• Environnement

Rouler en voiture électrique à Saint-Hyacinthe

Audrey Neveu

Rouler en voiture électrique est devenu assez aisé pour les résidents de Saint-Hyacinthe, non seulement grâce au réseau de bornes publiques, mais aussi à leur recharge à la maison. Le passage à la voiture électrique peut être intimidant pour certains, mais pour les conducteurs qui en ont fait l’expérience, recharger sa voiture fait maintenant partie de la routine.

Marie-Eve Létourneau-Durocher, enseignante au cégep de Granby, a décidé de tester pendant un an et demi une Nissan Leaf en location. Depuis qu’elle a pris le volant de sa voiture complètement électrique en novembre, elle se rend chaque jour au cégep de Granby, un aller-retour d’environ 80 kilomètres. Malgré cela, il lui reste toujours assez d’autonomie pour faire ses courses après le travail et aller chercher les enfants à la garderie.

De nouvelles habitudes

La maman de trois enfants a rapidement développé de nouvelles habitudes, notamment de planifier ses déplacements davantage. « Parfois, j’ai une trentaine de minutes entre deux rencontres. Est-ce que je vais charger mon auto ou me chercher un café ? Maintenant, c’est sûr que je charge ma voiture, j’ai juste développé le réflexe de le faire », témoigne-t-elle.

Elle s’est surprise de la facilité avec laquelle elle pouvait recharger son véhicule, notamment grâce au réseau d’entraide informel qui s’est installé entre les conducteurs de voitures électriques. Si elle doit charger d’urgence sa voiture, l’enseignante peut facilement trouver une borne grâce aux applications interactives comme ChargeHub, PlugShare et Circuit électrique, et même se brancher chez un particulier qui se porte volontaire. Il ne suffit que d’un petit coup de fil à l’avance.

Malgré le défi que cela représente, Marie-Eve Létourneau-Durocher et son conjoint ont fait le pari d’une voiture complètement électrique par conscience environnementale. « S’il n’y a pas de pionniers, ça n’arrivera jamais », affirme-t-elle. Le couple conserve une voiture à essence pour ses déplacements plus longs, mais envisage d’acheter une deuxième voiture électrique si l’expérience s’avère concluante.

La perspective des utilisateurs de la région

Marie-Odile Benoit-Biancamano voyage tous les jours de son domicile à La Présentation jusqu’à son travail à la Faculté de médecine vétérinaire (FMV) de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, un trajet de 30 kilomètres aller-retour. Jamais elle n’a eu besoin d’un branchement d’urgence dans la ville, mais elle constate qu’il serait utile d’avoir davantage de bornes à Saint-Hyacinthe.

En effet, la borne la plus proche de la FMV est située au cégep de Saint-Hyacinthe, à plus de deux kilomètres. Pour pouvoir s’y stationner, la professeure devrait donc faire un long trajet à pied jusqu’au travail. Selon elle, le stationnement de l’Université de Montréal serait un emplacement tout indiqué pour une borne de recharge, puisque de plus en plus de ses collègues possèdent une voiture électrique. De plus, l’installation d’une borne pourrait inciter d’autres personnes à se procurer un véhicule branchable.

Pour Marie-Eve Létourneau-Durocher, l’ajout de bornes dans des commerces souvent fréquentés après le travail, comme les restaurants, centres de conditionnement physique et épiceries, faciliterait grandement les déplacements des électromobilistes. Plusieurs épiceries offrent d’ailleurs déjà des bornes dans d’autres villes. Car avec une voiture électrique, inutile de passer par la station-service : il suffit de se brancher le temps d’un marché.

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