Les journées ensoleillées d’été constituent les meilleurs moments pour observer les papillons. En effet, le soleil incite les fleurs à s’ouvrir et à offrir leur nectar. Attendez patiemment et calmement près des fleurs et laissez les papillons se poser avant de vous avancer lentement. Veillez aussi à ne pas projeter votre ombre sur eux, sinon ils se sauveront. Avec un peu de chance, vous ferez certainement de belles découvertes.

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