• Société
Mois de l’économie sociale

Portes ouvertes à la Résidence funéraire Maska

Marie-Pier Leboeuf

En plein essor, le modèle d’affaires coopératif continue de gagner du terrain dans plusieurs secteurs de l’économie. Le mouvement est bien vivant et la coopérative de la Résidence funéraire Maska peut en témoigner après plus de 35 ans de services dans la communauté maskoutaine.

Très bien établie, la Résidence funéraire Maska détient le tiers des parts du marché à ce jour. Pourtant, le défi de faire sa place était colossal lors de son ouverture en 1979, l’année où la coopérative tenait son premier conseil d’administration avec quatre femmes et cinq hommes. Si les préjugés prétendaient, à cette époque, que la coopérative dédiait ses services aux moins bien nantis, l’idée derrière le projet était davantage de donner accès à l’équité pour tous afin que les célébrations funéraires soient accessibles à tous les budgets.

La coopérative a pris de l’expansion et elle a aujourd’hui pignon sur le boulevard Laurier Ouest, dans des locaux plus spacieux que les précédents. Près de 4500 membres ont choisi d’investir des parts dans cette résidence funéraire, ce qui permet de servir un peu plus de 250 familles chaque année. Voilà un grand pas de franchi depuis sa création, en raison d’un changement de mentalités et de prises de conscience sur l’apport d’une telle coopérative pour l’économie sociale. Un certain travail demeure encore à faire, a cependant expliqué Christianne Larose, vice-présidence du conseil d’administration.

Pouvoir aux consommateurs

Pour le client, l’avantage est considérable à plusieurs points de vue. « Ce qui nous différencie, c’est l’approche humaine. Au-delà de la recherche de capital, nous avons l’obligation et le souci d’agir pour le bien de nos membres et dans la poursuite de nos valeurs. Ils choisissent de nous faire confiance en investissant un volume d’argent et c’est notre devoir d’être authentiques en retour », a souligné Mme Larose lors des portes ouvertes.

Christianne Larose, vice-présidence du conseil d’administration de la Résidence Funéraire Maska. Photo : Nelson Dion

Les consommateurs sont invités à participer aux assemblées générales annuelles pour faire valoir leurs intérêts. Au même titre que l’administration, ils ont, eux aussi, un pouvoir de décision en plus de bénéficier d’un prix favorable à tous les budgets. Les membres qui souhaitent investir des parts bénéficient également de rabais additionnels. « Nous sommes redevables envers notre milieu et envers nos clients. C’est ce qui fait notre force », a-t-elle ajouté.

Il y a quelques semaines, le président bénévole du conseil d’administration s’envolait en Ukraine pour aider les coopératives de ce pays d’Europe. « C’est le meilleur exemple que l’on puisse donner pour imager le dévouement de nos bénévoles, nos valeurs et notre philosophie. C’est la dimension humaine que nous priorisons avant d’offrir quelque produit que ce soit », a-t-elle fait valoir.

L’entraide, la solidarité, l’économie locale, l’écoute, l’engagement et la démocratie sont quelques-unes des valeurs prédominantes qui transcendent les mûrs des coopératives funéraires du Québec, dont le chiffre d’affaires consolidé s’élève à près de 50 millions $. Les quelque 315 administrateurs bénévoles de la province, issus de métiers différents, unissent leur expertise pour la mettre à profit dans la communauté, mais surtout pour célébrer la vie à leur façon et rendre le deuil plus apaisant.

Tournée vers l’avenir

« Le marché funéraire est appelé à changer énormément dans les 10 prochaines années et nous n’aurons pas le choix de rester à l’affût des changements et des tendances. Les gens veulent de plus en plus faire vite, mais nous voulons les amener à prendre conscience de l’importance du deuil », a mentionné Mme Larose.

Chose certaine, la force des coopératives s’est développée, au Québec, au fil des générations, et de plus en plus dans la région maskoutaine. Les milléniaux pourraient même être plus informés que leurs prédécesseurs selon la bénévole de la résidence funéraire de Saint-Hyacinthe. « Les jeunes sont plus éduqués sur les caractéristiques d’une coopérative que nous pouvions l’être auparavant. Nous espérons que ça continue à aller dans le même sens parce que les coopératives travaillent ensemble pour le bien commun », a-t-elle indiqué.

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    J'aimerais connaître la date des Portes Ouvertes car je ne l'ai pas vue dans l'article. Merci à l'avance

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