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L’économie sociale : un choix professionnel plein de bon sens !

Collaboration Spéciale

« Du plus loin que je me souvienne, mes rêves m’ont toujours amené à vouloir changer le monde, à redonner dans ma communauté, à collaborer avec des gens, à promouvoir et améliorer le mieux-être de mes concitoyens. En vieillissant, j’ai réalisé que la transformation sociale passait aussi par des moteurs importants de développement économique qui pouvaient multiplier et redistribuer la richesse. Le temps est venu de planifier mon avenir professionnel et je me questionne toujours quant à la façon d’actualiser toutes ces idées, mes désirs, mon potentiel… Économie, secteur financier, sciences humaines, gestion, tant de secteurs qui se mélangent dans ma tête et embrouillent mon choix professionnel !

Je sais que j’ai les qualités d’un entrepreneur, que ce soit l’initiative, la créativité, l’autonomie, le sens des responsabilités, la persévérance, la capacité d’adaptation et j’en passe. Mes expériences passées m’ont démontré que je peux très bien mener à terme un projet en étant un leader inspirant et en regroupant une équipe pour avancer ensemble. Par contre, quelque chose continue à résonner en moi comme une question répétitive, en boucle, et qui revient toujours à la surface : les retombées de mon travail. J’ai bien envie d’entreprendre un projet d’affaires, de me donner corps et âme dans un grand projet qui prendra beaucoup de place dans ma vie, mais je veux le faire en collaboration, en coopération avec des gens et surtout, je veux le faire POUR des gens. La finalité de mon projet d’affaires me préoccupe et celle du profit personnel ne me rejoint pas. Au-delà du secteur d’activité de l’entreprise que je souhaite créer, je veux permettre à des acteurs au sein d’une organisation d’avoir des visées de retombées sociales, communautaires et collectives, tout en représentant un moteur de notre économie locale. La gestion participative et coopérative me parle, m’attire, me fait vibrer ! »

Cette histoire fictive est celle vécue et nommée régulièrement lorsque nous rencontrons une personne dans nos services. Et si la réponse à un désir de transformer le monde passait par l’économie sociale ? Que ce soit à travers des OBNL ayant des activités à caractère économique ou diverses formes de coopératives ayant des missions plus différentes les unes des autres, l’économie sociale apparaît pour plusieurs entrepreneurs comme un salut dans le développement de leur idée d’affaires et dans l’actualisation de leur potentiel entrepreneurial. Bon nombre de futurs entrepreneurs rencontrés en prédémarrage d’entreprise veulent absolument retrouver des valeurs reliées à l’économie sociale dans leur quotidien, ce qu’ils n’arrivent pas à retrouver dans aucune autre forme de projet d’affaires.

En effet, les valeurs étant au cœur même de notre processus de développement vocationnel, celles de l’économie sociale ont du sens pour bon nombre d’entrepreneurs.

Que ce soit le fait de redonner des profits engendrés aux membres de la collectivité, d’avoir une liberté d’action et de gestion, que cette forme d’entreprise encourage un modèle de gestion participative ou que les décisions soient prises de manière démocratique en représentant l’ensemble des membres d’une société, ce sont tous des fondements qui peuvent rejoindre de futurs entrepreneurs. Au-delà d’un projet d’affaires, l’économie sociale, c’est participer à une forme d’activité économique qui répond aux divers besoins d’une collectivité et des personnes qui y prennent part.

En apprenant à se connaître et en vivant diverses expériences, plusieurs personnes réalisent aussi la différence entre l’entrepreneur et l’intrapreneur. L’entrepreneur souhaite actualiser ses qualités et ses forces dans la création d’une entreprise et d’un projet d’affaires, alors que l’intrapreneur, possédant les mêmes atouts, souhaite plutôt contribuer au développement d’une organisation existante en y jouant un rôle important.

Pour l’intrapreneur avide de défis au quotidien, de transformation du monde et de justice sociale, le secteur de l’économie sociale s’avère être un secteur d’emploi qui résonne fort en lui, en lien avec ses valeurs et le sens que revêt son travail dans son quotidien. Pouvoir participer aux décisions importantes de l’organisation, avoir un rôle clé et important dans le développement de celle-ci, être consulté sur les objectifs et les orientations du projet d’affaires, voir concrètement l’impact de son travail et prendre part à une redistribution de ressources qui permet une équité sociale et une amélioration de la communauté dans lequel il vit ; tant de raisons et de motifs d’occuper un emploi dans ce domaine d’activité. Quand on apprend qu’on y emploie plus de 150 000 personnes au Québec (Chantier de l’économie sociale, 2015), cette option de carrière s’avère être fort présente et réaliste dans le monde du travail. Et aussi, les emplois y sont variés, étant aussi différents que les missions elles-mêmes des diverses entreprises d’économie sociale : toutes les entreprises d’insertion, les organismes de défense des droits, des comptoirs alimentaires, des épiceries, des magasins et des restaurants coopératifs, de nombreux OBNL travaillant directement avec la population et j’en passe. Il y a de quoi occuper 40 heures par semaine et bien plus encore !

En fait, le secteur de l’économie sociale, autant pour l’entrepreneur que pour l’employé qui y travaille, c’est bien plus qu’un emploi : c’est un projet de société, une volonté de changer le monde au quotidien et d’avoir un impact réel dans la redistribution des ressources directement dans la communauté.

 

Eric Devost

Conseiller en développement professionnel

Espace carrière

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