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Budget 2016 – C’est maintenant à eux de payer :

Les organismes dénoncent le braquage institutionnalisé des banques envers la société

la Rédaction

Dans le cadre de la Semaine d’actions dérangeantes pour un meilleur partage de la richesse, des membres et des travailleurs d’organismes d’action communautaire autonome de Saint-Hyacinthe se sont réunis hier devant la Banque Royale pour exiger le rétablissement de la taxe sur le capital pour l’ensemble des institutions financières.

Des membres et des travailleurs d’organismes d’action communautaire autonome de Saint-Hyacinthe se sont réunis hier devant la Banque Royale pour exiger le rétablissement de la taxe sur le capital pour l’ensemble des institutions financières. «Cette année, les institutions financières enregistreront des profits de 35G$ et la grosse part du gâteau revient à la Banque Royale qui dégagera, à elle seule, un profit de 10G$. En 2011, le gouvernement prétendait que l’abolition de la taxe sur le capital encouragerait les investissements et augmenterait la productivité. Toutefois, les institutions bancaires ont maximisé leurs profits provenant principalement des intérêts des cartes de crédit, des divers emprunts ainsi que de la multiplication des frais bancaires», a mentionné Chantal Goulet, coordonnatrice de la CDC des Maskoutains.

Les revenus des plus riches ont augmenté rapidement au cours des dernières années, la classe moyenne continue de se rétrécir, l’endettement des ménages atteint des sommets, la pauvreté gagne du terrain et les organismes d’action communautaire autonome sont sous respirateur avec le désengagement de l’État. Il existe pourtant plusieurs leviers fiscaux pour réduire les écarts et l’État doit agir de manière globale. Un de ces leviers est le rétablissement de la taxe sur le capital pour les institutions financières qui rapporterait 600M$ au gouvernement du Québec.

Sur le plan local, le rétablissement de la taxe sur le capital aurait un impact positif pour contrer le démantèlement du filet social et permettrait le plein épanouissement des individus ainsi que le développement de leur potentiel et de leur talent. À titre d’exemple : le sous-financement chronique met sérieusement en péril le volet des appartements supervisés de l’Auberge du cœur Le Baluchon et développés pour les jeunes en difficulté et sans- abri âgés de 16 à 23 ans ; le Trait d’union montérégien fait actuellement face à une importante augmentation des références provenant du CISSS-Montérégie-Est, mais son financement actuel ne lui permet pas de répondre à toutes les demandes de parrainage ; les politiques d’austérité ont aussi une incidence majeure pour l’ACEF qui doit désormais restreindre ses services qu’aux cas les plus problématiques qui eux sont en hausse constante. D’autres exemples des impacts d’un tel réinvestissement dans les organismes communautaires seront diffusés sur la page Facebook Ma communauté, mon choix laquelle a pour principal mandat de faire connaître et rayonner les missions des groupes du milieu maskoutain et aussi de dénoncer les impacts de l’austérité.

«Le gouvernement doit mettre fin dès maintenant aux politiques d’austérité, mettre au rancard le projet de loi 70 et s’attaquer en priorité à la colonne des revenus en allant chercher l’argent là où il est pour le budget 2016. Si l’égalité et la justice sociale sont des valeurs fondamentales de l’identité québécoise, le gouvernement doit préserver et protéger le tissu social, réinvestir dans les services publics et les programmes sociaux et accorder le plein financement à la mission globale de tous les organismes d’action communautaire autonome», a conclu la coordonnatrice de la CDC des Maskoutains.

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