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Une chaîne humaine autour du CPE L’Amibulle pour réclamer l’annulation des coupures de 120 M$

la Rédaction

À l’instar de centaines de Centres de la petite enfance au Québec, plus de 60 personnes, parents, enfants et employés du CPE L’Amibulle se sont réunis pour former une chaîne humaine autour de l’installation des Moissons afin de dénoncer les coupures de 120 M$ annoncées par le gouvernement, et réclamer leur annulation. Les enfants qui ont participé à cette chaîne humaine étaient tous accompagnés de leurs parents où le faisaient avec l’accord de ces derniers.

Depuis 2006, les Centres de la petite enfance (CPE) ont subi des compressions de plus de 400 M$. Malgré ces restrictions budgétaires, les CPE du Québec avaient réussi jusque-là à maintenir la qualité des services, entre autres, en créant une coopérative centralisée d’achats et en augmentant le nombre d’installations sous la responsabilité d’une seule corporation à but non lucratif (ou CPE).

Les parents administrateurs du CPE L’Amibulle sont très inquiets quant aux effets qu’amènerait l’application des coupures annoncées sur la qualité des services. « En plus d’augmenter le coût des services de garde pour de nombreux parents dont le revenu familial n’en fait pas des familles riches, le gouvernement s’apprête à sabrer dans le financement des services de garde. Jusqu’à maintenant, L’Amibulle a réussi à préserver la qualité de ses services, mais cette fois-ci, les coupures auraient des impacts trop importants et ce sont nos enfants qui en subiraient les conséquences. Les parents vont donc perdre sur les deux tableaux », s’est indigné Éric Devost, président du conseil d’administration du CPE L’Amibulle.

Employée du CPE L’Amibulle depuis 1991, la directrice générale, Diane Delisle, connait bien le réseau des CPE du Québec. Elle a été témoin de sa naissance avec des ressources minimales et de son développement, parfois au prix d’efforts considérables de celles et ceux qui y ont cru et qui l’ont bâti. Elle lui reconnait plusieurs atouts : il est engagé, fier de sa mission, créatif, débrouillard et très estimé de ceux qui l’utilisent. La seule pensée que le réseau des CPE soit obligé de revenir au même genre de conditions qui prévalaient à ses débuts la consterne.

« Nos représentants, à l’Association québécoise des CPE, ont fait des propositions constructives depuis plusieurs années pour en faire encore plus avec moins. Elles ont donné lieu, en décembre 2013, au rapport Boisvert, un rapport rapidement tabletté par le gouvernement actuel dès leur arrivée au pouvoir », a-t-elle déploré. « Le gouvernement s’acharne sur un système qui fonctionne très bien, un système qui fait l’envie de nos voisins et qui enrichit le Québec, comme certains de nos meilleurs économistes l’ont démontré. Mais ça n’a pas l’air d’avoir beaucoup d’importance pour lui. Un seul exemple : à L’Amibulle, on réussit à offrir un dîner et deux collations de qualité pour 2,32 $ par jour par enfant, mais le gouvernement trouve que c’est encore trop cher. Ce qu’il nous demande de faire n’a aucun bon sens. Il faut que le gouvernement annule ces coupures! », a conclu Diane Delisle.

Le CPE L’Amibulle accueille 125 enfants dans deux installations, l’installation des Semailles et l’installation des Moissons, inaugurée en 2007 et destinée à offrir des services de garde pour les étudiants de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe qui font un retour aux études. Le CPE accueille également plusieurs enfants à besoins particuliers qui nécessitent un encadrement plus important. La Garderie L’Amibulle inc. a été fondée en 1985. En 1997, à la suite de l’adoption de la loi créant le réseau des Centres de la petite enfance (CPE), elle devient le Centre de la petite enfance L'Amibulle.

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