• Société

Des légumes « gratuits » au centre-ville

Paul-Henri Frenière

Neuf bacs ont été installés sur la rue des Cascades en face du marché. Non, ce n'est pas pour décorer le terrain vague qui sert de stationnement temporaire : ce ne sont pas des fleurs qui vont y pousser. Ce sont plutôt des légumes et des fines herbes que les passants pourront cueillir gratuitement.

Michel Lafortune-Rivest, propriétaire Les serres de l’Éden; Andrée Paquet, directrice adjointe Laferté&Letendre; Marc-Olivier Beaudry, Véronique Hamel, Alexandre Pouliot, Hiroki Kuroyanagi, citoyen participant et Simon Cusson. Photo : Patrick Roger.Le projet émerge d'un groupe de volontaires bénévoles inspirés par le mouvement « Jardins de rue » qui essaime depuis quelques années dans les villes du monde. Il fait suite également à l'initiative du Comité des citoyennes et des citoyens pour l'environnement maskoutain (CCCPEM) qui, l'été dernier, avait installé des bacs semblables dans certains parcs de la ville. Deux des instigateurs, Véronique Hamel et Alexandre Pouliot, font d'ailleurs partie de la nouvelle équipe.

Le groupe « Jardins de rue » est complété principalement par des gens de l'Institut de technologie agroalimentaire, soit Marc-Olivier Beaudry, responsable du projet, Carol-Ann Constantineau et Grégoire Jacob, responsables horticoles.

« Ce projet n'aurait pas pu se réaliser sans la précieuse collaboration de la Société de développement du centre-ville et de plusieurs commanditaires » a commenté Alexandre Pouliot, en point de presse, le 20 juin dernier.

Le directeur général de la SDC, Simon Cusson, a effectivement bien accueilli ce nouveau projet. « La SDC est fière d'avoir collaboré avec ce groupe de citoyens engagés de la région de Saint-Hyacinthe afin de mettre en place ce projet éducatif et rassembleur en plein cœur du centre-ville, a-t-il signalé. Évidemment, ce projet n'aurait pas pu voir le jour sans l'appui de partenaires comme Les Passions de Manon, le 1555 Marché public, Laferté et Les Serres de l'Éden ».

Un mouvement contagieux

Le mouvement initié par le CCCPEM, l'été dernier, semble contagieux puisque l'idée a été reprise par Espace Carrière, situé également sur la rue des Cascades. On retrouve aussi un bac à la Maison de la famille des Maskoutains. Véronique Hamel estime qu'il y a actuellement une vingtaine de bacs disséminés à Saint-Hyacinthe. Aussi, dans la région immédiate, certains ont consacré une parcelle de leur terrain pour de la nourriture à partager, comme à Saint-Dominique par exemple.

Chacun des neuf bacs du centre-ville est accompagné d'une affiche qui donne des informations sur son contenu et la manière de faire le cueillette. De plus, d'autres affiches expliquent la philosophie et la démarche du groupe.

Alexandre Pouliot explique : « Nous voulons supporter les valeurs de partage, de sécurité et de souveraineté alimentaires qu’inspire le mouvement international « Incroyables Comestibles » par la mise en œuvre d’une action publique en agriculture urbaine. »

« Nous désirons également inspirer la population à pratiquer l’agriculture urbaine pour favoriser la consommation d’aliments locaux, écoresponsables et nutritifs et fournir gratuitement des aliments de saison aux citoyens et citoyennes de Saint-Hyacinthe. » conclut-il.

 

 

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  • Plus de bacs

    Il y a un terrain vague pres de la rivière , àcote du parc denfant... au bout de vaudreuil ,au centre ville ,qui pourrait accueillir un vrai jardin qui ferait une vraie différence Ç pas avec 9 bacs devant le marché ni les deux dans le parc devant les loisirs christ roi qui vont aider quelquonque famille... un bac 3×4 pieds pour un quartier affamé c'est une vraie insulte rendu là. .. faut pas avoir l'air de faire un changement ; faut le faire pour de vrai... aller voir à drummdville ils ont fait de très grands jardins le mois dernier on en a entendu parlé. .. je suis intéressée à participer à votre projet ... j'ai déjà un jardin dans ma cour

  • Bonjour Julie,

    Bonjour Julie, Nous sommes d'accord sur le fait qu'il devrait y avoir plus d'espaces à jardins et de bacs; c'est, bien entendu, la lignée directrice du mouvement Jardins de rue. Il faut toutefois être réaliste et admettre que nous ne sommes pas en moyens, regroupement citoyen bénévole, de nourrir de manière considérable les familles plus défavorisées de la ville. Il serait par ailleurs un peu absurde de penser combler la disette avec nos bacs ou des petits jardins. Il s'agit surtout, comme l'a dit Alexandre Pouliot, d'inspirer la population au partage, à l'agriculture urbaine et locale et donc de pouvoir fournir gratuitement certains aliments de saison. Le groupe Jardins de rue s'est formé cet hiver d'initiative citoyenne et volontaire, et dès la première rencontre, nous avons ciblé les nombreux terrains vagues dans nos ambitions. Comme premier projet, nous nous sommes entendus sur les bacs comestibles, qui était plus réalisable et qui nous offrirait éventuellement la possibilité de recruter de nouveaux citoyens prêts à soutenir le mouvement. Il nous ferait donc grand plaisir que vous nous y rejoigniez, et ainsi serions-nous plus nombreux et influents; nos projets ne sont pas terminés! Je vous invite également à suivre le mouvement du CCCPEM (Comité des citoyens et citoyennes pour la protection de l'environnement maskoutain) qui organisent certaines actions similaires aux nôtres, comme le jardin collectif du complexe résidentiel du Patro, où l'entraide est visée et où les résidents ont accès aussi gratuitement aux légumes. Sur ce, nous continuons notre petit bonhomme de chemin en réunissant graduellement toute personne intéressée à apporter son aide au projet! Au plaisir de vous voir! Grégoire Jacob, bénévole aux Jardins de rue

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