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GAZ DE SCHISTE

Trois députés du PQ pour le moratoire

la Rédaction

Les députés de Saint-Hyacinthe, Verchères et Richelieu, Émilien Pelletier, Stéphane Bergeron et Sylvain Simard, en ont plus qu’assez de l’attitude du gouvernement de Jean Charest à l’égard des inquiétudes parfaitement légitimes de leurs concitoyens relativement à l’exploitation des gaz de schiste.

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Les députés Stéphane Bergeron, Sylvain Simard et Émilien Pelletier.

À l’issue du débat sur la motion de leur collègue de Vachon, Martine Ouellet, défaite par la majorité libérale récemment, et qui réclamait un moratoire complet et immédiat sur la question, ils ont estimé que les Québécois n’avaient plus rien à espérer avant le déclenchement des élections.

« Les citoyens, les citoyennes et les organismes du milieu de la protection de l’environnement qui se sont mobilisés en très grand nombre pour manifester leur désaccord avec l’exploration, l’exploitation et la fracturation hydraulique des gaz de schiste doivent savoir que nous sommes avec eux, a déclaré Émilien Pelletier, député de Saint-Hyacinthe. Sous un gouvernement du Parti québécois, ce sera un moratoire complet jusqu’à l’adoption d’une loi-cadre sur les hydrocarbures. C’est notre position depuis 2010 et elle ne changera pas. »

Des apparitions sauvages

« Dans ma circonscription, comme dans celle d’Émilien ou celle de Stéphane, a poursuivi Sylvain Simard, député de Richelieu, les gazières ont procédé à des forages souvent sans certificat d’autorisation et presque toujours sans que la population n’en soit préalablement avisée. Les camions et les plateformes de forage ont fait sauvagement leur apparition dans le paysage provoquant inquiétudes, désagréments et, dans certains cas, atteintes à l’environnement. »

Les députés Pelletier, Bergeron et Simard ont salué la détermination des citoyens de leurs circonscriptions à protéger leur territoire et à réclamer voix au chapitre. « Au Québec, les ressources naturelles ne doivent pas profiter aux seules minières, gazières ou pétrolières, elles doivent être exploitées au profit de l’ensemble des Québécois et dans le respect absolu de l’environnement et de la santé des gens. Le principe d’acceptabilité sociale doit d’autre part présider aux décisions que le gouvernement prend en la matière. Il faut un temps d’arrêt. Le gaz ne disparaîtra pas du sous-sol pendant que nous convenons de la meilleure façon d’agir » a conclu Stéphane Bergeron, député de Verchères.

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Source : Ministère des Ressources naturelles et de la Faune.

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  • Re: Trois députés du PQ pour le moratoire

    En fait nous devons aller plus loin je crois, laisser de coté ce genre d’énergie fossile pour aller vers une économie verte, d’énergies propres et écologiques. Un pays du Québec résolument tourné vers l’avenir pour les futures générations.

    Richard Gingras
    Québec solidaire Saint-Hyacinthe

     

  • Re: Trois députés du PQ pour le moratoire c'est pas assez!

    On doit remettre en question l’idée même d’une loi-cadre sur les hydrocarbures. Il existe suffisamment de substituts à ce type d’énergie fossile pour qu’un
    ré-enlignement de notre stratégie énergétique fasse l’objet d’un nouveau pacte sociale. Celles et ceux qui ont vu le film « Chercher le courant » comprennent même l’urgence de se positionner sur le chantier de La Romaine !

    La lutte afin d’obtenir un moratoire est devenu un puissant symbole que bien des gens sont rendus plus loin que la prise de position du Parti québécois. Dans la prochaine campagne, il faudra faire avancer l’idée qu’un Québec souverain sera « Un Québec pour tout le monde ! » Le prochain gouvernement devra aller beaucoup plus loin qu’un moratoire sur le gaz de schiste en matière énergétique

     

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