• Environnement

Saint-Hyacinthe lance son Salon du véhicule électrique

Gabrielle Brassard-Lecours

C’est du 24 au 26 novembre prochains qu’aura lieu le premier Salon du véhicule électrique de Saint-Hyacinthe, au tout nouveau Centre de congrès. Avec cet événement, Saint-Hyacinthe espère se positionner comme un pôle du véhicule électrique au Québec

Guy Lussier, coprésident du Salon et président de l’Association des concessionnaires automobiles de Saint-Hyacinthe, n’est pas peu fier de l’événement, convaincu qu’il sera un succès. « On travaille main dans la main avec tous les concessionnaires, avec Saint-Hyacinthe Technopole et avec la Chambre de commerce. On a de bons partenaires pour que ça fonctionne ! », explique M. Lussier. Les manufacturiers se sont également adjoint le promoteur Jean-Pierre Julien, ainsi que le consultant en électrification des transports et ancien ministre de l’Environnement Daniel Breton.

De la formation pour le public et les vendeurs

Plus qu’un simple « salon de l’auto », le Salon du véhicule électrique sera le premier du genre au Québec, et le premier salon public à se tenir au nouveau Centre de congrès de Saint-Hyacinthe. Il offrira gratuitement des conférences et des essais de véhicules électriques, ainsi que des séances d’information sur les bornes de recharge.

« Contrairement à un salon de l’auto qui vise à vendre des véhicules, cet événement vise surtout à informer les consommateurs, mais aussi les représentants aux ventes des concessionnaires », affirme M. Lussier. En effet, il explique que les concessionnaires ont encore peu de véhicules électriques à l’heure actuelle. Les vendeurs manquent donc d’information et ont de la difficulté à répondre aux interrogations des clients. Cette tendance devrait toutefois se renverser, car les concessionnaires veulent faire de Saint-Hyacinthe la capitale électrique du Québec.

« Tous les représentants, sans égard à la bannière, seront formés par M. Breton et recevront une accréditation en vente de véhicules électriques », annonce M. Lussier. Avec l’adoption et la mise en place prochaine de la loi 104, les concessionnaires doivent se mettre à la page. La loi 104, aussi appelée « loi Zéro Émission », oblige les manufacturiers à respecter des quotas de vente de véhicules électriques, sous peine de devoir verser des redevances au gouvernement.

Une ville branchée

La tenue du Salon s’inscrit dans les priorités de la Ville de Saint-Hyacinthe qui veut devenir une « ville verte ». « Nous voulons en faire une ville branchée », dit M. Lussier. Selon lui, il y a un engouement certain en Montérégie pour les véhicules électriques et hybrides. « Ça se vend beaucoup. La demande est là, la curiosité aussi, et la qualité des produits est au rendez-vous », ajoute-t-il. Il explique cette popularité par le fait que 90 % des propriétaires de véhicules électriques de la région s’alimentent à domicile, ont souvent plus qu’un véhicule et sont de plus en plus conscients de l’environnement.

« Les gens s’imaginent que c’est coûteux et compliqué d’avoir un véhicule électrique, mais c’est surtout dû à un manque d’information », soutient M. Lussier. Il explique, par exemple, qu’à long terme, un véhicule électrique est beaucoup plus économique parce qu’il ne requiert pas d’essence et très peu d’entretien. « Les gens pensent que ça leur prend une rallonge électrique, mais il y a de plus en plus de bornes partout au Québec, qu’on peut repérer facilement avec les téléphones intelligents. »

M. Lussier et ses partenaires espèrent que ce salon sera l’occasion pour tous d’en savoir plus sur les véhicules électriques, autant pour le public que pour les vendeurs.

De gauche à droite : M. Guy Lussier, Association des concessionnaires automobiles de Saint-Hyacinthe et organisateur du salon, M. Daniel Breton, consultant en énergie et électrification des transports et organisateur du salon, Mme Chantal Soucy, députée de Saint-Hyacinthe, M. Claude Corbeil, Maire de Saint-Hyacinthe, M. André Barnabé, directeur général de Saint-Hyacinthe Technopole, Pierre Rhéaume Chambre de commerce de la Grande région de Saint-Hyacinthe. photo : Guillaume Mousseau

Post-Scriptum: 

ERRATUM :

Dans la version papier de novembre 2017, on pouvait lire en titre : « Saint-Hyacinthe lance le premier Salon du véhicule électrique au Québec.»

Nous désirons apporter une correction ; Le salon du véhicule électrique de Saint-Hyacinthe est en fait le 2e du genre au Québec, le premier ayant eu lieu à Montréal l'été dernier.

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  • Salon du VE: recharge vs échange

    Nous avons des bornes de recharges alors que nous devrions avoir des poste d'ÉCHAMGES de batteries. Comment en est-on arrivé à accepter pour l'auto électrique ce que l'on aurait jammais acepté pour sa perceuse. Qui accepterait d'acheter une perceuse sans fil dont la batterie ne serait pas échangeable? Qui accepterait d'attendre à côté de la prise qu'elle recharge? C'est ce que nous ont imposés les fabricants de voitures électriques, des fabricants de voitures au pétrole, qui s'assurent d'inclure quelque chose d'impraticable: attendre que la batterie soit rechargée. Il y a évidemment la recharge rapide BRCC qui dure peu mais qui fera en sorte que la batterie, elle aussi durera peu. Comme il s'agit de l'élément le plus dispendieux, une durée abrégée de celle-ci discréditera pour longtemps l'auto électrique.

  • Recharge VS Échange

    Je possède une voiture électrique depuis décembre 2012. C'est une iMiev de Mitsubishi. C'est une voiture urbaine qui donne une autonomie réelle d'environ 100Km. Comme c'est une voiture urbaine, mon profil d'usager est que je charge la voiture à la maison avec une borne de 220V. Mes trajets font en sorte que je n'ai pas besoin de recharger sur la route et lorsque je reviens, j'effectue le plein via ma borne. Cette voiture comble 97% de mes besoins de transport. Pour le reste, j'ai un 2e véhicule à essence. J'ai commandé une autre voiture électrique, Tesla model 3, et avec cette dernière je pourrai effectuer des trajets de 500Km. Avec cette autonomie, je n'aurai plus besoin de voiture à essence et il est certain que je ne reviendrai pas à la voiture à essence. René Gagnon

  • D'abord, merci d'avoir réagit

    D'abord, merci d'avoir réagit à mon commentaire et félicitation pour votre commande d'une Tesla model 3. N'allez pas croire que je suis contre la voiture électrique, au contraire. Je possède moi-même une Spark EV ayant 125 km d'autonomie (en été) et c'est ce qui m'a confirmé du besoin de faire l'échange du pack de batteries plutôt que de sa recharge. Même la Tesla model 3 qui est, en ce qui me concerne, ce qui se fait de mieux présentement et à prix abordable pose le problème de la disponibilité de postes de recharges spécifiques à Tesla. Les postes de recharges rapides BRCC autres que ceux de Tesla n'ont pas l'ampérage permettant de se recharger rapidement. Plus la batterie est puissante, plus il faut de temps pour la recharger aux bornes BRCC courantes. Ce que vous gagnez en autonomie, vous le perdez en temps de recharge. Je suis conscient qu'il faudra d'abord normaliser les packs de batteries avant de faire leur échange plutôt que leur recharge. La norme chinoise (différente de celles de Tesla, de GM, de Ford et de Nissan) a de bonnes chances de devenir la norme mondiale. Leurs piles «sèches» au Lithium 55380 font déjà leur chemin. Leurs packs normalisés aussi.

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