• Société

Se qualifier pour mettre fin à la précarité

Lettre ouverte

Cumuler les petits boulots, c’est malheureusement le lot de nombreux jeunes qui ont préféré faire l’école buissonnière pendant que les autres travaillaient à obtenir leur diplôme d’études secondaires.

L’histoire de Maxime

Maxime, par exemple, a décidé d’abandonner ses études au cours de son 2e secondaire pour aller explorer l’école de la vie qui lui paraissait alors beaucoup plus formatrice et inspirante. Ah ! Il a bien aimé les sentiments de légèreté et de liberté qui ont émané de ces premiers matins sans cadran, ni autobus, ni prise des présences, mais les exigences de la réalité ont vite fait de le rattraper. Maxime n’allait plus à l’école, mais il devait maintenant travailler. C’était l’une des exigences de ses parents. Le cadran, l’autobus et la « carte de punch » ont donc été rapidement de retour dans son quotidien, s’ajoutant à cela, de nombreuses courbatures. Ô, il y avait bien maintenant une « paye » en bonus à tout cela, au lieu d’un bulletin qu’il avait souvent perçu comme un objet de dévalorisation plus qu’autre chose, mais curieusement, celle-ci lui apparaissait beaucoup moins attrayante qu’auparavant. « Je devais me trouver un travail, mais tous ceux que je trouvais ne correspondaient pas à ce que j’aimais ou à ce que j’avais souhaité. Je devais prendre ce qu’il y avait d’accessible pour les compétences que j’avais à offrir et mon salaire m’apparaissait alors bien peu pour tout l’effort que je devais déployer à me motiver pour faire un travail que je n’aimais pas, parce que je n’avais pas d’autre choix. » Maxime est donc passé d’un emploi à un autre, cumulant les expériences et les déceptions, jusqu’au jour où il en a eu assez de sa précarité et a décidé d’entreprendre des démarches pour changer les choses. Il s’est inscrit à l’éducation des adultes pour compléter les préalables du DEP en fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés. À 24 ans, il a regagné les bancs d’école, armé de sa motivation et porté par le projet d’occuper, dans l’avenir, un emploi qu’il aimera et dans lequel il pourra se réaliser et bien gagner sa vie.

Comme Maxime, de nombreuses personnes, sans diplôme, se retrouvent dans une situation de précarité face à l’emploi : « job » à temps partiel, contractuel ou saisonnier, conditions de travail peu favorables. Par ailleurs, des études démontrent que les taux de chômage diminuent lorsque les individus détiennent un diplôme qui les qualifie pour le marché du travail.

Des solutions existent

Il existe plusieurs avenues possibles pour obtenir une qualification professionnelle et certaines d’entre elles ne passent pas par un retour en formation, de là l’importance d’être bien informé sur le sujet. Dans un premier temps, il serait donc judicieux de rencontrer un professionnel en information scolaire et professionnelle qui pourra vous aider avec votre projet et vous orienter vers les bonnes ressources pour le mener à terme. La Commission scolaire de Saint-Hyacinthe offre les services d’accueil, de référence, de conseil et d’accompagnement (SARCA) et pourrait répondre à plusieurs de vos questions en la matière. Les conseillers en développement professionnel d’Espace carrière pourraient aussi vous aider à clarifier votre projet professionnel et vous accompagner dans vos démarches de retour aux études. Finalement, Emploi-Québec offre une gamme de services d’aide au développement et à la reconnaissance des compétences.

Si, comme Maxime, une qualification professionnelle vous travaille, sachez qu’il y a autant d’outils pour y arriver que de motifs pour le faire. Ça vaut le coup ! Non ?

Caroline Lavoie
Coordonnatrice aux communications chez Espace carrière

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