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Foire du livre 2018

Simon Boulerice : écrire avec un cœur d’enfant

Suzanne Henri

Avec l’auteure Chloé Varin, Simon Boulerice est porte-parole de la 4e édition du concours littéraire Desjardins, organisé en partenariat avec la Foire du livre de St-Hyacinthe. Destiné aux jeunes maskoutains âgés de 5 à 17 ans, le concours récompensera les meilleures créations et les gagnants seront dévoilés lors de la Foire du livre de Saint-Hyacinthe qui se tiendra du 15 au 18 mars prochain aux Galeries St-Hyacinthe.

Simon Boulerice. Photo : Maxime LeducEnfant, Simon Boulerice participait avec enthousiasme à de nombreux concours littéraires. « À 12 ans, j’ai remporté mon tout premier concours, se souvient-il, amusé. Il fallait écrire une lettre à Lara Fabian en expliquant son désir de la rencontrer. Ce premier succès a été un déclic ! C’est là que j’ai commencé à me dire que j’avais peut-être quelque chose… Peut-être un certain talent. »

Écrire pour les enfants

À l’âge de 15 ans, encouragé par ses professeurs de français, dont le dramaturge Serge Boucher, l’auteur originaire de Saint-Rémi envoie son tout premier roman à des maisons d’édition. « Il a été refusé, mais ça ne m’a pas empêché de continuer et de persévérer. »

Vingt ans plus tard, à 35 ans, Simon Boulerice a écrit et publié pas moins d’une quarantaine de livres : romans, pièces de théâtre, poésie et, surtout, livres jeunesse. L’auteur se définit volontiers comme prolifique. Parmi cette production impressionnante, on compte près d’une vingtaine d’ouvrages pour enfants.

Celui qui se revendique d’être resté un « grand enfant » affirme qu’écrire de la littérature jeunesse est une partie essentielle de sa création. « J’ai l’impression que mes textes peuvent résonner tellement plus fort pour un enfant. Je sens que je peux vraiment les marquer. »

Donner le plaisir de lire

Depuis toujours, Simon Boulerice a ainsi nourri un rapport enthousiaste et joyeux aux livres. « Quand j’étais enfant, je ne lisais pas de la grande littérature. J’ai surtout été marqué par la lecture de bandes dessinées et de romans d’épouvante. Puis, je suis tombé sur les livres de la Courte Échelle et de Québec Amérique qui sont maintenant mes maisons d’édition ! »

Parmi les auteurs qui l’inspirent aujourd’hui, Simon Boulerice cite en priorité Michael Delisle, trop peu connu à son goût, ou des auteures jeunesse comme Élise Gravel, Isabelle Arsenault (illustratrice) et Marianne Dubuc.

Un atelier à Saint-Hyacinthe

Lors de la Foire du livre de Saint-Hyacinthe, Simon Boulerice animera un atelier littéraire auprès des élèves de deuxième (2e) et troisième (3e) cycles. L’auteur, qui anime régulièrement des ateliers dans les écoles, travaillera essentiellement autour du thème de l’inspiration. « Le plus souvent, j’aime lire des extraits de mes livres et détailler, pour chacun d’eux, comment l’idée m’est venue. » Pour Simon Boulerice, il est important de montrer aux enfants comment ils peuvent se nourrir de leurs propres expériences tout en créant des récits amusants et différents. « Quand on écrit, il faut avoir du plaisir et essayer de se surprendre soi-même. Lorsque j’écris, j’essaie toujours de délirer et de créer la surprise. En tant que juré, c’est ce que j’aime aussi ressentir en lisant les textes : être étonné devant une idée, une manière de raconter. »

Si l’auteur n’en est pas à sa première expérience en tant que juré (il est notamment membre du jury du prochain Prix de la nouvelle Radio-Canada), ce sera néanmoins sa première participation à un concours pour enfants du primaire. Lorsqu’on lui demande son conseil pour les jeunes Maskoutains qui souhaitent se lancer, il répond, passionné : « Il faut accepter de se révéler dans toute sa complexité et devenir, dans l’écriture, la personne qu’on n’ose pas se permettre d’être. »

Rendez-vous du 15 au 18 mars prochain à la Foire du livre, aux Galeries St-Hyacinthe.

 

 

 

 

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