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Portes ouvertes le 14 mai

Un Centre psychosocial tout neuf !

Paul-Henri Frenière

Plusieurs personnes se demandent ce que cache le nouvel édifice situé à l'angle des rues Dessaulles et Bourdages. Le seul indice : une inscription discrète au-dessus de la porte indiquant « Le Centre psychosocial Richelieu-Yamaska ».

Photo: PH Frenière.

Durant des décennies, ce coin de rues était réservé au divertissement : une taverne dans les années 50, puis la brasserie La Québécoise et enfin le bar Le Monkey. Depuis octobre dernier, cette construction toute neuve loge des intervenants dont la mission est de soutenir les personnes qui traversent des moments difficiles ou qui vivent certains problèmes de santé mentale.

Guy Lemieux. Photo: PHF. En fait, on devrait dire « intervenantes » puisque la grande majorité des 16 employés sont des femmes. Des personnes qui ont une formation en éducation spécialisée ou en psychologie principalement.

Le directeur général du centre, Guy Lemieux, est bien conscient que les services qui y sont offerts sont méconnus d'une grande partie de la population. « C'est pour cela que nous organisons des portes ouvertes le 14 mai prochain, annonce-t-il à MOBILES. Dès 13 heures, les gens pourront visiter les lieux, poser des questions, et nous poursuivons l'activité jusqu'à 20 heures le soir, question d'accommoder les gens qui travaillent le jour ».

Mais la naissance de ce nouveau centre ne s'est pas faite sans embûche. Guy Lemieux raconte : « Lorsque nous entrons dans le domaine de la construction, il y a plein d'imprévus et parfois de mauvaises surprises. La médaille d'or revient à un poteau d'Hydro Québec qu'il fallait déplacer, ce qui a retardé les travaux de deux mois ».

Deux principaux champs d'activités

Photo: PHF. Peu importe, l'attente valait le coup. L'édifice de deux étages a une superficie de 5 500 pieds carrés et est évalué à environ 800 000$. Au premier étage, on retrouve des salles communes dont une qui est muni d'ordinateurs. Le deuxième étage est plutôt réservé aux bureaux administratifs.

Ce qui est appelé « le Centre de jour » favorise les relations interpersonnelles et propose diverses activités d'apprentissage. À chaque mois, un calendrier des activités est affiché. Des sorties à l'extérieur sont également prévues. Par exemple, pour le mois de mai, on propose l'aménagement d'un potager collectif au jardin communautaire de la rue Girouard.

Le deuxième volet des champs d'activités est appelé « suivi d'intensité variable ». Il s'agit d'activités de soutien, de réadaptation et d'intégration sociale offertes principalement dans le milieu de vie de la personne. Ce support permet à celle-ci de bénéficier d'un accompagnement spécialisé qui varie en intensité et en fréquence selon les besoins.

En vertu d'une entente avec le CSSS Richelieu-Yamaska, les bénéficiaires sont référés soit par les CLSC, les organismes communautaires, les médecins et parfois la personne se présente d'elle-même.

Un peu d'histoire

Si le Centre psychosocial Richelieu-Yamaska gère aujourd'hui un budget d'environ un million de dollars, les débuts furent beaucoup plus modestes. Ghislain Lemonde, adjoint à la direction, prépare justement un historique des groupes communautaires en santé mentale de Saint-Hyacinthe.

D'abord il faut savoir que le Centre psychosocial n'a pas toujours porté ce nom. Au départ, en 1984, on parlait plutôt de l'Élan-Demain dont les locaux ont longtemps été situés sur l'avenue Sainte-Anne. Enfin, jusqu'au déménagement en octobre dernier. Au fil des ans, on a ouvert un service à Acton Vale et à Beloeil.

À l'origine, l'Élan-Demain a été créé par la Maison alternative de développement humain (MADH) afin de désengorger son service. MADH avait justement été créé pour offrir un support aux personnes vivant des problématiques en santé mentale. « L'organisme est né grâce au travail de trois employés du centre hospitalier Honoré-Mercier qui œuvraient en psychiatrie et qui constataient l'absence de suivi adéquat après l'hospitalisation » explique Ghislain Lemonde.

MADH a donné le ton, peut-on dire, puisque plusieurs ressources en santé mentale ont vu le jour par la suite. Actuellement, on compte sept organismes communautaires, à Saint-Hyacinthe, qui sont en lien avec la santé mentale.

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Portes ouvertes

14 mai 2015

de 13h à 20h

Centre psychosocial Richelieu-Yamaska

2090 rue Dessaulles, Saint-Hyacinthe

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  • Re: Un Centre psychosocial tout neuf !

    Je me posais justement la question suivante : est-ce que cette ressource appartient au CSSSRY?

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