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Chapeau, les femmes!

Paul-Henri Frenière

Avant d’entrer dans le mois de février, je me permets de jeter un dernier regard sur 2021. L’une des choses que j’ai particulièrement remarquée, c’est la résilience des femmes. Bien sûr, il y a les infirmières, les préposées, les enseignantes et toutes ces mères qui tiennent le coup dans l’adversité. Et il y a aussi celles qui, par leur vision et leur intelligence, donnent espoir en l’avenir.

Plusieurs médecins et spécialistes de la santé se sont exprimés au cours de l’année. Les médias faisaient appel à eux – et à elles – pour comprendre un peu mieux l’évolution de ce virus et de ses maudits variants. L’une de celles qui s’est démarquée dans ce flot d’informations est, à mon avis, la microbiologiste et infectiologue Caroline Quach.

Cette pédiatre de l’hôpital Sainte-Justine savait employer des termes clairs et précis, sans être alarmiste ni jovialiste. Ses interventions ont été fréquemment sollicitées tant à la radio et à la télévision que dans les journaux. Chaque fois, c’était apprécié.

Une autre scientifique que l’on a vue et entendue souvent au cours des derniers mois, c’est l’ingénieure en aérospatiale Farah Alibay. Des émissions de fin d’année – notamment, En direct de l’univers – lui ont réservé une place de choix. On la reconnaissait facilement avec sa longue chevelure noire et rouge. Cette Québécoise, qui a grandi à Joliette, est littéralement devenue une « star » en pilotant, pour la NASA, le rover Perseverance sur la planète Mars.

Toujours dans le domaine des sciences, on a moins entendu parler de Nathalie Ouellette, mais son parcours est néanmoins remarquable. Cette astrophysicienne spécialiste des exoplanètes est la coordonnatrice scientifique pour le tout nouveau télescope James Webb qui a pris son envol le 25 décembre. Elle espère que l’on pourra ainsi découvrir la présence de vie sur une planète lointaine.

Voilà trois femmes qui ont probablement inspiré des jeunes filles à poursuivre des études en sciences.

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D’autres femmes ont plutôt choisi la politique. Selon les données du gouvernement du Québec, pas moins de 2 883 femmes ont été élues à la suite des élections municipales de novembre 2021. La représentation féminine totale, au sein des conseils municipaux, a donc augmenté à 36,4 %, soit 4,1 points de pourcentage de plus par rapport à 2017.

On compte maintenant 41,9 % de conseils municipaux composés de façon paritaire, c’est-à-dire où la proportion de femmes se situe entre 40 % et 60 %. Ainsi, au Québec, 257 femmes sont élues à un poste de mairesse et 2 626 à un poste de conseillère.

Qu’on pense à Catherine Fournier, 29 ans, qui a été élue mairesse de Longueuil avec une éclatante majorité. Il y a aussi le cas d’Isabelle Lessard qui est devenue mairesse de la ville de Chapais à l’âge de seulement 21 ans.

À Saint-Hyacinthe, on ne pourrait passer sous silence la formation d’un nouveau parti politique fondé et dirigé par une femme : Marijo Demers. En quelques mois, elle a réussi à recruter des candidats – en majorité des candidates – pour chacun des districts, bâtir une plateforme électorale étoffée et mener une campagne dynamique avec sa troupe. Ce n’est pas rien.

Chapeau, les femmes!

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