• Société

Le communautaire maskoutain refuse l'austérité

Paul-Henri Frenière

Environ 70 personnes provenant d'une vingtaine d'organismes communautaires de Saint-Hyacinthe se sont réunies pour échanger sur les effets des mesures d'austérité du gouvernement québécois.

Sylvie Tétreault en atelier. Photo: PHF À l'initiative du Trait d'Union Montérégien (TUM), des travailleurs, des bénévoles et des membres de ces groupes ont dressé la liste des impacts réels de ces mesures dans leur quotidien.

« Avec mon collègue du Collectif de défense des droits, David-Alexandre Grisé, nous avions d'abord entrepris cette démarche auprès des organismes qui oeuvrent en santé mentale, a indiqué Sylvie Tétreault, coordonnatrice du TUM. Quand nous avons appris que le communautaire ferait la grève au début du mois, on a proposé à la Corporation de développement communautaire (CDC) des Maskoutains d'élargir cette activité à tous les groupes ».

La coordonnatrice de la CDC, Chantal Goulet, était très satisfaite de la participation. « Environ 25 groupes de la MRC ont suivi le mouvement de grève durant ces deux jours, évalue-t-elle. Bien sûr, les maisons d'hébergement ont respecté les services essentiels, de même que Les Ateliers Transition, par exemple, qui doivent respecter leurs contrats ».

Manifestation chez la ministre

La veille de cette rencontre, le 2 novembre, plus de 500 personnes provenant de centaines d’organismes communautaires de la Montérégie ont manifesté devant les bureaux de la ministre libérale Lucie Charlebois dans son comté de Soulanges. On comptait une forte délégation provenant de Saint-Hyacinthe.

Elles étaient là pour lui signifier que son gouvernement doit accorder de nouveaux crédits budgétaires aux organismes communautaires qui interviennent dans le domaine de la santé et des services sociaux, en défense collective des droits et dans le développement local.

Parmi les personnes qui ont pris la parole, Suzanne Demers, directrice de l'Auberge du cœur Le Baluchon de Saint-Hyacinthe.

Suzanne Demers s'adressant à la foule. Crédit: TROC Montérégie. « L’austérité, la rigueur dont parle le gouvernement, sont ni plus ni moins qu’une véritable histoire d’horreur. Austérité égale plus de maladies, austérité égale plus de souffrance, austérité égale plus de misère, austérité égale plus de pauvreté, austérité égale plus d’isolement, austérité égale plus de détresse. Les politiques d’austérité touchent durement les femmes car elles sont majoritairement présentes dans les services publics et les responsabilités supplémentaires dont le gouvernement se déleste viennent augmenter leur fardeau ; les jeunes qui sont les plus nombreux à occuper les emplois à statut précaire et enfin, les organismes d’action communautaire autonome dont le financement gouvernemental n’a pas été haussé depuis près de 10 ans – on peut même affirmer que le financement des groupes diminue d’année en année car les maigres indexations ne suffisent absolument pas. Bref, c’est l’ensemble de la population qui est touché et plus particulièrement les plus défavorisés qui subissent durement les réductions des services publics. Il est hors de question de nous envoyer dans les abîmes de la misère au nom de l’équilibre budgétaire austère! » a déclaré Suzanne Demers qui est également vice-présidente de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) de la Montérégie.

Signalons qu'à l'issue de la rencontre de Saint-Hyacinthe, on a mis sur pied un comité qui mènera une campagne d'éducation populaire sur l'austérité. « Nous souhaitons rallier la population pour affirmer une opposition claire aux mesures d’austérité, proposer des alternatives à cette vision et exercer une pression sur les élus locaux » a conclu Sylvie Tétreault.

Photo: Paul-Henri Frenière.

 

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  • Re: Le communautaire maskoutain refuse l'austérité

    Je suis une benevole familiale, grand-mere et retraitee...je garde encore mes petits-enfants ce depuis 17 ans...j'ai ete temoin du manque de services dans les ecoles depuis 1991 ou j'etais membre du conseil des parents et conseil d'etablissement de l'ecole primaire de mon quartier...rien ne s'est ameliore depuis...en 2003 je me suis présenter au poste de representante de la communaute de mon quartier, pendant le peu de temps ou j'ai sieger au conseil d'etablissement j'ai vu le manque d'aide aupres des enseignements pour aider aux services aux eleves encore une fois...plus ca change plus c'est pareil! Le gouvernement ne reponds pas aux demandes des enseignants et les specialistes sont absents en nombre pour aider mon petit-fils qui a "moffe" son secondaire; trop tranquille, peu curieux il l'ont oublier dans son coin et il doit a 17 ans faire des stages et terminer son secondaire V, l'an prochain ce sera les cours aux adultes...y a de quoi le décourager...par chance un travail d'été et de fin de semaine...le stimule présentement... Aussi, en plus d'accompagner un membre de ma famille pour un cancer depuis juillet dernier ou j'ai remarque que cette personne doit faire le nettoyage elle-meme de sa tracheo et sa gastrotomie a peine 2 semaines apres son operation, par manque de personnel compétent pour l'aider...laisser a elle-meme elle doit se debrouiller malgre ses faiblesses....En surplus j'accompagne une dame de 90 ans, depuis 4 ans dans un centre de personne agees, ceci 2 fois par semaine; encore la les services se degradent, et dire que de 90 a 95, mon pere y a vecu ses dernieres annees et tout semblait vouloir s'ameliorer....pas du tout...ma bonne vieille dame doit attendre 15 a 20 minutes pour aller a la toilette avec un leve personne qui brise a l'occasion...aussi elle doit etre accompagne pour tout; les repas, la coiffure, les activites interieurs et exterieurs, car imaginez vous donc elle est en chaise roulante et est aveugle de surplus...elle chante "J'attendrai..." personne ne vient, les préposées et infirmieres devraient avoir de l'aide, mais les coupures empêchent l'emploie de personnes supplementaires et la charge de travail s'accumulent auprès des plus vieux employés habitues de s'occuper avec soin et respect de ses gens qui meritent d'être soigner avec dignité...le surplus d'ouvrage n'est pas assez partage et les postes sont coupe et pas remplace par un manque de personnel flagrant! Beaucoup de départ et de découragement de leur part = temps d'attente encore pire pour les résidents qui paient de plus en plus cher pour un service qui n'arrive pas! Il faut appuyer les enseignants (es) les préposés (es) infirmiers et infirmières, les fonctionnaires qui méritent leurs salaires qui pourraient au moins les encourager a continuer de s'occuper des jeunes, des vieillards et des malades hospitalises...un jour ce sera notre tour et que se passera-t-il??? Surtout si le gouvernement n'écoute pas la population qui cri "A l'aide!"

  • Re: Le communautaire maskoutain refuse l'austérité

    Absolument, l'austérité n'existe pas. On la doit a qui la dette? on se la doit a nous-même. La dette n'existe pas, l'argent n'existe pas, voir (argent dette) de Paul Grignon & (ann emmett) on the bank of Canada. et ma page facebook Guy Launière. On s'en reparlerons. Je suis un indien inscrit première nation malécite.

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