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La boxe, une histoire de famille chez les Seyer

Carl Vaillancourt

Si la pandémie de COVID-19 a eu pour effet d’isoler les gens à la maison, certains ont profité de l’occasion pour se découvrir une passion qui était enfouie profondément. À 24 ans, Anthony Seyer fait partie de ceux qui ont trouvé leur voie durant le confinement. Convaincu d’être à la bonne place, le Maskoutain entend suivre les traces de son père comme entraîneur du Club de boxe de Saint-Hyacinthe.

À 24 ans, Anthony Seyer fait partie de ceux qui ont trouvé leur voie durant le confinement. Convaincu d’être à la bonne place, le Maskoutain entend suivre les traces de son père comme entraîneur du Club de boxe de Saint-Hyacinthe. Photo : Gracieuseté

« Avec la pandémie, un entraîneur du Club a pris ses distances par mesure préventive pour ses proches, puis mon père avait besoin d’aide avec la gestion des entraînements. J’ai eu un déclic directement dès le début. Ça a été instantané pour moi, je savais que c’est pourquoi j’étais fait », a expliqué Anthony Seyer.

La boxe est une passion chez la famille Seyer. Entraîneur du Club de boxe de Saint-Hyacinthe depuis environ 25 ans, Marc Seyer a lui-même eu une excellente carrière chez les amateurs, livrant de nombreux combats au Québec durant les années 80. Son défunt frère Luc a été le premier athlète à s’inscrire au Club de boxe de Saint-Hyacinthe lors de sa fondation en 1979.

À l’époque, l’entraîneur était un certain Bernard Barré. Avec les années et l’expérience, ce dernier a grimpé les échelons jusqu’à l’équipe nationale, puis a convaincu son protégé de prendre les rênes du Club qu’il avait fondé il y a déjà 43 ans aujourd’hui. Les amateurs du noble art connaissent Bernard Barré pour ses apparitions à la télévision en tant qu’analyste de boxe sur la chaîne TVA Sports ainsi que son rôle de vice-président aux opérations et au recrutement au sein du Groupe Yvon Michel, un promoteur de boxe reconnu au Québec.

Retrouver la flamme

Pour Marc Seyer, voir son fils s’impliquer autant dans la progression des athlètes et organiser des galas amateurs dans leur gymnase du Centre multisports C.-A.-Gauvin, ça lui a redonné un deuxième souffle.

« Depuis quelques années, j’avais un peu perdu la flamme. Le Club n’avait pas de direction claire, puis Anthony est arrivé. Il a décidé de remonter la barre, puis sa motivation m’a permis de retrouver la flamme de mon côté. Ça nous a rapprochés avec mon fils aussi », s’est exprimé l’entraîneur de boxe du Club de Saint-Hyacinthe.

Même si Marc Seyer est encore l’entraîneur-chef, son fils prend du gallon à vitesse grand V en suivant les conseils avisés de son père. Cette transition au sein de l’institution qui a vu grandir de grands athlètes tels que Sébastien Demers, Francis St-Martin, Francis Charbonneau, Alexandre Hamel et, plus récemment, Raphaël Courchesne, est la suite logique pour les deux hommes.

« J’ai grandi dans cet environnement. Toutes ces années, je voyais mon père s’impliquer dans la boxe, mais jamais j’aurais pensé être entraîneur. J’ai fait quelques combats, mais je m’aperçois que je suis vraiment sur mon X. Mon père croit beaucoup en moi et il veut vraiment m’aider à prendre les rênes quand je serai prêt », a expliqué Anthony Seyer.

Toute la famille impliquée

Présent lors des deux derniers galas de boxe présentés au Centre multisports C.-A.-Gauvin, notre représentant du Journal Mobiles a été en mesure de constater que toute la famille est impliquée dans les activités du Club.

Sur le plan logistique, le jeune homme de 24 ans s’occupe de trouver les adversaires pour ses poulains en plus de coordonner la venue des juges et officiels avec son père. Sa mère, Kathy Lussier, et sa jeune sœur, Émy-Lee Seyer, s’occupent de la cantine et du bar pour servir les passionnés assoiffés durant la saison, puis son oncle Daniel Lussier anime le spectacle à la console comme il le fait depuis des décennies, lui qui est reconnu à Saint-Hyacinthe dans ce volet.

Une compétition provinciale comme prochaine étape

Avec une relève bien garnie de jeunes boxeurs prometteurs, Anthony Seyer a les yeux grands quand vient le temps de parler d’avenir pour le Club de boxe qu’il codirige avec son père.  Même s’il ne veut pas brûler les étapes, il songe sérieusement à tenir une compétition de niveau provincial d’ici deux ans. Après une autre année de compétition et de rodage à l’interne, il pense que ce sera le moment d’accueillir les Gants de bronze, les Gants d’argent ou même les Gants dorés.

« Nous voulons prendre notre temps à bien faire les choses, mais c’est certain que c’est un désir réel d’amener un gros événement de boxe à Saint-Hyacinthe. La culture de la boxe est bien développée dans la région », a-t-il mentionné lors de l’entrevue avec le Journal Mobiles.

À l’époque du défunt Hôtel des Seigneurs, une tradition s’était installée avec la présentation des Championnats canadiens de boxe amateur. La plus grande compétition de niveau national avait été présentée à Saint-Hyacinthe à plusieurs reprises. Avant de retourner au sommet des événements à l’échelle canadienne, la mise en place d’un tournoi de boxe amateur à plus petite échelle sera un premier test pour l’équipe maskoutaine.

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