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Un Centre de congrès attendu avec impatience

Commerçants et restaurateurs situés aux quatre coins de la ville ont de grandes attentes face au nouveau Centre de congrès de Saint-Hyacinthe, évalué à plus de 65 millions de dollars.

« C’est une super bonne nouvelle, cette réouverture, parce que l’on sait que les affaires vont revenir un peu plus à la normale. On s’attend à avoir plus d’achalandage, c’est certain, avec la venue des congressistes », laisse savoir Manon Robert, propriétaire de l’épicerie fine Les Passions de Manon, sur la rue des Cascades, au centre-ville. « Avec nos 200 variétés d’huile d’olive en magasin et nos dégustations, nous sommes devenus un commerce de destination : les gens sont prêts à se déplacer pour vivre une expérience », dit celle qui se prépare à « être au rendez-vous. »

Le retour des beaux jours

Depuis la fermeture de l’Hôtel des Seigneurs et de son centre de congrès, en 2013, la perte de retombées économiques est évaluée à 15 millions de dollars par année, soit environ 70 millions de dollars au total jusqu’à aujourd’hui.

« Pour nous, ç’a eu un impact majeur : j’ai dû couper environ 25 emplois l’année suivant cette fermeture », estime Steve Deslauriers, propriétaire et franchisé de la Rôtisserie St-Hubert. Le restaurant, qui a fait peau neuve en 2016 et qui a déménagé de l’autre côté de la rue, est toujours à un jet de pierres du Centre de congrès. « Dans un futur rapproché, il va falloir engager en bloc de nouveaux employés pour venir combler le début de semaine, qui sera très achalandé avec les congrès », prévoit-il.

Richard Marquis, chef propriétaire du restaurant L’Espiègle, au centre-ville, envisage lui aussi des retombées très positives. Photo : Guillaume Mousseau

Richard Marquis, chef propriétaire du restaurant L’Espiègle, au centre-ville, envisage lui aussi des retombées très positives. « La fermeture de l’ancien centre a fait un gros trou dans notre budget. Avec le retour des congressistes, je pense voir mon chiffre d’affaires augmenter de 10 % à 20 % en début de semaine seulement », révèle-t-il.

Une navette vers le centre-ville

L’ouverture du complexe hôtelier, construit à côté du Centre de congrès, est planifiée à la mi-avril 2018. « Nous considérons faire l’achat d’une navette pour emmener les gens au centre-ville. Nous voulons leur montrer que Saint-Hyacinthe, ce n’est pas juste le bord de l’autoroute », indique Michel Douville, directeur général du Centre de congrès et du futur hôtel Sheraton.

« Quelle belle initiative ! », affirme François Grisé, propriétaire de la microbrasserie Le Bilboquet, située au centre-ville. « Je pense que la configuration routière était rébarbative pour les visiteurs de l’ancien Centre de congrès. À Saint-Hyacinthe, il faut composer avec les sens uniques et les quelques points d’accès sous la voie ferrée. »

Les commerçants sont prêts

En 2014, M. Grisé a fait des rénovations dans son établissement pour plaire davantage à la clientèle « bon chic bon genre » des congrès. « Je m’attends à ce que toute la communauté maskoutaine bénéficie de cet achalandage, pas seulement le pôle autoroutier », commente-t-il.

Pour promouvoir la région, le Bureau d’information touristique de Saint-Hyacinthe sera par ailleurs relogé dans le Centre de congrès à partir de février 2018, selon Nancy Lambert, directrice tourisme et congrès à Saint-Hyacinthe Technopole.

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