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Grève étudiante

Le cégep de Saint-Hyacinthe renonce à un retour en classe forcé

Par webmestre

Ce matin, 16 avril, le cégep de Saint-Hyacinthe a émis un communiqué par l’entremise de son portail Omnivox annonçant aux étudiants que la direction attendra « quelques jours avant de statuer en ce qui a trait à une reprise des cours », invoquant la sécurité du personnel, des étudiants et des biens ainsi que le « maintien de saines relations » dans son établissement.

L’énigme entourant d’éventuelles négociations entre les diverses associations étudiantes et le gouvernement, doublée du résultat de la controversée consultation électronique, font partie des éléments qui ont influencé la décision de l’administration de ne pas forcer un retour en classe. Même si de possibles négociations se trament à l’horizon, la direction déplore que « le gouvernement et les étudiants n’aient pas encore trouvé de terrain d’entente après plusieurs semaines de [grève]. »

Par ailleurs, le cégep mise sur une participation massive des étudiants lors de la prochaine assemblée générale du 19 avril, à 12 h 30, pour qu’un retour en classe s’effectue le plus rapidement possible. Estimant que la session est rendue à un « point critique », la direction invite chaque étudiant à exercer son droit auprès de l’association étudiante, le Rregroupement des Étudiants et Étudiantes du Cégep de Saint-Hyacinthe (RÉÉCSH). Le cégep offrira également des mesures de soutien qui seront effectives dans les prochains jours. Notamment de l’aide psychosociale, des conseils pour le cheminement scolaire et de l’aide financière.

Controverse à propos de l’injonction et de la consultation électronique

Le cégep a également tenu à éclaircir certains aspects qui ont suscité la controverse à la suite de la nouvelle parue dans les médias sur l’injonction de la FECQ contre le cégep de Saint-Hyacinthe.

La direction se dit vouloir clarifier que « l’objectif de cette consultation [était] de connaître l’opinion de tous les étudiants » quant à une reprise des cours. Cette consultation n’avait d’autre but que « d’alimenter [la] réflexion » pour faciliter et stimuler une décision sur la crise actuelle. Pour le corps administratif du cégep, « il n’a jamais été question d’utiliser résultats de cette consultation à d’autres fins. »

Des mises au point quant à l’injonction ont aussi été apportées. Le cégep a voulu préciser que le demande d’injonction serait venue du RÉÉCSH, et non de la FECQ comme plusieurs médias l’avaient annoncé hier matin. D’autre part, le cégep n’a pas jugé souhaitable de s’engager dans une « judiciarisation » afin de « maintenir des relations harmonieuses » avec l’association étudiante. Pour cette raison, l’administration aurait conclu une entente avec le RÉÉCSH afin que la demande d’annulation de la consultation soit retirée.

Donc, selon le cégep, l’injonction ordonnerait le secret des résultats de la consultation électronique et la destruction des résultats individualisés. Les résultats colligés pourront être conservés, mais ils devront être sous scellé et n’être accessibles qu’aux membres du comité de régie du cégep de Saint-Hyacinthe.

Cette déclaration émise par communiqué donne suite à des déclarations du RÉÉCSH jugeant que la « démarche adoptée par la direction est une sérieuse atteinte à [son] monopole de représentation en tant que regroupement étudiant » et que « l’utilisation du portail ne permet en aucun cas la confidentialité ni la légitimité d’un vote et/ou une consultation. » Le RÉÉCSH estime également que la direction tente de « renverser la décision prise démocratiquement par les étudiants » et qu’elle bafoue la signature de l’entente de grève.

 

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