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ÉLECTIONS 2012

Le PQ mènera une campagne propre

Paul-Henri Frenière

D’entrée de jeu, le candidat du Parti québécois pour le comté de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier, affirme qu’il mènera une campagne propre. « Ça prend du courage pour se lancer en politique, surtout pour ceux qui n’ont aucune chance d’être élus. Je vais donc respecter mes adversaires » a-t-il déclaré, confiant, lors du lancement officiel de sa campagne, le 7 août dernier.

 

Émilien Pelletier entend mener une campagne propre. Photo : Paul-Henri Frenière.


Cela dit, le député sortant, qui sollicite un second mandat, pourra compter sur toute une « machine » pour mener cette bataille. En début de semaine, son local électoral était déjà aménagé avec téléphones, ordinateurs et cartes détaillés de la circonscription affichées au mur. Plusieurs bénévoles s’activaient déjà et certains d’entre eux ont plusieurs élections derrière la cravate, soit pour le PQ ou pour le Bloc québécois.

C’est donc avec confiance qu’Émilien Pelletier a livré ses engagements pour cette campagne. « Je suis en bonne santé, j’ai beaucoup d’énergie et je suis prêt à livrer la marchandise » a-t-il lancé.

Une longue liste d’engagements

Photo : PHF.
Dans la longue liste des dossiers auxquels il entend s’attaquer, on remarque son intention de soutenir l’élan remarquable de la Cité de la biotechnologie afin d’en faire « un parc technologique national du Québec ».

« C’est sous l’impulsion d’un député du Parti québécois (Léandre Dion), et avec le soutien de madame Marois, qu’est né le projet de Cité de la biotechnologie. Cette année, on a vu que ce projet a reçu une reconnaissance mondiale comme meilleur parc en émergence. J’entends poursuivre le travail » a déclaré Émilien Pelletier.

En parallèle, il a aussi l’intention de faire de Saint-Hyacinthe « un pôle collégial et universitaire de l’agroalimentaire et du bioalimentaire », un projet qu’il caresse depuis longtemps, a-t-on appris. Il poursuivra également ses efforts pour la relance d’Olymel.

L’environnement n’est pas en reste puisque le député sortant veut accélérer les efforts pour l’assainissement de la rivière Yamaska, un dossier complexe qui « végète » depuis nombre d’années. Il s’engage aussi à stopper la fracturation hydraulique (gaz de schiste) sur nos terres agricoles pour protéger nos réserves d’eau potable. Un moratoire sera exigé en ce sens.

La culture et l’économie

Sur le plan culturel, il s’engage à continuer de favoriser le financement du milieu, mais il vise aussi à soutenir un projet d’envergue, soit la réalisation « d’un musée à caractère national sur le patrimoine maskoutain ». On sait que ce projet tient à cœur à son prédécesseur, Léandre Dion.

Au chapitre de l’économie, il compte se pencher sur un plan de développement pour la construction de logements sociaux et de coopératives d’habitation pour la région maskoutaine. Côté solidarité sociale, son parti propose de financer les organismes communautaires sur une base pluriannuelle, récurrente et plus stable : une demande souvent répétée par la Corporation de développement communautaire des Maskoutains, soit dit en passant.

Les jeunes et les aînés

Bien entendu, les jeunes et les personnes âgées ne sont pas oubliés dans cette longue liste.

« Il faut redonner toute sa portée au réseau de garde de qualité instauré par Pauline Marois en 1997, de dire Émilien Pelletier. Dans Saint-Hyacinthe, ce sera : un enfant, une place ! ».

Il veut aussi encourager la persévérance scolaire, notamment par le financement récurrent de l’Opération « conciliation étude-travail » et favoriser le retour aux études des jeunes adultes en s’assurant que le nombre de places soit suffisant au Centre de formation des Maskoutains.

Comme le propose le Parti québécois, il veut que chaque personne ait son médecin de famille et compte prioriser les investissements pour les soins et les services à domicile. Cette dernière mesure s’adresse aux aînés, bien sûr, mais aussi aux personnes handicapées ou plus vulnérables.

Un choix à faire

Émilien Pelletier estime que les Maskoutains, comme l’ensemble des Québécois, sont à la croisée des chemins. « Les enjeux de cette élection sont bien plus nombreux qu’un simple référendum sur les frais de scolarité » dit-il.

« Moi je fais le choix d’affirmer l’épanouissement culturel et linguistique du Québec, je fais le choix d’assurer le développement de nos entreprises et de nos ressources naturelles dans le respect de notre territoire et de notre environnement, je fais le choix d’assurer la pérennité de notre souveraineté alimentaire, et ce, par le soutien indéfectible de nos agriculteurs, et je fais le choix de rétablir le consensus social propre au Québec et qui fait en sorte qu’aucune famille, aucun aîné ne soient laissés pour compte, et qui a fait en sorte que jusqu’à ce jour, nos jeunes ont pu accéder à l’enseignement supérieur sans devoir s’endetter pour des décennies durant » peut-on lire dans son communiqué.

« Le 4 septembre prochain, je convie les électeurs de Saint-Hyacinthe de faire le choix de m’accorder un second mandat à titre de député présent, intègre et très disponible pour les citoyens que je représente », a conclu Émilien Pelletier.

 

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