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Un visiteur du Grand Nord : Le harfang des neiges

Serge Caya

Saviez-vous que le harfang des neiges est l’oiseau emblématique du Québec depuis 1987 ? Il a été choisi à cause de son plumage qui rappelle nos hivers blancs, du climat semi-nordique où nous vivons et du vaste territoire que nous possédons.

Par ailleurs, physiquement, on observe chez le mâle un plumage presque entièrement blanc et, chez la femelle, celui-ci est d’un blanc plus terne, marqué de points et de rayures brun foncé. Le mâle est plus petit que la femelle. Le bout du bec est noir chez les deux sexes et les yeux sont jaunes. Ceux-ci sont immobiles dans leur orbite ; pour regarder de côté ou suivre une proie en mouvement, l’oiseau doit tourner la tête qui pivote sur 270 degrés. Il possède une envergure qui peut aller jusqu’à 1,5 m et ses griffes mesurent de 25 à 35 mm.

Une femelle harfang des neiges s’est installée au sommet d’une installation agricole. Photo : Serge Caya

Contrairement aux hiboux et aux chouettes, le harfang est actif en plein jour. C’est un oiseau qui vient du Grand-Nord et qui nous visite durant la saison hivernale. La région maskoutaine est choyée annuellement par sa présence. En fait, il arrive au début novembre pour repartir vers la fin février ou en mars.

La nourriture principale du harfang des neiges, dans le Grand-Nord, est le lemming : les scientifiques ont noté une grande variation démographique de ce petit rongeur arctique. Il semblerait que la population de lemmings varie aux trois ou quatre ans, atteignant l’apogée de l’espèce pour ensuite chuter radicalement. Plusieurs causes expliqueraient ce phénomène cyclique : la maladie, les prédateurs et la famine.

Toutefois, il semble que le harfang des neiges migre chaque année vers le sud, mais toujours en nombre variable d’oiseaux. Il n’y aurait donc pas de visites cycliques de sa part aux quatre ans !

On peut l’observer dans des endroits qui ressemblent à son milieu de vie dans la toundra, c’est-à-dire dans les prairies, les marais et les champs ouverts. Il affectionne particulièrement les piquets de clôture, les poteaux électriques et les toitures des bâtiments agricoles qui lui offrent une vue bien dégagée sur ses proies favorites : les souris et les campagnols. On peut également trouver l’oiseau perché sur des monticules de pierres des champs ou encore près de ce qu’on appelle communément des « cages à blé d’Inde ».

Par contre, il est plus difficile de le repérer lorsqu’il s’est posé au sol ; souvent, il est immobile et on pourrait croire à un bloc de neige. De bonnes jumelles sont quasi essentielles à ce moment pour scruter attentivement les champs et l’identifier.

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