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Élections Saint-Hyacinthe–Bagot 2019 : à vos marques, prêts ? Votez !

Catherine Courchesne

Eh oui ! Voici venu le temps des élections fédérales ! Dans la circonscription de Saint-Hyacinthe–Bagot, cinq principaux candidats espèrent remporter le siège de député le soir du 21 octobre. Qui sont ces candidats et qu’ont-ils à offrir à la région ? Tour d’horizon.

 

Nouveau Parti démocratique

Brigitte Sansoucy, 56 ans, députée néo-démocrate de la circonscription de Saint-Hyacinthe–Bagot depuis octobre 2015. Mme Sansoucy sollicite un deuxième mandat.

– Quels sont les enjeux les plus importants dans la région selon vous ?

À mes yeux, il y a quatre enjeux fondamentaux. Le premier : l’environnement, c’est-à-dire amorcer la transition écologique. Pour notre région agricole, cela signifie, entre autres, de maintenir la bande riveraine et de diminuer l’utilisation des pesticides. Ce qui m’amène au deuxième enjeu : l’agriculture, soit le soutien de nos fermes familiales. Ces dernières sont à la base de notre développement économique. Il faut assurer leur survie, notamment en encourageant l’achat local. Le troisième enjeu est d’offrir une vie plus abordable à tous nos citoyens, car de nombreux ménages affichent un haut taux d’endettement. De plus, près de 300 familles sont sur des listes d’attente pour des logements sociaux. Le dernier enjeu, mais non le moindre, est le soutien aux médias locaux. Ceux-ci, devons-nous le rappeler, sont essentiels pour rester connectés à ce qui se passe dans la région.

– Comment prévoyez-vous faire face à ces défis ?

Gouverner, c’est avoir le courage de faire des choix et d’agir. Si nous voulons amorcer la transition écologique, il faut choisir une stratégie nationale qui permettra de développer les énergies renouvelables, de contrer le gaspillage alimentaire et de mettre fin aux industries fossiles. Également, si nous souhaitons offrir une meilleure qualité de vie à l’ensemble des citoyens, il faut choisir de financer des projets tels que la construction de logements sociaux. Et où trouver le financement ? C’est simple : en luttant contre les paradis fiscaux et en taxant des compagnies comme Amazon.

– Quelle est votre vision d’avenir ? Comment voyez-vous votre région dans 10 ans ?

Saint-Hyacinthe–Bagot sera un modèle d’énergie renouvelable et de biométhanisation. De plus, nos villes et nos villages déborderont de vie avec des fermes familiales, des écoles, des enfants bien nourris, des aînés respectés et des travailleurs qualifiés issus d’un peu partout sur la planète. Tout ceci grâce à des politiques qui encouragent le développement industriel, agricole et scientifique, ainsi que le développement d’un bon réseau de transport en commun.

 

 

Parti libéral du Canada

René Vincelette, 62 ans, CRIA, vice-président aux ressources humaines et au service à la clientèle du Groupe Lacasse, candidat pour le Parti libéral du Canada.

– Quels sont les enjeux les plus importants dans la région selon vous ?

L’enjeu numéro un est la pénurie de main-d’œuvre et l’intégration des immigrants. La pérennité de nos entreprises en dépend. L’enjeu numéro deux : il faut investir dans nos infrastructures, car nos autoroutes, nos voies ferrées et nos viaducs sont en piètre état. Cet enjeu inclut évidemment le développement d’un réseau de transport en commun entre la ville-centre et les villes environnantes. L’enjeu numéro trois est l’environnement : une préoccupation majeure non seulement pour la région, mais pour l’ensemble de la planète. L’enjeu numéro quatre, c’est de faire face à la révolution technologique en formant la main-d’œuvre en conséquence. Finalement, l’enjeu numéro cinq est de soutenir la classe moyenne qui se retrouve de plus en plus démunie…

– Comment prévoyez-vous faire face à ces défis ?

Pour l’ensemble de ces défis, l’important est de bien étudier les dossiers, de travailler de concert avec tous les acteurs impliqués, de prendre les bonnes décisions et, ensuite, de se faire entendre à la Chambre des communes. Autrement dit, il faut régler chaque enjeu de façon collective, progressive et structurée.

– Quelle est votre vision d’avenir ? Comment voyez-vous votre région dans 10 ans ?

Je vois une région où tous les citoyens ont une bonne raison de sourire, que ce soit parce qu’ils peuvent nourrir adéquatement leurs enfants ou parce qu’ils ont un toit sur la tête, un travail satisfaisant et un réseau de transport fiable. Bref, je vois une collectivité multiethnique, riche, moderne et épanouie, devenue un haut lieu d’études et de recherche, notamment dans le secteur agroalimentaire et dans l’intelligence artificielle.

 

 

Bloc québécois

Simon-Pierre Savard-Tremblay, 31 ans, PhD, chargé de cours universitaire, candidat pour le Bloc québécois.

– Quels sont les enjeux les plus importants dans la région selon vous ?

Sans agriculture, pas d’alimentation. Alors, je me battrai pour que l’agriculture ne soit pas considérée telle une marchandise comme une autre au nom du « libre-échange ». L’environnement est un autre enjeu fort important. Par exemple, au Québec, le pari de l’hydroélectricité n’est pas seulement le plus écologique, mais il représente aussi une remarquable occasion de s’enrichir. Je souhaite également soutenir les organismes communautaires, car bien qu’ils améliorent concrètement la vie des gens, nombreux sont ceux ayant du mal à arriver financièrement. Tout ceci pendant qu’Ottawa affiche un laxisme scandaleux face aux grosses fortunes qui se placent dans les paradis fiscaux…

– Comment prévoyez-vous faire face à ces défis ?

Je place le citoyen au centre de mes préoccupations. Mon approche est proactive : nous multiplierons les projets en collaboration avec les organismes et les municipalités. Mon bureau établira des relations étroites avec eux, leur communiquant des informations vulgarisées sur les différents programmes fédéraux s’offrant à eux, et ce, dans des délais raisonnables. De plus, il faut changer nos façons de faire de la politique. À titre d’exemple, le 1er juillet dernier, nous avons aidé les citoyens de la circonscription à déménager, une tradition que nous comptons répéter annuellement. Au parlement, je souhaite représenter Saint-Hyacinthe–Bagot à Ottawa, non l’inverse.

– Quelle est votre vision d’avenir ? Comment voyez-vous votre région dans 10 ans ?

La circonscription a la chance de compter sur une technopole agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale, mais la dévitalisation des milieux ruraux est criante. Cependant, dans 10 ans, notre région aura freiné le départ des jeunes vers la métropole et aura remédié à la pénurie de main-d’œuvre, notamment en relevant le défi numérique et en créant des emplois favorisant le télétravail (plus écologique, car limitant les transports). Ma vision d’avenir implique également qu’Acton, où la culture locale est très importante, rayonne comme jamais. Finalement, toutes les municipalités de la MRC auront le financement nécessaire à leurs projets d’infrastructures pour continuer à se développer.

 

 

Parti conservateur du Canada

Bernard Barré, 65 ans, analyste de boxe TVA Sports et vice-président du groupe Yvon Michel, candidat pour le Parti conservateur du Canada.

– Quels sont les enjeux les plus importants dans la région selon vous ?

L’enjeu principal est d’obtenir le pouvoir, car être dans l’opposition ne permet pas d’agir et d’aider les gens concrètement.

– Comment prévoyez-vous faire face à ce défi ?

Pour gagner les élections, je compte aller là où les gens sont en me promenant en patins à roulettes à travers la région. Ensuite, une fois au pouvoir, j’aiderai Saint-Hyacinthe–Bagot à continuer à se développer en tant que modèle mondial de technopole agroalimentaire et j’appuierai les agriculteurs avec de généreuses subventions.

– Quelle est votre vision d’avenir ? Comment voyez-vous votre région dans 10 ans ?

Elle sera la leader mondiale de l’industrie agroalimentaire. Elle regorgera d’entreprises et d’emplois. Par conséquent, des gens de partout viendront s’y établir.

 

 

 

Parti vert

Sabrina Huet-Côté, 26 ans, étudiante en comptabilité, candidate pour le Parti vert.

– Quels sont les enjeux les plus importants dans la région selon vous ?

J’aimerais tout d’abord redorer le centre-ville de Saint-Hyacinthe en investissant dans les infrastructures et l’urbanisme. Également, j’aimerais « verdir » la région avec de petits gestes simples, tels qu’autoriser les familles à avoir des poules et à faire des jardins à l’avant de leur maison. De plus, il est grand temps de faciliter l’achat d’objets réutilisables, comme des couches lavables.

– Comment prévoyez-vous faire face à ces défis ?

En ce qui concerne les objets réutilisables, je prévois en faire des produits non taxables ou encore, des produits remboursables auprès de la municipalité. Pour ce qui est de nos infrastructures, il faut faire des choix écologiques. Par exemple, pourquoi ne pas utiliser de l’asphalte blanc pour construire nos routes ? Celle-ci est plus durable que l’asphalte noir et aide à contrer les îlots de chaleur. De plus, elle offre une meilleure visibilité nocturne. Également, pourquoi ne pas utiliser du jus de betterave et du sel pour faire fondre la glace, l’hiver, au lieu d’utiliser du gravier et des agents chimiques ? Voilà des idées qui, une fois appliquées, auront un impact positif sur l’environnement.

– Quelle est votre vision d’avenir ? Comment voyez-vous votre région dans 10 ans ?

Saint-Hyacinthe–Bagot sera une circonscription rurale et agricole avec une forte économie locale. Les jeunes et les familles y vivront en grand nombre grâce à des emplois stimulants ainsi qu’à de nouvelles constructions immobilières abordables et respectueuses de nos paysages.

 

 

Pour de plus amples informations sur les élections dans votre circonscription, visitez le site d’Élections Canada : https://www.elections.ca/Scripts/vis/EDInfo?L=f&ED=24066&EV=99&EV_TYPE=6&PC=j2s3p1&QID=-1&PAGEID=21

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