• Loisir

Des restaurateurs maskoutains cuisinent les produits de leur jardin

Gabrielle Brassard-Lecours

Nous nous intéressons de plus à plus à ce qui se retrouve dans nos assiettes, notamment nos fruits et nos légumes. Plusieurs restaurateurs de la région maskoutaine l’ont compris et ont décidé de cultiver des jardins et d’utiliser leurs propres récoltes pour préparer leurs assiettes.

« Dès nos débuts, nous avons décidé d’exploiter les fleurs comestibles », raconte Jérémie Pilon, cuisinier diplômé de l’ITHQ qui tient la ferme la Rabouillère avec sa conjointe et son père. L’endroit, qui offre à la fois une ferme où voir des animaux, une table champêtre, de l’hébergement et une boutique, est connu pour sa table créative. Le chef utilise par exemple des hémérocalles pour en faire un granité, ou encore des capucines qu’il transformera en pesto.

On retrouve aussi, dans le jardin de Saint-Valérien-de-Milton, des roses, des pensées, des phlox ou encore de la fleur de ciboulette. Depuis qu’il a commencé à cuisiner avec des fleurs comestibles, le trio tente de cultiver de nouvelles espèces chaque année. Cet hiver, il introduira pour la première fois la culture de fleurs sous néons dans un sous-sol, afin d’en avoir toute l’année. « Mon père est vraiment un passionné de l’horticulture », explique le fils.

Une différence de goût

Depuis le démarrage de son entreprise de traiteur, Charles Veilleux a aussi décidé de cultiver son propre jardin. Le copropriétaire et chef exécutif de Chic Traiteur cueille donc environ les deux tiers des légumes nécessaires à sa cuisine dans son jardin de 10 000 pieds carrés. Pâtissons géants, carottes, betteraves, laitue et autres légumes proviennent de son jardin. « Nos plats sont faits avec les légumes qu’on cueille le matin même. Ils rehaussent la saveur de nos plats et font un très bel effet dans l’assiette », affirme M. Veilleux.

Le traiteur fait aussi ses propres conserves et fait sécher certains légumes, comme des champignons, pour les utiliser en dehors de la belle saison. « C’est du travail, mais ça vaut la peine », affirme l’entrepreneur, qui réalise des banquets pour toutes sortes d’occasions, notamment des mariages et des fêtes de Noël.

Un jardin de proximité

Le bar à vin de l’avenue des Golfeurs, l’Empanaché, a lui aussi emboîté le pas à la tendance du jardin de proximité depuis peu. « Ça va être notre deuxième saison. On cultive un peu de tout. Haricot nain et haricot grimpant, Concombre et cornichon, Zucchini, courge et pâtisson, Radis, Navet, Carotte, Betterave, mesclun, Choux et Pak Choi, Poivron et piment fort, Aubergine, Plusieurs variétés de succulentes tomates, Vaste choix de fines herbes, Cerise de terre, Fraise et framboise et on diversifie de plus en plus », explique Sylvie Deslauriers, directrice générale.

Seulement la moitié du nouveau jardin est exploité pour l’instant, mais Sylvie Deslauriers et son mari, dont c’est l’idée, comptent bien utiliser toute la superficie d’ici peu. « C’est vrai que ça demande plus de temps, mais ça garantit la fraîcheur et la belle qualité de nos produits, et on sent que c’est vraiment apprécié des gens », affirme-t-elle.

Même son de cloche chez les autres cultivateurs improvisés : rien ne vaut des légumes qui passent directement du jardin à la table, et aucun ne regrette le choix d’avoir son propre jardin, malgré le travail supplémentaire que cela demande.

D’autres restaurateurs de la région cultivent aussi une parcelle de terre, comme le Restaurant Le Parvis et La Champenoise, à Saint-Damase. Une tendance vouée à s’étendre à plus grande échelle ? Pour la ville agricole qu’est Saint-Hyacinthe, cela semblerait tout naturel.

Écrire un commentaire >

Ajouter un commentaire

Actualiser Saisissez les caractères contenus dans l'image ci-dessus. Tapez les caractères que vous voyez dans l'image; si vous ne pouvez pas les lire, soumettez le formulaire et une nouvelle image sera générée. Pas sensible à la casse.  Passer à la vérification audio.