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Grève étudiante au cégep de St-Hyacinthe

Trêve générale illimitée

Par webmestre

C’est par une forte majorité que les étudiants maskoutains ont voté en faveur d’un retour en classe. En tout, 1350 élèves ont participé à l’assemblée générale, soit 35% de la population estudiantine du collège.

Cependant, une proposition a permis de modifier la question pour que le retour en classe s’adopte sous forme de trêve. Toutefois, aucune résolution n’a été débattue afin qu’on en sache plus sur les modalités de ladite trêve, sinon que d’attendre le résultat des élections. Donc, il sera possible – si les conditions sont favorables – de se prononcer à nouveau sur la reprise de la grève au terme des élections.

Si la sélection d’une date d’assemblée générale avait semblé donner des maux de tête à l’exécutif du RÉÉCSH, le moment sur lequel s’est arrêté leur choix suscite quelques questionnements, autant chez les grévistes que ceux qui désiraient retourner en classe. Par souci de représentativité, l’association étudiante s’était alors dite soucieuse du nombre de participants si elle choisissait une date avant la rentrée des classes. Le RÉÉCSH avait alors déduit que plusieurs personnes ne pourraient se présenter lors d’une éventuelle assemblée à défaut de devoir remplir certaines obligations relatives à leur travail ou de toute autre nature. La tenue d’une assemblée le jour même d’un retour en classe forcée par la loi 12 (projet de loi 78) – de même qu’entre deux cours – soulève donc un questionnement quant à une réelle volonté de vouloir poursuivre la grève. Ainsi, même la proportion des étudiants contre la grève se demandait en vain pourquoi il y avait néanmoins assemblée.

Par contre, lors du discours de la présidence du RÉÉCSH, il fut possible de constater un changement de garde majeur face à la position de l’association alors qu’une proposition de retour en classe « unilatérale » fut mise de l’avant. Afin de justifier cette proposition, le président, Anthony Chiasson-Leblanc, a brandi la menace des amendes allant jusqu’à 80 000$ par jour qui pourraient ruiner l’association. Également selon lui, le conflit « profite à Jean Charest, qui en fait ses choux-gras. » Pour M. Chiasson-Leblanc, un retour en classe serait bénéfique afin de détrôner le Parti libéral lors des élections du 4 septembre.

Les militants semblent avoir adhéré à la stratégie électorale préconisée par le RÉÉCSH.

Dans cette optique, les étudiants ont préféré modifier le vocabulaire de la proposition pour y insérer le terme « trêve », un peu en l’honneur des neuf semaines de grève qui se sont écoulées au cégep de St-Hyacinthe.

22 août

Par ailleurs, aucun arrangement n’a été pris pour accommoder les étudiants désireux de participer à la grande manifestation du 22 août. Il n’eut d’ailleurs aucune mention d’une possibilité de grève pour cette journée. Les militants se sont vu offrir comme seule option de prendre des ententes sur une base individuelle avec leurs enseignants respectifs.

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