• Ruralité

Augmenter les revenus de son entreprise laitière sans investir

conférence lors du 22e Colloque régional en production laitière du Bas-Saint-Laurent
Alexandre D'Astous

RIMOUSKI-Il est possible pour un producteur laitier d'augmenter sa marge bénéficiaire, sans pour autant devoir investir, mais en obtenant des gains de productivité grâce à une meilleure gestion de divers facteurs entourant la production. 

C'est du moins la prétention de deux spécialistes à l'emploi de Valacta qui ont donné une conférence lors du 22e Colloque régional en production laitière du Bas-Saint-Laurent, le 4 février à Rimouski. Les exemples utilisés et les trucs proposés s'adressent à toutes les entreprises laitières du Québec, en même d'ailleurs. 

L'agroéconomiste René Roy assure qu'il est possible pour une entreprise en production laitière d'augmenter ses revenus, sans investir. Selon lui, diverses actions peuvent être envisagées, comme la diminution du taux de réforme des vaches et le premier vêlage à 24 mois au lieu de 28 mois. Ces deux mesures permettraient de diminuer le nombre de génisses à élever et à garder dans le troupeau. Évidemment, le fait de nourrir moins de taures et de génisses représente une forte économie des coûts d'alimentation et diminue le temps de travail dans l'étable. 

La diminution du taux de réforme signifie de garder ses vaches plus longtemps. Pour ce faire, il est important de travailler sur le confort des animaux et de s'assurer de faire les bons choix quand vient le temps de sélectionner les génisses à garder, notamment en ce qui a trait à la qualité du lait. 

Faire plus avec moins

«Il est aussi possible de faire mieux, à défaut de plus sur le plan de l'organisation du travail et de la gestion des horaires. Si la traite va plus vite, tout le monde y gagne. Les producteurs peuvent aussi obtenir des gains de productivité en travaillant sur l'amélioration des composantes du lait», indique M. Roy. 

Ce dernier a présenté un nouvel outil d'analyse permettant aux producteurs de cibler les points à améliorer ayant le meilleur potentiel de gains de productivité, donc de profits. « Tous les chiffres sont calculés: l'intervalle de vêlage, le taux de réforme, le pourcentage de gras du lait. En calculant les gains potentiels à faire, l'outil démontre les opportunités propres à chaque entreprise et mesure l'impact monétaire de chacune des mesures. Ainsi, le producteur peut décider de manière plus éclairée par où il veut commencer », explique la conseillère régionale stratégique chez Valacta, Valérie Martin.

Après une bonne analyse de sa situation, le producteur peut établir son plan d'action, quitte à changer ses objectifs en cours de route, que ce soit par rapport au taux de réforme, à l'augmentation de la production moyenne par vache, ce qui permet de produire le même quota avec moins de vaches, donc de diminuer le travail et les coûts d'alimentation. « Il est possible d'augmenter ses bénéfices sans grossir. Les animaux les plus économiques sont ceux qu'on a pas besoin de soigner car le coût quotidien en fourrage, minéral, litière, travail et logement est de 3,50 $», assure Mme Martin. 

 

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