• Culture
À Penza en Russie

Claude Millette prendra part à la 7ième édition du symposium international de sculpture

Sophie Brodeur

Le sculpteur maskoutain Claude Millette s’apprête à vivre une grande aventure en participant, en mai prochain, à la 7ième édition du symposium international de sculpture de Penza en Russie.

Plusieurs facteurs le sortiront de sa zone de confort lors de ce voyage. « Les autres fois où j’ai participé à des événements similaires, je partais moins longtemps et pas seul. En plus, étant donné que c’est en Russie, je serai en manque de repères, autant linguistiques que culturels. » Claude est le seul Québécois sur 31 participants, 17 sculpteurs et 14 peintres. « C’est un gros symposium et il n’y a qu’un seul autre artiste que je connais, un ami français que j’ai rencontré dans un autre événement international. »

Genèse du projet

C’est d’abord par le bulletin périodique de l'Association internationale de sculpture monumentale qu’il a pris connaissance de ce symposium, mais sans de prime abord y porter une attention particulière. « Puis, comme je recevais à répétition l'invitation à soumettre ma candidature par Facebook, c'est en lisant attentivement l'appel de projets que j'ai considéré l'événement comme tout à fait dans mes cordes », m’explique-t-il.

Claude a préparé deux propositions de sculptures pour le symposium dont le thème est le jeu : Arabesque I et Arabesque II qui évoquent la grâce des danseurs. Il les a ensuite soumises avec son portfolio au comité de sélection du symposium en novembre 2013. Puis, il s’est mis à douter. « Si je suis sélectionné, je vais devoir y aller! », se disait-il. C’est avec deux jours de retard sur l’horaire prévu qu’il apprend, le 12 janvier 2014, qu’il a été sélectionné par le jury du symposium parmi les 71 artistes ayant posé leur candidature.

Préparatifs

Dès lors, Claude est habité par l’enthousiasme quant à son projet. L’invitation officielle lui arrive enfin par UPS le 20 mars dernier et il met en branle, à partir de ce moment, les démarches pour obtenir son visa de séjour en Russie, préparer son itinéraire et acheter ses billets d’avion. Ses enfants lui ont offert des dictionnaires français-russe pour qu’il puisse se débrouiller là-bas. Avec l’alphabet cyrillique, rien n’est évident et, même si la prononciation est indiquée, le dépaysement est déjà palpable.

Symposium

La réalisation de son œuvre se vivra dans la nouveauté du lieu et la rencontre d’autres artistes provenant d’un peu partout sur la planète. La sculpture qui a été choisie par le jury est Arabesque I pour laquelle il a d’abord réalisé une maquette de 12 pouces, puis une maquette fidèle de 7 pieds en acier corten. À Penza, l’œuvre qu’il réalisera atteindra 14 pieds de hauteur et sera réalisée en inox.

Les œuvres de Claude sont monumentales. Occuper le territoire fait partie de son intention d’artiste. À Penza, il prendra le coin de territoire qu’on lui offre pour y inscrire, dans le lieu et l’événement, sa signature. « Il y a quelque chose d’impudique à faire de l’art monumental, m’explique Claude, mais là, je suis invité, donc je ne m’impose pas. »

Il se garde du temps après les trois semaines du symposium pour explorer le territoire russe, notamment Moscou la mythique et Saint-Pétersbourg, réputée pour sa grande beauté et son architecture exceptionnelle. Parions que le territoire et l’esprit russes inscriront, eux aussi, leur signature dans la mémoire de Claude Millette.

C'est ce que nous saurons dans la suite de cet article qui paraîtra après son retour.

Galerie

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