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La Vie La Vie Comptoir santé : un combat d’une vie

Anne-Marie Luca

La Vie La Vie Comptoir Santé, qui a pignon sur rue au centre-ville de Saint-Hyacinthe, est plus qu’un simple commerce alimentaire. C’est le résultat du combat de son propriétaire, Joe Omobono, diagnostiqué il y a dix ans d’un cancer colorectal de stade 4.

La Vie La Vie Comptoir Santé, qui a pignon sur rue au centre-ville de Saint-Hyacinthe, est plus qu’un simple commerce alimentaire. C’est le résultat du combat de son propriétaire, Joe Omobono, diagnostiqué il y a dix ans d’un cancer colorectal de stade 4. Photo : Nicolas Humbert Le restaurant aux allures rustiques de l’avenue Saint-Simon propose depuis huit mois des produits santé végétaliens, végétariens, crudivores et paléo : saucisses, salades, repas rapides, frappés aux fruits, etc. Depuis l’ouverture, Joe Omobono, ancien sommelier, travaille d’arrache-pied pour faire rouler son commerce bâti de ses propres mains. Mais le concept du bistro, il y réfléchit depuis sept ans.

Quelque temps après avoir survécu au cancer, les médecins lui ont annoncé qu’en plus de perdre certains de ses organes, ses chances d’atteindre son quarantième anniversaire étaient maigres. « J’avais subi trop de radiations. C’est à ce moment que j’ai décidé de bien m’alimenter », raconte l’homme qui aura 41 ans cette année.

Le natif de Boucherville a alors exploré, sous forme d’essai-erreur, les limites de son corps en testant les aliments. Il a même suivi, pendant plusieurs mois, une diète uniquement à base de pousses. « J’avais tout le temps faim au début, mais le corps s’adapte », explique-t-il.

Sans prétendre qu’une saine alimentation peut guérir, M. Omobono croit qu’elle peut toutefois permettre d’atténuer les symptômes d’une maladie auto-immune.

Aujourd’hui, derrière le comptoir de son bistro, il transmet ses connaissances et conseille sa clientèle. La Vie La Vie Comptoir Santé attire autant les gens qui suivent une diète que ceux qui mangent de tout. Et ce sont ces derniers que Joe Omobono préfère servir. « Je suis fier de pouvoir nourrir des clients curieux de découvrir autre chose », dit-il en souriant.

Fondation

Joe Omobono était déjà prédisposé à être touché par ce cancer. Il a vécu de 11 à 30 ans avec la maladie auto-immune coite ulcéreuse. Mais la médication n’avait jamais réussi à le stabiliser, et les notions d’alimentation et de diététique n’étaient pas développées à l’époque. « J’étais tout le temps en rechute », se souvient-il.

Le propriétaire du bistro a créé, en 2009, le Fonds Joe Omobono, affilié à la Fondation Hôpital Pierre-Boucher, afin de sensibiliser, promouvoir et mettre en place des infrastructures nécessaires à la prévention, au dépistage précoce et au traitement du cancer colorectal.

Il a ajouté, trois ans plus tard, le nom de Julien Ferrari pour souligner la mémoire de l’homme de 32 ans, décédé du cancer.

Bien qu’il soit encore à risque, la maladie n’a jamais empêché M. Omobono de relever des défis. « Je suis un gars qui a de la volonté, je me suis battu et j’ai gagné chaque moment. Je n’abandonne pas. »

Pour faire un don : fondationhpb.org/fonds-joe-omobono.asp

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  • Woww

    Je vais à vote resto ce samedi.

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