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Petite enfance

Le maintien de la tolérance pour les enfants de 18 mois en pouponnière est salué

Alexandre D'Astous

L’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) se réjouit de la décision de Luc Fortin, ministre de la Famille, de maintenir la tolérance administrative pour les enfants de 18 mois et plus en pouponnière subventionnée.

« Le gouvernement a pris le parti des familles et nous saluons sa décision. La tolérance administrative répond à un besoin concret de très nombreux parents, en plus de favoriser la stabilité des groupes d’enfants, ce qui est particulièrement important à cet âge », commente le président-directeur général de l’AQCPE, Louis Senécal.

Une mesure nécessaire

Cette tolérance administrative vise à permettre aux CPE et aux garderies subventionnées de garder les enfants de 18 à 29 mois dans les groupes de poupons de 0 à 17 mois lorsqu’il n’y a pas de place pour eux dans un groupe plus âgé. Cela signifie concrètement que, pour ces enfants, ils continuent à obtenir la subvention majorée pour poupons jusqu’à ce qu’ils soient transférés dans un autre groupe.

La directrice du CPE L'Amibulle de Saint-Hyacinthe, Diane Deslisle.

Pour la directrice du CPE L’Amibulle de Saint-Hyacinthe, Diane Delisle, ce sont les parents les grands gagnants dans cette décision. « Nous fonctionnons avec des listes d’attente centralisées, mais on sentait une problématique au moment de la rentrée scolaire, alors que les pouponnières se vident par un effet d’entraînement du départ des plus vieux vers les écoles. En limitant l’accès aux pouponnières à 18 mois, c’était difficile pour les enfants de plus de 10 mois de trouver une place. En permettant aux enfants de rester en pouponnière jusqu’à deux ans, aucun n’est pénalisé, car nous adaptons nos services aux besoins de l’enfant. »

« Cette mesure est appliquée pour éviter que les “bébés du printemps”, qui arrivent souvent en pouponnière en septembre, vers l’âge de 15, 16 ou 17 mois, ne soient pénalisés par le fait que les services de garde éducatifs subventionnés puissent hésiter à les accueillir. Ceux-ci pourraient, en effet, être réticents à leur offrir une place en l’absence de cette tolérance administrative, car ils feraient ensuite face à des pertes financières associées au maintien de ces enfants dans les groupes de poupons sans la majoration de la subvention », explique M. Sénécal.

Diane Delisle, qui œuvre auprès de la petite enfance depuis 26 ans, se réjouit de voir qu’enfin les parents peuvent choisir le CPE dans lequel ils envoient leurs enfants. « La qualité des services offerts guide ce choix. C’est une excellente chose que l’offre se rapproche de la demande. Ça force les établissements à améliorer la qualité des services », ajoute celle qui approuve que le gouvernement s’apprête à mettre en place un programme d’inspection pédagogique et non plus très technique comme c’est actuellement le cas.

« Afin qu’aucun enfant ne soit refusé dans un service de garde à cause de sa date de naissance et afin de rassurer les intervenants du milieu, j’ai décidé de changer d’approche et de retirer la limite de la tolérance administrative annoncée pour la prochaine année », déclare le ministre de la Famille, Luc Fortin.

 

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