• Société
COMMUNIQUÉ

Des mesures pour protéger les consommateurs

la Rédaction

L’ACEF Montérégie-est salue les mesures mises de l’avant par le gouvernement du Québec afin de mieux protéger les consommateurs face au crédit.

« Dans nos bureaux, nous constatons chaque jour les ravages causés par le surendettement des consommateurs, indique le coordonnateur de l’ACEF Montérégie-est, M. Roger Lafrance. Le crédit est devenu au fil des années beaucoup trop accessible. Malheureusement, certains consommateurs le paient très cher. »

 

Le projet de loi 24 constitue la troisième phase de la réforme de la Loi de protection du consommateur. Les deux premières phases avaient porté sur les achats à distance et les cellulaires.

L‘une des mesures les plus importantes sera celle de faire passer le paiement minimum sur les cartes de crédit de 2 à 5% de façon graduelle. De plus, toutes les institutions financières seront tenues d’afficher sur les relevés la période de temps pour rembourser sa carte de crédit en se limitant au paiement minimum.

« Cette mesure aura pour effet que les consommateurs rembourseront plus rapidement leur solde sur leurs cartes de crédit, souligne M. Lafrance. Présentement, le paiement minimum est tellement bas qu’il faut plus de 10 ans pour rembourser un montant de 1000 $. Or, nous voyons fréquemment des cartes dotées de limites de crédit de plus de 5 000 $. »

D’autres mesures envisagées

D’autres mesures proposées visent à mieux protéger les consommateurs : l’interdiction d’augmenter la limite de crédit sans le consentement express de son détenteur, d’offrir une prime lors de l’émission d’une carte de crédit ou d’accorder une carte de crédit à un mineur sans le consentement écrit de ses parents.

De plus, la protection contre les fraudes sur les cartes de débit sera améliorée et avant d’accorder du crédit, le commerçant devra vérifier la capacité de remboursement du consommateur.

« Ce principe existe déjà dans certains pays. Cependant, il faudra voir dans la pratique comment cela pourra s’appliquer », précise Roger Lafrance. Depuis plusieurs années, les associations de consommateurs dénoncent l’accès trop facile au crédit. Présentement, le taux d’endettement au Canada atteint près de 150% du revenu net. Les prêts hypothécaires et le crédit à la consommation en sont les principales causes.

Bien gérer son budget

Si elles sont adoptées par l’Assemblée nationale du Québec, ces mesures permettront de mieux protéger les consommateurs et de mieux contrôler l’appétit des émetteurs de crédit. Par contre, il ne faut pas oublier qu’une meilleure éducation financière des consommateurs constitue l’une des clefs du succès.

« Bien gérer son budget et vivre selon ses moyens constituent des valeurs de base pour tout consommateur. Malheureusement, on a eu tendance à les oublier au fil des années » signale M. Lafrance.

Écrire un commentaire >

Ajouter un commentaire