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L’Association des Familles monoparentales et recomposées de Saint-Hyacinthe

L’AFMR : des outils et des ressources pour les pères monoparentaux

Collaboration Spéciale

Contrairement aux mères, les pères monoparentaux hésitent davantage à demander de l’aide lorsqu’ils se sentent dépassés. Lorsqu’ils le font enfin, ils sont souvent déjà au bout du rouleau. L’Association des Familles monoparentales et recomposées de Saint-Hyacinthe fait des pieds et des mains pour rejoindre ces pères, afin de les outiller sans les juger.

Comme beaucoup d’hommes, les papas monoparentaux ont parfois tendance à vouloir relever seuls les défis de leur situation. Selon une étude de l’Université Laval, ils sont alors plus à risque de souffrir de dépression. Ce problème est aggravé par le manque de ressources spécifiques pour les hommes, notamment les pères monoparentaux.

Rejoindre les pères

« Il y a beaucoup de détresse et de besoins, mais souvent, les pères ne savent pas où aller », explique la bouillonnante coordonnatrice de l’Association des Familles monoparentales et recomposées, Marjolaine Dubé. Nombre d’entre eux atterrissent dans son bureau à court de moyens. « Souvent ils se sentent débordés, dépassés, ils ne vont pas chercher de l’aide. Quand ils font de bons coups, on n’en parle pas, s’indigne-t-elle. Les pères sont dans l’ombre tout le temps et ils ne sont pas valorisés. »

C’est entre autres pour leur redonner une voix qu’elle travaille d’arrache-pied depuis son arrivée dans l’organisme. En un an et demi, elle a fait passer le nombre de familles membres d’une trentaine à une centaine. Les pères monoparentaux représentent environ un cinquième des membres, sans compter les familles recomposées.

De nouvelles ressources

David Lussier et sa fille de trois ans, Anielle. Photo : Patrick RogerLa coordonnatrice travaille aussi à développer les ressources pour les pères monoparentaux. Elle planche notamment sur des cafés-rencontres pour les hommes, afin qu’ils puissent discuter de ce qu’ils vivent. Elle songe entre autres à y inviter un avocat spécialisé pour parler de garde et de pension alimentaire.

Certains pères pourraient aussi partager leur parcours inspirant, comme David Lussier. Ce jeune papa de 37 ans aurait beaucoup aimé connaître l’association lorsqu’il s’est séparé, il y a deux ans. En fauteuil roulant depuis l’âge de dix ans, il a dû apprendre à se débrouiller seul pour s’occuper de sa fille de trois ans, Anielle.

Comme bien des parents, David Lussier avait besoin de briser l’isolement, ce qui l’a mené vers l’organisme. « Je trouvais ça important de faire des activités avec ma puce, raconte-t-il. Comme je n’ai pas beaucoup d’amis qui ont des enfants, ça m’a permis de socialiser. »

Des besoins spécifiques

Marjolaine Dubé s’efforce aussi de répondre aux besoins de chaque famille. « J’ai 100 familles, j’ai 100 réalités. Une famille immigrante qui a vécu dans un camp de réfugiés, je ne l’outille pas de la même façon qu’un père monoparental carriériste », explique Marjolaine Dubé.

Malgré leurs parcours différents, les parents font face aux mêmes défis lorsqu’ils élèvent leurs enfants. Ils peuvent apprendre les uns des autres. « C’est le fun de jaser avec d’autres parents pour prendre le pouls, voir comment ils agissent, trouver des trucs », explique David Lussier.

Socialiser et partager

En plus des astuces des parents, le jeune papa apprécie les activités organisées par l’association : des familles de tous horizons se rassemblent pour une partie de quilles ou une sortie au restaurant. Les parents monoparentaux et de familles recomposées s’y retrouvent, parfois sans leurs enfants, pour discuter à cœur ouvert, sans crainte de se sentir jugés.

 

Collaboration spéciale, Audrey Neveu

Post-Scriptum: 

Pour rejoindre L’Association des Familles monoparentales et recomposées de Saint-Hyacinthe

facebook  : https://www.facebook.com/afmrsh/?fref=ts

site web : http://www.afmr.ca/

email : afmr@maskatel.net

tél : 450 774-6868

 

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  • Aide aux peres monoparentaux

    Bonjour, Je trouve que votre article est un bon coup de pouce pour nous aider. A Montréal, il existe au moins deux ressources qui pourraient vous aider: Pères Séparées et la Maison Oxygène. En fait, il y a quelques Maisons Oxygènes à travers le Québec, comme celle de Sherbrooke qui travaille étroitement avec la Maison de la famille de Sherbrooke et un organisme local d'aide aux familles monoparentales. En discutant ensemble, il y a moyen de trouver les idées pour faire plus et mieux avec rien. Cordialement, Éric Un ami FB de François

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