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Bilan de la rencontre entre les Sagouines et les élues

Lettre ouverte

Jeudi 17 août dernier, le maire a invité le Conseil des Sagouines à le rencontrer à l’Hôtel de ville. Il a pris soin d’inviter les conseillères Sylvie Adam, Johanne Delage et Nicole Dion-Audette à nous poser des questions. Les Sagouines Chantal Delisle, Caroline Laplante, Cécile Ménard et Marie-Claude Delisle ont eu plaisir à constater la vive curiosité des conseillères et l’intérêt marqué du maire à notre égard. Mme Delage, toute pétillante de clins d’oeil complices voulait nous entretenir de stratégie politique. Mme Dion-Audette posait des questions claires et ouvertes sur notre mission, notre statut. Les Sagouines mouvement exclusivement féminin, demande-t-elle ? Elle voulait sincèrement comprendre. 

Quant à Madame Adam, elle se soulève de passion pour son quartier centre-ville et a demandé au maire, devant nous, pour une troisième fois à notre connaissance, à faire partie du fameux comité des 6. Si le maire continue de se faire tirer l’oreille, elle a obtenu tout notre sagouin appui.

De son côté le maire a fait valoir que nos présentations ou représentations quelles qu’elles soient à l’Hôtel de Ville, ne pourraient plus avoir leur place puisque la période de questions de 30 minutes est prévue par la loi et qu’il ne pourra plus se permettre de déborder l’ordre du jour à chaque assemblée. Il se propose de serrer la vis.

Les Sagouines ont eu l’occasion de beaucoup insister sur cet espace de discussion critique qu’elles réclament pour elles-mêmes et qui n’existe en fait pour aucun citoyen. Car si le maire se désole d’étirer indûment les assemblées publiques qui ne sont en fait que des bilans des discussions des élues faites AVANT la réunion du Conseil, les citoyens ne disposent pas d’assez de temps pour poser leurs questions et surtout n’ont aucun droit de réplique si la réponse qu’on leur fait est insuffisante ou insatisfaisante.

Le maire nous a accusées de faire preuve de fermeture face au projet de la tour Réseau-Sélection. A quoi nous avons rétorqué que nous souscrivons à la requête et au libellé de la pétition à savoir que nous réclamons une nouvelle consultation citoyenne et publique, d’autres propositions pour le site de l’établissement et des études publiques sur la santé, l’environnement et la vision globale de la ville. Nous avons marqué la nette différence entre une Consultation publique, telle celle concernant la Promenade Gérard-Côté du 31 mai, et la séance d’information officielle du 6 juin portant sur le projet Réseau-Sélection. Nous avons glissé que nous souhaiterions discuter publiquement et ouvertement de ces ententes aussi privées les veut-il. Nous avons parlé encore des fiducies foncières communautaires qui pourraient représenter tellement plus de possibilités au centre-ville. Bref, nous avons discuté de quelques sujets portés par les Sagouines et nous avons obtenu une écoute certaine.

Compte tenu de la dissolution prochaine du Conseil municipal actuelle (6 octobre), nos échanges diplomatiques arrivent cependant très tard au Conseil. Le seul véritable gain est ce projet de créer une plateforme citoyenne où tous les citoyens Sagouines ou pas, pourront déposer leurs griefs, leurs critiques mais surtout leurs propositions, leurs solutions, leurs visions de notre ville, de ses quartiers. Les conseillères semblaient déterminées autant que nous le sommes, à imaginer la plateforme, son ou ses lieux, son fonctionnement, sa mission, et à discuter des propositions qui seront sur la table. Ce lieu d’échanges entre citoyens pourrait être un puissant outil de communication. 

En attendant, la plateforme citoyenne, le projet de tour Réseau-Sélection, la réappropriation de la centrale hydro-électrique T.D.-Bouchard, la vision globale du centre-ville pour ses résidents, ses commerçants, ses usagers, ses touristes dans un environnement sain, participatif et progressiste et en tant que grand lieu de rassemblement, demeurent de formidables enjeux électoraux.

Les Sagouines

 

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  • Méfiez vous des sapins!

    Quand le maire dit que «la période de questions de 30 minutes est prévue par la loi» C’EST FAUX! La période de question n’est pas fixée par la loi, elle est déterminée par un règlement municipal qui peut être modifié en tout temps par le Conseil. Entre autres St-Jérôme et Saint-Lambert ont deux périodes de question la première étant respectivement de 45 minutes et 1 heure et la deuxième de 30 minutes. Prétendre devoir serrer la vis à la parole citoyenne c’est faire preuve de mépris.

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