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Élections 2014

Enfin un débat

Paul-Henri Frenière

Contre toute attente, ce sont les étudiants du cégep qui ont organisé le premier débat entre les candidats et candidates qui s'affrontent dans la circonscription de Saint-Hyacinthe. Le député sortant et candidat du Parti québécois, Émilien Pelletier, s'est donc confronté pour la première fois de la campagne électorale à Chantal Soucy, de la Coalition avenir Québec, Danielle Pelland de Québec solidaire, Éric Pothier d'Option nationale et Simon Labbé du Parti conservateur du Québec.

Émilien Pelletier (PQ), Danielle Pelland (QS), Éric Pothier (ON), Chantal Soucy (CAQ) et  Simon Labbé (PCQ).Une grande absente à cette première confrontation : Louise Arpin du Parti libéral du Québec. « Bien entendu, nous avons invité madame Arpin mais elle a refusé en prétextant un horaire trop chargé » a expliqué le président du regroupement étudiant, Samy Kaaniche, qui démontrait dans le regard un brin de scepticisme.

À noter qu'au moment d'écrire ces lignes, Louise Arpin n'avait pas encore confirmé sa présence au prochain débat qui aura lieu mercredi prochain devant les organismes communautaires.

La rencontre s'est tenue à La Cafière, une cantine où environ 80 cégépiens ont écouté avec civilité les positions des différents partis, applaudissant poliment chacune des réponses. Les organisateurs avaient préparé quatre blocs de questions portant sur : le réseau collégial, l'accessibilité financière aux études, le développement durable et finalement un thème ayant une portée régionale, soit l'exploitation des gaz de schiste.

La première partie de l'affrontement s'est déroulée sans heurs alors que chacun et chacune répondaient selon la ligne de son parti à l'intérieur des trois minutes qui leur étaient allouées. Seule la question de l'apprentissage de l'anglais a semblé soulever quelque peu les réactions. Simon Labbé, du PCQ, a parlé avec insistance de la nécessité de maîtriser l'anglais au niveau collégial et de façon générale. Des propos qui ont fait réagir par la suite Danielle Pelland, de QS. « Il faut arrêter de se sentir complexés et être fiers de ce que nous sommes » a-t-elle lancé tout en précisant que ses enfants avaient appris l'anglais à l'école et en regardant la télévision.

En terrain hostile

Si le ton des échanges a été généralement cordial, la période de questions réservée aux étudiants a toutefois donné lieu à certains débordements.

N'ayant pu s'attaquer directement au Parti québécois durant la première partie qui ne comprenait pas de face-à-face, la candidate de la CAQ, Chantal Soucy, a tenté quelques fois de déborder du cadre (et du sujet) lors de la période réservée aux questions des étudiants. Le modérateur a dû intervenir à quelques occasions devant l'impétuosité de la représentante de la CAQ.

Tristan Bérubé.Cette dernière a constaté qu'elle n'était pas vraiment en terrain ami quand un étudiant lui a posé une question précédée de commentaires quelque peu hostiles. « La coalition et son chef (François Legault) nous répète sans cesse qu'il sait comment créer de l'emploi – car il a fondé une compagnie aérienne – mais on dirait qu'il sait surtout comment détruire des emplois. La CAQ veut supprimer les commissions scolaires, couper dans la bureaucratie et rajouter plus de tâches à ceux qui font des heures supplémentaires. Couper n'est pas un projet de société! » a-t-il lancé.

La question du cégépien Tristan Bérubé comprenait plusieurs volets et Chantal Soucy n'avait évidemment pas le temps de les aborder toutes. Elle a donc demandé de voir l'étudiant après la rencontre. Ce qui fut fait, a-t-on constaté.

Pendant ce temps, le candidat Émilen Pelletier, vieux routier de la politique, faisait le tour des tables pour serrer des mains et jaser avec les jeunes. « En général, la réception à nos idées est bonne. J'espère seulement qu'ils vont aller voter » nous a-t-il confié.

Justement, le vendredi suivant, les étudiants avaient déjà l'occasion d'exercer leur droit de vote puisqu'en raison d'une modification à la loi électorale, des bureaux de scrutin ont été aménagés dans les institutions d'enseignement collégial et universitaire.

Pour être admissible, l'étudiant qui veut voter doit être inscrit à temps partiel ou à temps plein.
Il doit voter pour un candidat qui brigue les suffrages dans la circonscription où il est domicilié, et qui n'est pas nécessairement située à proximité de l'endroit où il étudie.

Les étudiants du cégep de Saint-Hyacinthe pourront aussi voter les 1er, 2 et 3 avril au local H-1106.
Par ailleurs, nos candidats locaux croiseront le fer à nouveau le mercredi 2 avril, à 19 heures, lors d'une « rencontre d'information » qui aura lieu au Centre communautaire Christ-Roi situé au 390 avenue Vaudreuil.

L'événement est organisé par la Corporation de développement communautaire des Maskoutains et Solidarité populaire Richelieu-Yamaska en collaboration avec TV Cogeco.

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    Re: Enfin un débat

    J'aimerais féliciter les étudiants de s'intéresser aux élections et à démocratie. Voilà de futurs citoyens responsables et engagés. Bravo! P.S. : Bien dommage pour la candidate libérale qui a perdu une belle occasion de se faire connaître auprès de l'électorat étudiant! Tant pis.

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